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Article publié le : vendredi 17 août 2012 à 21:21 - Dernière modification le : samedi 18 août 2012 à 07:50

À Amiens, le bilan est lourd après les émeutes

Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, en visite à Amiens après les violences, le 14 août 2012.
Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, en visite à Amiens après les violences, le 14 août 2012.
REUTERS/Pascal Rossignol

Par RFI

À Amiens, dans le nord de la France, après les violences de la nuit du 13 août, c'est l'heure des comptes. La ville, comme les habitants des quartiers qui se sont embrasés en début de semaine, est en train de mesurer les dégâts. Ils sont particulièrement importants pour cette ville de 25 000 habitants, dont les quartiers nord se réveillent régulièrement depuis trente ans.

Les experts ne sont pas encore tous passés mais Gilles Demailly, le maire PS d'Amiens, sait déjà que la facture sera salée. Plusieurs millions d'euros, probablement six, sachant qu'il faudra reconstruire une salle de musculation, une école peut-être entièrement, et qu'il faudra aussi renouveler une partie du mobilier urbain.

Les quartiers nord s'étant déjà embrasés par le passé, les bâtiments communaux sont très bien assurés mais les compagnies concernées vont devoir forcément se tourner à leur tour vers l'Etat. Et là, c'est la solidarité nationale qui va jouer, piochant indirectement dans le portefeuille de tous les Français.

Dans les rues où les affrontements ont été les plus violents, les particuliers n'ont pas été épargnés : plusieurs voitures ont été incendiées, les vitres de nombreux appartements ont volé en éclats, certains poteaux électriques ont été arrachés. Du coup, la mairie fait de son mieux pour effacer toute trace des événements récents et pour rassurer les habitants. Les voitures brûlées ont été enlevées gratuitement et les bailleurs sociaux sont sous pression, la consigne étant de réparer tout ce qui peut l'être en toute urgence.

Rétablir la sécurité républicaine et continuer à développer Amiens et ses environs, c'est le crédo du maire, qui s'apprête à recevoir François Lamy, le ministre de la Ville, dans les jours qui viennent.

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