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Article publié le : lundi 27 août 2012 à 22:42 - Dernière modification le : lundi 27 août 2012 à 22:42

Sur France 2, Jean-Marc Ayrault joue les pédagogues

Jean-Marc Ayrault plaide pour la confiance pour affronter la crise.
Jean-Marc Ayrault plaide pour la confiance pour affronter la crise.
REUTERS/Jacky Naegelen

Par RFI

Invité sur le plateau de France 2 ce lundi soir, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a de nouveau justifié sa méthode, affirmé sa combativité mais aussi reconnu que la situation risquait de s'aggraver, alors que les sondages indiquent une perte de confiance des Français à l'égard du couple exécutif. Il a d'ailleurs concédé que les prévisions de croissance devraient certainement être revues à la baisse.

« Combat », « bataille », « mobilisation générale », Jean-Marc Ayrault a choisi d'employer un vocabulaire guerrier pour essayer de convaincre les Français de faire les efforts nécessaires afin d'obtenir le redressement promis pour le pays, en restant soudés derrière le gouvernement. Il est vrai qu'en cette rentrée 2012, le moral des citoyens est en berne. Et les derniers chiffres du chômage - en hausse - ne vont pas arranger les choses.

Face à cette situation, Jean-Marc Ayrault a essayé de rester positif. Mais il n'a pas pu s'empêcher de concéder à demi-mot que la situation risquait de s'aggraver encore, en évoquant une probable baisse des prévisions de croissance, tout en restant dans le flou. « Je ne veux pas vous donner ce chiffre ce soir parce que je ne veux pas démobiliser, car je pense qu'il faut aussi créer de la confiance », a-t-il plaidé.

Le Premier ministre a bien besoin de cette confiance alors que sa cote de popularité a commencé à chuter de manière significative - comme celle de François Hollande. Il a donc essayé de reprendre l'intiative en justifiant une nouvelle fois sa méthode de concertation pour couper court aux critiques qui insistent sur son inaction et son manque de résultats.

Jean-Marc Ayrault a expliqué sa volonté de concilier mesures d'urgence et réformes en profondeur, tout en affirmant comprendre les « impatiences ». Et il a conclu par une requête, en déclarant : « Il faut s'habituer à ce que je suis. Je suis à la fois un homme d'autorité et de dialogue ». Aux Français de savoir s'ils ont envie d'accepter.

tags: Crise économique - France - Jean-Marc Ayrault - Politique française
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