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France : des projets culturels arrêtés, reportés, suspendus

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Ce lundi 10 septembre, la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a annoncé l’arrêt de plusieurs grands projets culturels, sans en annoncer de nouveaux. Depuis l’intervention télévisée du président François Hollande ce 9 septembre, il était évident que la culture ne résisterait pas à la vague des 10 milliards d’économies budgétaires et des 20 milliards de hausses d’impôts annoncés par le président.

A part quelques promesses électorales ténues par le président François Hollande - le taux de la TVA sur le livre ramené à 5,5 %, 10 millions d’euros supplémentaires pour l’éducation artistique -, il n’y a aucun nouveau grand projet culturel à l’horizon. Dans une interview au journal Le Monde, daté du 11 septembre, la ministre de la Culture et de la Communication n’a même pas essayé d’arrondir les angles. Aurélie Filippetti a établi une longue liste de projets culturels annoncés par son prédécesseur Frédéric Mitterrand qu’elle reportera, suspendra ou arrêtera tout court, comme la très polémique Maison de l’histoire de France (« Nicolas Sarkozy voulait instrumentaliser l’Histoire »). La liquidation de projets issus de l’ère Sarkozy et, selon Filippetti, « annoncés avec légèreté et, pour l’essentiel, non budgétés par l’équipe Sarkozy », représente un réservoir d’économies énorme : « le total de ces projets dépasse le milliard d’euros ».

Lascaux 4 : « un projet non prioritaire »

Dans le domaine culturel, le « redressement » prôné par Hollande se traduit d’abord par des enterrements de projets et abandons de chantiers : la ministre fait, par exemple, l’impasse sur les 50 millions d’euros prévus pour le très prestigieux Centre d’art pariétal de Montignac, dit  Lascaux 4. Cette réplique intégrale de la célèbre grotte est jugée « non prioritaire ». Bernard Cazeau, le président PS du Conseil général de Dordogne, s’est montré surpris par l’annonce, à 15 jours de clore le concours international : « Le projet Lascaux 4 n’est en rien abandonné, même si l’Etat se désengage ».

 
Même sort pour la création d’un musée de la photo à l’hôtel de Nevers, à Paris. Ce projet a été, selon Mme Filippetti, purement et simplement « annoncé sans préparation ». Concernant le nouveau Centre national de la musique (CNM), la ministre a assuré : « Nous n’avons pas réellement besoin d’un nouvel établissement public, qui nécessiterait, en plus des ressources existantes, 5 millions d’euros. Ce n’est pas possible actuellement. »
 
Il y a aussi ceux qui sont sortis indemnes ou même renforcés de la coupe budgétaire. Les intermittents du spectacle garderont leur avantageux mécanisme d’indemnisation du chômage spécifique : « Ce n’est pas un système pour les privilégiés mais pour des gens précaires ». L’éducation artistique se voit attribuer 10 millions d’euros supplémentaires : « Chaque enfant doit pouvoir disposer d’une formation en Histoire des arts, mais aussi d’un éveil de la sensibilité et de la pratique artistique ». D’autres projets étaient, de toute façon, trop avancés pour être arrêtés : la nouvelle Philharmonie à Paris, le musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée de Marseille (Mucem), les Archives nationales à Pierrefitte, le musée Picasso à Paris.
 
« Qui parle de 3% ? »
 
Est-ce qu’il y aura, en plus, une baisse générale du budget de la culture ? Aurélie Filippetti se défend : « Qui parle de3 % [de baisse, ndlr]? ». Manque de nouveaux moyens, la ministre renvoie à des formules toutes trouvées : « La culture est le ciment du pays », « Il n’y aura pas de redressement productif sans redressement créatif ! » Fini le temps de Sarkozy où le succès de la politique culturelle se mesurait au nombre de visiteurs dans les musées. Dorénavant, la culture sert comme boussole dans notre temps mouvementé : « Dans une période de crise morale comme la nôtre, l’art peut donner du sens à nos vies. »
 
Même en tant que candidat, François Hollande n’avait jamais promis une hausse du budget culturel. Il avait toujours prôné une pause dans la construction de nouveaux équipements culturels tout en étant conscient que « le rayonnement économique, nos réussites commerciales dans de nombreux domaines sont également portés par de grandes initiatives culturelles ». Pour l’instant, Hollande n’y contribue pas. Quant à la culture, elle ne fait pas de pause.

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