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Article publié le : dimanche 02 septembre 2012 à 09:27 - Dernière modification le : dimanche 02 septembre 2012 à 09:27

Devant la perspective de nouvelles coupes budgétaires l'armée française craint pour son efficacité

Militaires français déployés en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'opération Licorne.
Militaires français déployés en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'opération Licorne.
Pascal Le Segretain/Getty Images

Par RFI

Pendant tout le mois de juillet 2012, les différents chefs d'état-major des armées françaises ont été auditionnés par la commission de Défense de l'Assemblée nationale. Un nouveau Livre blanc de la Défense doit en effet sortir prochainement ; il définira l'ambition stratégique de la France pour la période 2014-2019. D'ores et déjà, le malaise est évident chez les gradés : fiers de leurs troupes, ils redoutent une perte de cohérence et d'efficacité liée aux trop fortes pressions budgétaires.

Côte d'Ivoire, Libye, Afghanistan... les militaires français ont été sollicités à plusieurs reprises ces dernières années, généralement avec succès. Et les plus haut gradés de France auraient toutes les raisons de se réjouïr puisqu'ils ont mené à bien les réformes qui leur étaient imposées depuis 2008.

Pourtant, toutes armes confondues, le moral est en berne. C'est qu'avec 54 000 postes supprimés entre 2009 et 2015, il ne reste plus beaucoup de « gras » à enlever, et si on va plus loin, on va « toucher l'os ». Cette année même, l'armée de terre aura franchi à la baisse le seuil symbolique des 100 000 hommes. Du coup, c'est désormais l'entretien et la maintenance des matériels qui souffrent.

Les uns rognent sur les munitions, les autres font des économies sur les pièces de rechange, tous les corps d'armée sont au régime sec. Au plus haut niveau, les capacités de la France sont jugées « notoirement insuffisantes en termes d'avions ravitailleurs et de drones », tandis que le maintien en condition opérationnelle des bâtiments de la marine, des avions et des hélicoptères embarqués se fait a minima.

Tous les chefs d'Etat-major sont inquiets : alors qu'il faut déjà songer à une nouvelle loi de programmation militaire, sur fonds de crise inédite, le risque est grand d'entamer cette fois-ci l'efficacité de la défense nationale.

tags: Défense - France - Otan
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Un exemple concret :

Mon fils, sous officier à la Légion Etrangère; de par sa responsabilité de sous-officier, il est considéré comme cadre, avec des horaires de travail de 55 H. par semaine, auxquelles il faut ajouter les W.E (3 W.E. ce dernier mois !) qui ne sont ni payés ni récupérables; des jours de vacances soumis aux bon vouloir, voire aux caprices, de certains officiers et qui ne peuvent donc jamais être pris en totalité et qui bien sûr sont perdus et non payés s'ils ne sont pas pris dans l'année;
l'obligation de s'acheter à ses frais une bonne quantité du matériel militaire afin de ne pas avoir les pieds gelés et d'être un minimum opératif sur le terrain, moyenne mensuelle : 150 à 200 euros.
DEVINEZ son salaire ?.....1300 euros par mois, soit 50 à 100 euros de plus qu'un homme du rang, mais avec les repas du mess à payer.
Vous comprendrez l'immense gâchis humain que cela représente, car beaucoup de ceux qui sont parmi les meilleurs et les plus sages vont quitter l'armée.

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