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    France

    Affaire Merah: questions autour des «failles» de l’enquête

    media François Hollande a reconnu des «failles» dans l'enquête Merah lors d'un hommage aux victimes à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, le 1er novembre 2012. REUTERS/Bob Edme/Pool

    Alors que François Hollande a reconnu jeudi des «failles» dans la surveillance de Mohamed Merah, le terroriste de Toulouse, plusieurs députés écologistes réclament la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le travail de la Direction française du renseignement intérieur (DCRI).

    « Des failles ». Hollande a prononcé le mot, jeudi 1er novembre, à Toulouse où il rendait hommage aux victimes de Mohamed Merah, aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. « Le drame de Toulouse a révélé certaines failles dans l'organisation de notre renseignement », a affirmé le chef de l'Etat.

    Le matin même, le quotidien Libération faisait sa Une sur les ratés de l’enquête. Une note pourtant alarmiste sur les engagements jihadistes de Merah, transmise à Paris par l’antenne régionale de la Direction centrale du renseignement intérieur, restera sans réponse. Moins d’un mois avant l’équipée sanglante de Mohamed Merah, la DCRI décide même de lever sa surveillance.

    « Des failles ». Le ministre de l’Intérieur en poste à l’époque, Claude Guéant, rejette l’expression. Mohamed Merah était « quelqu’un qui était très difficile à cerner », plaide l’ancien premier flic de France, comme si toutes les enquêtes policières devaient être faciles… Claude Guéant concède cependant « une défaillance », et non des moindres : alors que la planque de Mohamed Merah avait été identifiée et placée sous très haute surveillance policière, le terroriste a pu tranquillement sortir de l’immeuble et appeler d’une cabine téléphonique une journaliste de France 24 !

    Bernard Squarcini visé par une plainte

    « Toute la lumière sera faite », a donc promis François Hollande à Toulouse, qui n’hésite donc pas à mettre en cause publiquement le travail de la DCRI, cet organisme dont le patron, Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, a été débarqué dès son élection. « Des failles ». Oui, mais lesquelles ? C’est ce qu’aimeraient savoir les familles des victimes de Mohamed Merah. L’une d’entre elles a déposé plainte contre Bernard Squarcini pour « non-empêchement de crime ».

    Les proches des soldats assassinés par Merah réclament aussi la création d’une enquête parlementaire, relayée par un groupe de députés d’Europe Ecologie-Les Verts. A leur tête, Noël Mamère, qui n’hésite pas à parler d’une « affaire d’Etat ». « Il y a des trous dans la cuirasse, explique le député de Gironde, et c’est la mission de l’Assemblée nationale de contrôler les outils de l’exécutif. »

    Une mission d'évaluation du renseignement

    Sauf que les parlementaires ne peuvent enquêter si une information judiciaire est déjà en cours. C’est au ministère de la Justice et au bureau de l’Assemblée nationale de le dire. Une bataille de constitutionnalistes s’engage. Pour Noël Mamère, une enquête judiciaire porte bien sur les éventuelles complicités de Mohamed Merah, mais pas sur des dysfonctionnements de la DCRI. Mais pour le professeur de droit Guy Carcassonne, le seul fait d’avoir mentionné l’affaire Merah dans la requête suffit à la rendre caduque.

    C’est la raison pour laquelle, beaucoup plus discrètement, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas est à la tête depuis le mois d’août d’une mission d’évaluation du renseignement. Sans rapport officiel avec l’affaire Merah. Juste après la tuerie de Toulouse, Jean-Jacques Urvoas avait été le premier -et le rare- homme politique à mettre en cause le travail de la police, en particulier lors de l’assaut du Raid. Il s’était fait taper sur les doigts. En pleine campagne présidentielle, l’heure était à l’unité nationale, pas à la polémique. Huit mois plus tard, François Hollande l’a promis : l’heure est à la vérité.

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