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    Tim Burton : «Frankenweenie» est sans doute mon film le plus autobiographique

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    Frankenweenie, c’était déjà un court-métrage en 1984, lorsque Tim Burton travaillait chez Disney. A l’époque, c’était un projet personnel, peut-être trop personnel, qu’il n’avait pas pu réaliser conformément à ses désirs. Cette semaine sort en France son film d'animation en noir et blanc et en 3D. Entretien.

    Presque 30 ans après – ça y est – vous avez réalisé le Frankenweenie de vos rêves ?

    Oui, mais déjà il y a plusieurs années, après avoir tourné ce court-métrage, j’avais retrouvé mes dessins préparatoires et il y en avait qui n’étaient pas du tout réalisables en prise de vue réelle. Après avoir tourné des films d’animation avec des marionnettes, et la technique d’animation image par image, j’ai eu l’idée de reprendre mon projet initial et d’en faire un film d’animation en noir et blanc et en 3 D. Un projet, du coup, totalement nouveau et plus proche de ce que j’avais en tête en 1984.

    L’histoire de Frankenweenie c’est celle d’un garçon de dix ans, Victor, qui ne se remet pas de la mort de son chien, et qui décide de le ressusciter, au risque de provoquer des catastrophes dans sa petite ville de New Holland. Est-ce que c’est très autobiographique, parce que vous avez grandi dans une petite ville pavillonnaire à Burbank, en Californie ?

    C’est vraiment le projet dans lequel j’ai pu utiliser tous mes souvenirs d’enfance. Mon chien et moi, mon ambition de devenir chercheur en médecine… Et puis aussi tous ces films amateurs tournés en super 8. Et puis tous les films que j’aime. Les souvenirs des autres enfants aussi. Donc, tout est inspiré de personnes réelles, et c’était très drôle à faire. Du coup, Frankenweenie est sans doute mon film le plus autobiographique.

    Il y a toute une galerie de personnages. Des copains ou des rivaux de Victor. Est-ce que vous vous êtes vraiment inspiré des copains ou des petits garçons avec lesquels vous ne jouiez pas à l’époque, ou des enfants que vous avez pu connaître ?

    Oh non ! Bien sûr, ils sont inspirés de gens que j’ai connus. C’était ce qui était drôle avec ce projet. Je me souvenais de cette fille avec de grands yeux écarquillés qui vous fixaient. Et puis les gens me trouvaient bizarre, mais moi je trouvais que c’était les autres gosses qui étaient bizarres ! J’ai voulu retranscrire cette atmosphère, la rivalité entre enfants. Mais ce qui m’a le plus amusé, c’est de représenter des personnes que j’ai connues. Des enfants, des professeurs… Et à l’époque, je les comparais à des figures de cinéma. Des gosses qui ressemblaient à M le Maudit, celui qui me faisait penser à Boris Karloff, l’acteur qui joue le rôle de la créature de Frankenstein. J’ai donc mélangé les souvenirs de ces personnes réelles et de mes films préférés.

    Dans Frankenweenie, il y a des références aux classiques du cinéma d’horreur. Dracula ou Godzilla , et même des citations à votre propre cinéma. Ce sont des références y compris esthétiques. Est-ce que cela explique le choix du noir et blanc ?

    J’ai choisi le noir et blanc car étrangement je le trouvais plus conforme aux émotions que je veux susciter. Tous ces vieux films restent très présents dans ma mémoire. Ce sont comme des rêves. Et le noir et blanc y participe. Cela m’a excité aussi de réaliser un film 3D en noir et blanc. Je crois que cela n’a jamais été fait. En tout cas, je ne l’ai jamais vu auparavant.

    Les références, était-ce aussi un clin d’œil à votre enfance ?

    Ah oui… Il y a beaucoup de références. Mais il y a des films qui ont été importants pour moi, et que les jeunes ne connaissent pas. Donc, j’ai fait attention à cela. Même si vous ne connaissez pas ces films, vous pouvez apprécier le film quand même. Je voulais surtout reproduire les émotions que j’ai éprouvées en regardant ces films, Dracula ou Godzilla.

    Alors, pourquoi avoir utilisé la technique d’animation image par image, avec des marionnettes ?

    Eh bien, c’est une technique démodée que j’adore, car vous prenez des marionnettes, des objets inanimés, et vous leur donnez la vie. Finalement, c’est très proche de l’histoire de Frankenstein qui crée une créature. C’est bon, car cela me rappelle pourquoi j’aime tant faire les films. Tout est fabriqué à la main. J’aime bien manipuler les choses. Donc, même si on utilise de nombreuses technologies, cette façon de revenir aux sources mêmes du cinéma d’animation, pour moi c’est très spécial, et cela correspondait bien à ce projet.

     

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