France : ouverture des négociations sur l'emploi entre patronat et syndicats

Les négociations sur la réforme du marché du travail et la sécurisation de l'emploi, demandées par le gouvernement, démarrent ce vendredi matin 14 septembre au siège de l'organisation patronale du Medef à Paris. Cinq organisations syndicales et trois patronales seront présentes. L'objectif de cette première réunion est de définir un calendrier et une méthode de travail. Mais le grand défi de ces discussions sera de trouver un accord sur la flexibilité de l'emploi.
La « flexisécurité ». C'est le nerf de la guerre. Les organisations patronales veulent plus de simplicité et de souplesse pour les contrats de travail, mais aussi plus de sécurité juridique, conditions nécessaires selon le Medef pour s'adapter aux évolutions économiques.
Côté syndicats, on cherche à préserver l'emploi et à limiter la précarité. Mais les centrales ne sont pas toutes d'accord. Pour Force ouvrière (FO) et la CGT, il est hors de question de parler de plus de souplesse. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a toutefois laissé la porte ouverte. La « flexisécurité » lui semblerait envisageable s'il s'agissait d'une sécurité professionnelle négociée par branches, et non entreprise par entreprise comme le désire le Medef.
François Chérèque, de la CFDT, s'est en revanche dit prêt à négocier des mesures d'adaptation. En contrepartie, il demande une diminution des contrats précaires, CDD ou intérim. Les partenaires sociaux ont jusqu'à la fin de l'année pour trouver un accord. Sans quoi le gouvernement a menacé de réformer seul le marché du travail.

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(2) Réactions
Ils arrivent.
Les robots japonais et allemands, de plus en plus sophistiqués, arrivent déjà sur des chaines de production de plus en plus compliqués;
Un investissement important au départ et de la maintenance régulière, mais que des avantages : fini les délocalisations, fini les arrêts de travail pour maladies et grossesses, fini les vacances, fini les temps de repos - le robot travaille 24h/24 "heureux et satisfait", fini les syndicats et les grèves...
Fini les abus de pouvoir patronaux et syndicaux.
Que tous réfléchissent sur cette phrase...
Celle, récente, du nouveau patron de Carrefour, qui expliquait le pourquoi de la suppression de 500 à 600 postes "administratifs".
Au moins, les gens sauront ce qu'il ne faut pas faire pour se retrouver au chômage, ou ce qu'il faut faire pour trouver un emploi.
C'est impressionnant et lourd de sens, mais personne n'a remarqué, curieusement, ni parmi les politiques, ni parmi les syndicats.
"Grandes entreprises : laissez votre cerveau à l’entrée !"
http://www.grincant.com/2012/09/04/grandes-entreprises-laissez-votre-cerveau-a-l-entree/