L'automne des socialistes se profilerait déjà à La Rochelle

Trois mois après la victoire de Francois Hollande à la présidentielle, deux mois après celle de la gauche aux législatives, tout semble au beau fixe cette année à l'occasion des universités d'été du Parti socialiste, à La Rochelle. Mais malgré tout, la vigilance reste de mise. Point d'euphorie hâtive car les sondages de popularité traduisent déjà un essouflement. Et dans le camp socialiste, une figure manque également à l'appel.
Avec notre envoyé spécial à La Rochelle, Florent Guignard
Une absence a été remarquée, celle de Ségolène Royale, pour la première fois depuis des années. Elle n’a pas encore digéré sa défaite aux législatives. C'était à La Rochelle.
En revanche, le gouvernement était au complet ou presque pour cette université d’été du Parti socialiste placée sous le signe du pouvoir. Finies, les dix années d’opposition dont la dernière moitié à taper sur l’ex-président Nicolas Sarkozy.
Les socialistes, aujourd’hui, sont aux responsabilités, comme ils disent. Ils détiennent même la quasi-totalité des pouvoirs. Mais passée l’euphorie des victoires du printemps, l’été qui s’achève laisse un goût amer. Les premiers signes du renoncement sont apparus sur les carburants, le livret A ou encore les contrôles d’identité. Les perspectives économiques sont déprimantes et la gauche du PS menace de son côté de ne pas voter le traité européen de discipline budgétaire. Bref, on a connu des universités d’été plus enthousiasmantes.
Un état d’esprit partagé d’ailleurs par les Français pour la première fois dans un sondage CSA. Le président François Hollande passe en dessous de la barre des 50% d’opinions favorables, seulement trois mois après son élection. Nicolas Sarkozy n’avait connu le même sort qu’en janvier. L’avertissement lancé au président de la République vaut pour tous les socialistes.

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