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Article publié le : jeudi 23 août 2012 à 18:37 - Dernière modification le : jeudi 23 août 2012 à 18:40

Crise oblige, le gouvernement français revoit ses plans de rentrée à la baisse

Jean-Marc Ayrault à l'Elysée, le 22 août 2012.
Jean-Marc Ayrault à l'Elysée, le 22 août 2012.
REUTERS/Vincent Kessler

Par RFI

Mercredi 22 août, à l'occasion du Conseil des ministres de rentrée, Jean-Marc Ayrault s'est montré volontariste en matière d'action gouvernementale. Hausse du plafond du livret A, maîtrise du prix des carburants, emplois d'avenir : le Premier ministre français est revenu sur les mesures qui seront prochainement prises pour améliorer le quotidien des Français. Bémol : chacune de ces promesses de campagne de François Hollande a été revue à la baisse.

Malgré toute la bonne volonté de s'en tenir aux engagements de l'ex-candidat devenu président, le gouvernement français se heurte à la réalité d'une marge de manœuvre bien limitée. Résultat : les promesses du candidat Hollande prennent quelques coups de canif au moment de leur mise en chantier.

Par exemple, l'augmentation du plafond du livret A sera de 25%. Mais lors de sa campagne, l'actuel chef de l'Etat avait promis que le plafond du placement d'épargne préféré des Français serait « doublé ».

Autre mesure revue à la baisse : le gel du prix des carburants pendant trois mois. Plus question désormais de « bloquer » les prix à la pompe, mais seulement de diminuer la taxe sur les carburants. Une baisse « modeste et provisoire », a insisté le Premier ministre.

L'agenda du changement fixé par François Hollande est donc confronté à une situation de crise, avec une croissance française peu dynamique. Alors que les 60 engagements de campagne du socialiste reposent sur un budget qui table sur une croissance économique de 1,2% en 2013, les experts et le Fonds monétaire international (FMI) misent, eux, sur une croissance allant plutôt de 0,5 à 0,8%.

Du coup, il semble inévitable que le gouvernement fasse des choix, et revoit à la baisse, voire laisse de côté certaines de ces promesses qui coûteraient trop cher à l'Etat.

tags: France - François Hollande - Jean-Marc Ayrault - Politique française
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