Journée mondiale contre les violences faites aux femmes: tour d'horizon avec les correspondants de RFI

Ce dimanche 25 novembre marque la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Partout dans le monde, des millions de femmes et de filles sont battues, agressées, battues, violées, mutilées ou même assassinées. L'occasion de faire, avec les correspondants de RFI, un tour d’horizon de la situation des femmes dans certaines parties du monde.
Au Chili, le gouvernement a lancé une campagne de prévention : « Non à la violence dans le couple adolescent ». Affiches, séminaires, débats dans les collèges et lycées, campagne sur les réseaux sociaux, spots publicitaires… pour lutter contre le machisme au plus jeune âge.
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En Afghanistan, onze ans maintenant après la chute du régime taliban, la condition des femmesest encore difficile. L'Afghanistan reste une société conservatrice, où les femmes victimes de violences obtiennent rarement un statut de victime. Pour les protéger, plusieurs foyers réservés aux Afghanes ont été ouverts ces dernières années.
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En Inde, l’ascension de plusieurs femmes à des postes clés en politique donne une image souvent trompeuse de la condition de la femme dans le pays. De nombreuses indiennes sont encore régulièrement victimes de violences au sein d’une société qui reste en grande partie patriarcale.
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En Afrique, s’il est un domaine dans lequel on a peu avancé en matière des droits des femmes, c’est bien celui de l’excision et du mariage forcé précoce. Malgré les efforts faits par les associations de femmes et de défense des droits de la personnes, ceux-ci se heurtent à une pratique profondément ancrée dans les mœurs, comme au Sénégal où la pratique de l’excision, illégale depuis 1999, bien qu’en recul, reste une pratique normale.
Khady Koïta est Sénégalaise. Elle a quatorze ans, lorsqu’elle découvre la France en 1990. Mariée de force un an plus tôt au Sénégal, elle aura quatre enfants.
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Aujourd’hui Khady Koita aide les autres. Elle travaille pour le GAMS, une association réputée pour ces actions de lutte contre les mutilations sexuelles, mais également toute forme de violences, comme le mariage précoce et / ou forcé, les pratiques traditionnelles néfastes pour la femme. Elle aussi présidente de la Palabre, association qui construit des centres d’accueil d’hébergement au Sénégal pour jeunes filles victimes de mariages forcés ou d’excision. Deux pratiques qui se cumulent malheureusement pour certaines, d’une violence extrême. Khadi Koïta est l’auteur d'un livre sorti en 2005 : Khady mutilée, aux éditions Oh !
En Algérie, plus de 12 000 femmes par an dénoncent des violences. Un chiffre en augmentation. Mais cette augmentation indique surtout que plus de femmes se décident à porter plainte. Une petite victoire pour les associations féministes qui ont bien du mal à travailler.
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(10) Réactions
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Dansounsou,votre message m'a beaucoup aidé parceque nous devons lutter pour que les violences faites aux femmes prennent fin.
Dansounsou, votre message m'a
Dansounsou, votre message m'a beaucoup touche car j'ai moi-meme recemment beaucoup souffert a cause d'un homme macho et sexiste qui n'a aucun respect pour les femmes. Je ne rentrerai pas dans les details mais le traitement que j'ai subi m'a traumatise et ce qui m'a enormement choque egalement c'est qu'il ne s'est meme pas cache, c'etait au vu et au su de plein de gem=ns et que tres peu on pris mon parti. Leur excuse, c'est notre vie privee et ca ne les regarde pas. A ce niveau-la, je comprends pourquoi tant de femmes meurent chaque annee des coups de leur partenaire, et n'oublions pas la violence psychologique, cela vaut aussi pour les enfants. En fin de compte, personne n'en a rien a faire car nouv vivons dans un monde ou l'egoisme a ete eleve au rang d'une valeur. Malheureusement, c'est ca la triste verite. Mais si ca a l'air de bouger en Inde, pourquoi pas chez nous?
le 25 novembre 2012, n'est
le 25 novembre 2012, n'est pas le même comme il y a 10 il faudra souligné que de nos jours toutes ces formes des violences faites aux femmes ont pris de l'ampleur avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication;beaucoup des femmes ont vue leur vie chambouler à cause d'une photo, une vidéo ou des menaces par téléphone. ces violences utilsent aujourd'hui la technologie pour nuire aux femmes, ces un fleau qu'il faut combattre par ces même technologie!SJS/RDCongo
L’excision, le mariage
L’excision, le mariage précoce, la polygamie, toutes ces pratiques dérivent d’une culture où l’ignorance et l’inégalité entre hommes et femmes dépassent le bon sens et la réalité de notre monde moderne. l'Afrique souffre de sa propre pratique traditionelle et culturelle qui fait obstacle aux droits de la femme et de l'enfant a travers le continent.
Pourquoi parle de tout les
Pourquoi parle de tout les pays du troisieme Monde pourquoi vous ne parlez pas de la France............des USA? etc............la violence contre les femmes existe PARTOUT comme vous le mentione dans le monde entier
Partout mais ...
Oui elle existe partout mais en France ou USA ce sont les personnes qui la pratique dans leur pays qui une fois arriver dans un autre pays comme France ou USA, font la même chose !!! quelques soit les pays, ce sont toujours les mêmes "animaux" sans respect pour les femmes qui agissent dans la majorité des cas.
Monsieur, Sortez des clichés!
Monsieur,
Sortez des clichés! ouvrez les yeux et vous verrez que les violences aux femmes en France sont aussi et même de façon importantes, le fait de français blancs et ayant des positions sociales respectables. Ils ont eux la possibilité de se payer de bon avocats, d'avoir un réseau social qui les protège. Leurs coups et humiliations n'en font pas moins souffrir...croyez moi je sais de quoi je parle!
