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France Jean-Marc Ayrault Questions sociales

Jean-Marc Ayrault convoque une réunion interministérielle sur les Roms

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Le nouveau gouvernement est très attendu sur sa politique envers les Roms. A gauche, les critiques fusent contre les récents démantèlements de campements et les expulsions de Roms. La Commission européenne a pour sa part remis la France sous surveillance pour s’assurer que les autorités ne procèdent pas à des mesures arbitraires. Alors que la polémique enfle, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault convoque ce mercredi 22 août 2012 une réunion interministérielle sur les Roms qui réunira, entre autres, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et la ministre du Logement, Cécile Duflot. C'est le moment donc, pour le gouvernement, de s'attaquer à plusieurs chantiers.

L’indécence, c’est qu’il y a des campements de Roms avec des gens qui vivent dans des conditions épouvantables.
Manuel Valls, ministre français de l'Intérieur

Il y a urgence : les familles roms vivent en grande partie dans des bidonvilles insalubres, dans une pauvreté extrême. Et lorsque ces campements sont démantelés pour des raisons de sécurité, les familles évacuées se retrouvent le plus souvent dans la rue, sans propositions d’accompagnement, malgré les promesses en ce sens du candidat François Hollande.

Face aux nombreuses critiques, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a souligné son intention de mener une politique de fermeté : « L’indécence, c’est qu’il y a des campements de Roms avec des gens qui vivent dans des conditions épouvantables. Quand les décisions de justice sont prises, elles doivent fermement s’appliquer. Et avec moi, la loi s’applique partout et fermement. On ne peut pas demander le respect de la loi quand il y a des violences urbaines et ne pas la mettre en œuvre quand il s’agit de campements où vivent des populations dans des situations tout à fait insupportables. Par ailleurs, les expériences d’hébergement, d’insertion doivent être menées. Je veux rappeler aussi quelles sont les obligations des pays qui sont directement concernés par ces populations. »

Lutte contre la précarité, accès à l’emploi, au logement, aux soins et à l’école

De nombreuses questions seront abordées lors de cette réunion interministérielle. Les associations de défense des Roms qui travaillent depuis longtemps sur ces dossiers seront entendues, elles aussi, par Jean-Marc Ayrault.

Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l'homme et membre du collectif Romeurope, fait partie de la délégation à Matignon. Pour lui, la première revendication concerne l’accès à l’emploi : « Nous attendons la levée des mesures transitoires qui freinent aujourd’hui l’accès à l’emploi des ressortissants roumains et bulgares. Ils sont frappés de discriminations puisqu’un Hongrois ou un Polonais peut librement travailler en France, alors qu’aujourd’hui un Roumain ou un Bulgare doit passer par des procédures particulières : une taxe pour l’employeur qui voudrait l’embaucher, des délais administratifs qui sont en pratique de six à neuf mois pour accéder à l’emploi, et une liste des métiers qui est limitative, avec des difficultés d’équivalence de diplôme et autres. »

Pour Malik Salemkour, l’intégration passe forcément par l’accès à l’emploi, donc à des ressources qui permettront à leur tour de trouver un logement et de pouvoir scolariser les enfants.

L’aide au retour, constat d’un échec

Les associations souhaitent aussi voir supprimer le dispositif d'aide au retour, à savoir 300 euros par adulte, censés aider les Roms à rentrer dans leur pays d’origine et s'y intégrer. Ce dispositif a en grande partie échoué puisque de nombreux bénéficiaires sont revenus en France.

On a compris que la question (des Roms ) ne se résumait pas seulement à une question de sécurité...
Edouard Donnelly Président de l'association Hors la Rue. 11/10/2013 - par Christine Siebert écouter

Pour Laurent El Ghozi, membre fondateur de Romeurope et, lui aussi, membre de la délégation à Matignon, l’aide au retour est un non sens : « Il n’y a pas de raison d’avoir une aide au retour. La justification de l’aide au retour humanitaire était la suivante : on ne veut pas de Roms sur le territoire, parce qu’ils vivent dans des bidonvilles dans des conditions épouvantables, ils sont susceptibles d’être des délinquants. Mais pourquoi ils vivent comme ça ? Parce qu’on leur interdit de travailler. Donc : prenons les choses à l’envers et donnons leur la possibilité de s’intégrer. Ceux qui veulent s’intégrer travailleront, ceux qui ne veulent pas s’intégrer retourneront chez eux. Mais traitons-les comme les Italiens, les Polonais, les Espagnols ou les autres Européens. A ce moment là, la question de l’aide au retour humanitaire n’aura plus aucune raison d’être. »

Même si les chantiers à aborder sont nombreux et complexes, les associations se montrent confiantes. Pour une fois, elles ont l'impression d'être face à une vraie volonté politique d'aider les populations roms à s'intégrer.

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