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«Killer Joe», William Friedkin ne recule jamais devant la violence

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Il est l’auteur de deux œuvres cultes, French Connection et surtout L’Exorciste, qui a révolutionné le film d’horreur. Apres une longue absence, Bug, son dernier film, est sorti en 2006, William Friedkin, 77 ans, le « bad boy » du cinéma américain, revient sur les écrans avec Killer Joe : au Texas une famille dysfonctionnelle se dispute un magot, tandis que rode un tueur psychopathe…

Killer Joe s’ouvre sur un contrat monstrueux : Un jeune dealer endetté fait appel à un tueur à gages pour supprimer sa mère et récupérer l’argent de l’assurance vie. Pour garantie de son salaire, celui-ci réclame les faveurs sexuelles de la jeune fille de la famille, une ingénue nommée Dottie.

La trame de Killer Joe pourrait être inspirée d’un roman de Faulkner : un affrontement sans merci, lourdement chargé de tension sexuelle, dans la moiteur (alcoolisée) du Sud américain. Chris, un dealer un peu demeuré, y affronte Killer Joe, ancien flic devenu tueur à gages, d’une intelligence qui n’a d’égale que sa perversité. Bref, le combat est à armes inégales, mais ce n’est pas son issue qui passionne William Friedkin.
 
Le réalisateur de L’Exorciste n’a jamais reculé devant la violence. Bien au contraire, personne ne sait mieux que lui la faire surgir de nulle part et la filmer jusqu’aux limites de l’insoutenable. Dans Killer Joe, chaque plan semble un défi aux règles de la bienséance. De trahison en transgression, les personnages se livrent à un véritable jeu de massacre – immoral, joyeux, politiquement incorrect au possible. Ames sensibles s’abstenir, aux Etats-Unis, cet excellent film noir est interdit aux moins de 17 ans à cause de sa violence et de ses scènes érotiques.
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