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Article publié le : mardi 24 juillet 2012 à 14:50 - Dernière modification le : mardi 24 juillet 2012 à 15:09

Discours de François Hollande sur le Vél d'Hiv: la polémique ne faiblit pas

François Hollande a commémoré le souvenir de la rafle du Vél d'Hiv, le 22 juillet, à Paris.
François Hollande a commémoré le souvenir de la rafle du Vél d'Hiv, le 22 juillet, à Paris.
REUTERS/Jacques Brinon/Pool

Par RFI

Le débat sur l'histoire se poursuit, après les déclarations dimanche du président français François Hollande sur la rafle du Vél d'Hiv, en juillet 1942. « Un crime commis en France par la France », avait dit le chef de l'Etat, au sujet de la plus grande arrestation de juifs opérée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Les jours passent, les réactions continuent d'arriver, et la question ne semble pas réglée.

En reconnaissant la responsabilité de la France, François Hollande s'inscrit dans la lignée de l'ancien président Jacques Chirac, qui avait été le premier en 1995 à le dire ouvertement.

Le chef de l'Etat,  avec des mots forts, s'est clairement démarqué de François Mitterrand ou du général de Gaulle, en admettant la responsabilité historique de la France dans la rafle du Vél d'Hiv en juillet 1942. « Un crime commis en France par la France », a-t-il prononcé dans son discours. Chirac avait parlé de « l'Etat français ».

Depuis, la polémique a enflé. Henri Guaino, l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, s'est dit « scandalisé » par les propos de François Hollande. « Ma France, indique le député UMP des Yvelines, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres. »

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), se dit en désaccord avec le discours du chef de l'Etat. Pour lui, dire que la rafle du Vél d'Hiv a été commise par la France revient à « faire comme si Pétain était la France ».

Enfin, Bruno Le Maire, député UMP de l 'Eure et ancien ministre, parle lui de « maladresse » de « confondre l'Etat français et la France ». Car la France, pour lui, « inclut aussi ceux qui ont dit non, ceux qui ont résisté ».

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(2) Réactions

l' ETAT FRANCAIS, UN ETAT SANS DOMICILE

A propos de la Rafle du Vélodrome d'Hiver, ne confondons pas l'Etat Français et la France. Sous l'Ancien Régime, l'on avait coutume de dire, le Roi de France ne meurt pas en France. Il semble que l'Etat n'y ait point davantage son domicile. Alors les crimes de Vichy ne furent que Vichyssois, non français! Le gouvernement de Vichy était censément un électron libre, il ne doit l'existence à aucune volonté des citoyens, qui tous se trouvèrent incontinent devoir obéir à des Marsiens!

ETAT Français

Pierre Doyen, vous avez intégralement raison tant sur le plan juridique, que sur les plans ethique, politique. Hollande aurait pu ajouter dans une confusion identique et aussi aberrante que lui aussi était la France.

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