A Avignon, François Hollande veut démocratiser la culture
Malgré les difficultés budgétaires, qui imposent des limites, il faut démocratiser la culture. C'est en substance le message que François Hollande est venu délivrer, dimanche 15 juillet 2012, au Festival d'Avignon, qui célèbre cette année le centenaire de la naissance de son fondateur Jean Vilar. Le chef de l'Etat est venu voir du théâtre, mais pas seulement.
Avec notre envoyé spécial à Avignon, Pascal Paradou
François Hollande n’a pas assisté au spectacle le plus réussi ni le plus original du Festival d’Avignon, mais peut-être a-t-il réfléchi à la question de la fabrication du personnage : qu’est-ce qu’un président normal ?
Car la pièce de Pirandello est une réflexion sur le rôle des acteurs, de l’incarnation et du personnage. A Avignon, le président est revenu, un an après, sur les traces du candidat, ne négligeant personne : ni les 8 000 professionnels du Off, ni les représentants du In, avec cette représentation à laquelle il a assisté dans le très beau cloître des Carmes.
François Hollande a tenu a saluer la mémoire de Jean Vilar, le fondateur du festival, inventeur de la notion de « théâtre populaire ». On célèbre cette année le centenaire de sa naissance.
François Hollande voulait aussi reprendre le fil tissé par François Mitterrand, dernier président en date venu au festival en 1981 et en 1989. « Nous vous attendions », lui ont dit de nombreux artistes. Il est venu affirmer son engagement en faveur de la culture.
Fidèle à lui-même, le chef de l’Etat n’a fait aucune annonce spécifique, mais sa présence avait la force du symbole, sans compter les 23,5 millions d'euros gelés par le gouvernement précédent, et débloqués pour 2012 par la nouvelle ministre de la Culture.
Cela a suffi pour faire de François Hollande le visiteur le plus applaudi de cette journée très mise en scène.

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