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    France

    Facebook, Twitter : pourquoi tant de «j’aime»?!

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    La prépondérance des réseaux sociaux dans la vie de tous les jours entrainent une nouvelle façon de vivre qui peut questionner. Quand certains décident de décrocher, annonçant la fin de leur abonnement sur Twitter ou Facebook, d’autres se comportent comme de véritables accros aux réseaux sociaux à un point tel que leur comportement inquiète. Seriez-vous accro ou au bord de décrocher ?

    Twitter a atteint le demi-milliard d’utilisateurs fin juin, dont plus de 140 millions de comptes uniquement aux Etats-Unis d'après Semiocast. Au Brésil depuis le début de l’année, le réseau aux 140 signes a connu une croissance de plus de 23% du nombre d’utilisateurs, toujours selon Semiocast. On peut réellement parler d’une folie des réseaux sociaux - Facebook, Twitter, Pinterest... - qui n’a de cesse de transformer les gens en connectés permanents, voire accros. Chez les grands de ce monde également les 140 signes prennent une importance diplomatique. Les tweets des chefs d’Etat comme des diplomates redoublent d’intensité. Et pour les JO certaines mesures concernant les réseaux sociaux sont même devenues troublantes. Un phénomène inquiétant ?

    « Ils ne sont pas dans l'instant, ils sont dans le " regardez-moi vivre " »
     
    Il faut dire qu’à la terrasse d’un café ou autour d’une table on ne peut que s’étonner de certains comportements. On se retrouve souvent à discuter avec quelqu’un qui regarde un écran, la tête ailleurs. On voit ces employés, à peine extraits de leur écran de bureau, errer vers le restaurant d’entreprise les yeux rivés sur leur iPhone. A table les conversations ne sont plus rythmées par des blancs inspirants mais le plus souvent par des pauses téléphone mobile. Et à chaque fois cette activité semble importante, mais l’est-elle vraiment ? Et quand on n’a rien à se dire, autant faire une photo du plat puis le partager sur Instagram à ses abonnés. Voyons, est-ce bien aimable ? Un restaurateur explique dans un article du Monde : « Ils ne sont pas dans l'instant, ils sont dans le " regardez-moi vivre " » à propos des paparazzis des assiettes. « Ils ne sont chez moi que pour la résonance que cela aura sur Twitter ou Facebook. Ils passent leur repas à répondre aux commentaires. Ils n'écoutent pas le serveur. La table est morte... » Cruel constat qui amène à s’interroger : la planète Twitter et celle des réseaux sociaux en global n’est-elle pas au bord de la surchauffe ?
     
    « Se faire sonner, c’est bon pour les domestiques », Sacha Guitry
     
    De fait, certains prennent des mesures radicales et se disent que pour enfin « vivre » il vaut mieux tout arrêter ! S’agirait-il d’un dernier snobisme à la Sacha Guitry qui disait au sujet du téléphone avec sa causticité légendaire : « Se faire sonner, c’est bon pour les domestiques ». On est en droit de se dire qu’il n’avait pas forcément tort tant les accros de Facebook ressemblent parfois à des esclaves 2.0, accrochés à leur Messenger, leur chargeur en quête d’une prise électrique ou à un réseau wifi instable… La cure de Digital Detox semble à conseiller.
     
    Dans la Silicon Valley, on craint vraiment l’addiction
     
    On peut vraiment parler de drogue et le phénomène est pris au sérieux outre-Atlantique. Notamment dans la Silicon Valley, où l’on craint vraiment l’addiction. Car la question pour les réseaux sociaux n’est plus maintenant d’en être ou pas, mais à quel degré d’intensité ? Et d’étranges refrains résonnent aux oreilles, comme des signaux d’alarme. « Tu n’as pas mis " j’aime " sur mon dernier post Facebook ? », « Tu n’as pas retweeté mon dernier tweet ? »... La première étape du programme des Alcooliques anonymes semble nous résumer la situation dans laquelle de nombreuses personnes se trouvent en ce moment. Il suffit juste de changer alcool par réseaux sociaux, Facebook ou Twitter, à vous de choisir et l’effet est étonnant. Votre serviteur a choisi et ce sera : « Nous avons admis que nous étions impuissants devant Twitter - que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. » A méditer…

     

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