Tuerie en Haute-Savoie : une enquête transfrontalière «complexe»
En France, l'enquête avance doucement sur la tuerie du mercredi 5 septembre, à Chevaline en Haute-Savoie. Trois passagers d'une voiture et un cycliste ont été tués par balles, les deux filles du couple britannique dans la voiture ont survécu. L'enquête en France mais également outre-Manche, en Italie et en Suisse, s'avère longue et complexe selon les enquêteurs.
La gendarmerie sur place, à Chevaline, ratisse maintenant un périmètre élargi de 4 km² autour des lieux du crime pour récolter d'éventuels indices complémentaires.
En Angleterre, ce sont quatre enquêteurs français qui se sont coordonnés avec les équipes britanniques. La réunion a eu lieu ce samedi matin. Le but : mettre au point une stratégie et déterminer le nombre de policiers anglais à mobiliser sur l'affaire.
Les enquêteurs français doivent notamment assister Scotland Yard dans la perquisition en cours au domicile de la famille al-Hilli, dans la banlieue sud de Londres. Elle devrait selon toute vraisemblance se poursuivre dimanche. Le procureur de la République a tenu une conférence de presse ce samedi après-midi, et a confirmé que la piste du conflit avec le frère est bien valable, un conflit d’argent. L'audition de ce dernier et la perquisition du domicile devrait permettre aux enquêteurs de nourrir ou d'infirmer cette thèse.
Autre mystère : l'identité de la passagère la plus âgée de la voiture. Il s'agit d'une femme de 74 ans, née en Irak et de nationalité suédoise. Impossible pour l'instant de confirmer ses liens de parenté avec la famille.
Une des fillettes, la plus jeune, a déjà été entendue. Des membres de sa famille sont venus auprès d'elle, accompagnés d'un enquêteur social britannique. La seconde, âgée de 7 ans, est quant à elle toujours dans un coma artificiel pour se remettre de ses blessures. Elle devrait être entendue par les juges d'instructions dés que les médecins le permettront.
Côté suisse et italien aussi, la police est mobilisée. Chevaline, où la tuerie a eu lieu, est à moins de deux heures en voiture des deux pays. Il s'agit donc pour les forces de l'ordre, de l'autre coté des Alpes, de prévenir toute tentative de fuite d'un éventuel suspect.

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