Plus jamais de larmes
La chose la plus triste qui peut arriver a l'homme et a l'humanite c'est de voir ou de faire couler les larmes d'une femme, son cœur est si doux, si tendre et si fragile, les larmes qu'il contient ne doivent couler que par amour. la femme c'est bien celle la qui donne une couleur et un sens, un parfum a notre vie. Lorsque Dieu créa notre père Adam en 1er, malgré tout le paradis qu'il hérita de Dieu, son cœur était a un moment vide et plein de solitude. Alors,Dieu remarqua cette solitude en notre pere Adam, et il créa notre mère Haoua ou encore Awa(Eve). A son réveille Adam remarqua quelqu'un a ces cotes, surpris il demanda a Dieu: "Qui est ce?" et Dieu lui répond: " c'est ton confort, son nom c'est Haoua". Adam sans tarder pris Haoua dans ces bras et se fut le confort pour lui a jamais.Et depuis pour moi aussi c'est le comfort, la joie, le bonheur lorsque ma mère, ma sœur, ou une autre femme me prend dans les bras.
Littéralement le nom Haoua en arabe veut dire Emotions, compassion, desires. La femme ce n'est pas seuleument une compagne, une soeur, c'est plus que ca c'est aussi une MERE. Car pour moi, si mon grand pere Adam n'a pas pu vivre heureux au paradis(reve de tous) sans une femme a ses cotes, comment est ce que ce penible monde me serra t'il viable sans une femme? la femme c'est elle la societe, elle me complete, elle nous offre le gout du paradis et l'envie definitive de l'atteindre. De ce faite que chaque homme sache qu'une femme c'est un tresor, bien traiter, elle mene au bonheur. A toutes celles qui ont une fois coule une goute de larme pour une raison que celle de l'Amour, de la part du petit homme que je suis, que ces mots soient un remede, un petit mouchoir qui essuyera a jamais vos larmes.Certes ce n'est que des mots, mais des mots vennant d'un coeur qui t'aime Maman, qui t'aime ma Soeur, qui t'aime ma Fille, je vous aimes toutes, je t'aime 1793.
***by Birdson***(un petit oiseau aux ailes libres)
L’excision, le mariage précoce, la polygamie, toutes ces pratiqu
Il est très évident que dans la majorité des pays africains la femme est perçue d’un point de vue religieux, socioculturel, traditionnel et même politique comme inferieure à l’homme sur tous les plans. Quel que soit le pays en Afrique qu’on décidera d’étudier on observera une certaine forme de discrimination a l’égard de la femme, on verra que dans beaucoup de sociétés africaines le rôle de la femme dans les affaires sociales, de l’Etat et même souvent de la famille reste limité à cause de cette inégalité idéologique et dogmatique inculquée par nos coutumes et nos cultures dans le rapport hommes femmes dans la société africaine.
Cette réalité du statut et des conditions de vie de la femme africaine n’est pas chose facile a digérer dans la mesure ou les autorités et les medias africains responsables d’émanciper et sensibiliser le peuple sur l’égalité des droits et de liberté entre hommes et femmes ont failli ou encore se sont peu investis dans cette tâche, soit par manque de moyens nécessaires pour accomplir leur mission ou encore par faiblesse et manque de pouvoir sous la menace d’une culture fortement dominée par des principes religieux ou coutumiers, car c’est bien de ces deux que dérivent le plus souvent certaines pratiques ou principes liés a la discrimination de la femme et a l’inégalité entre les deux sexes en Afrique.
D’autre part, on peut imaginer le complexe de l’homme africain de ne pas vouloir partager son bien et son pouvoir avec une femme. La plupart des hommes en Afrique ont un complexe de se voir sous l’autorité et sous les ordres d’une femme dont ils pensent être génétiquement, religieusement, culturellement et socialement supérieur. Cette idéologie est une réalité chez beaucoup d’hommes africains dans la mesure ou les paroles de la femme sont peu ou presque jamais considérés devant ceux d’un homme dans la culture africaine. Ce complexe psychologique dans la mentalité de l’homme Africain reste et demeure une barrière de progression et d’égalité entre hommes et femmes, et cela est parfois aussi une réalité même avec ceux des hommes africains qui se disent intellectuels, car les principes de la tradition sont souvent irréversibles et demeurent tels. C'est-à-dire en Afrique l’homme qui fait le ménage du foyer est perçu comme le dernier des hommes par la société, de ce faite ce dernier reste et demeure supérieur a la femme quelque soit les circonstances il contrôle et s’impose dans le foyer.
Victimes d’une discrimination socioculturelle, religieuse, coutumière et même politique, peu nombreuses sont les autorités en Afrique qui osent hausser le ton ou même parler discrètement de cette triste réalité que vivent beaucoup de femmes en Afrique. Pendant des siècles pour ne pas dire de tous les temps, la femme en Afrique a été privée de sa liberté d’expression fondamentale et absolue sous le poids des pratiques et des idéologies socioculturelles qui continuent toujours de dégrader son statut social.
Bien que le combat des femmes dans les pages de l’histoire n’a jamais été facile (droit de vote pour les femmes aux Etats-Unis en 1920, en France 1946) il faut reconnaitre que les femmes africaines sont jusqu'à présent privées de certains de leurs droits les plus fondamentaux (liberté de choisir et d’agir selon leur désire, liberté d’expression…). Les femmes dans beaucoup de société africaines n’ont qu’un rôle limité au foyer qui finit souvent par se transformer en esclavage domestique dans la mesure où toutes les tâches dures du foyer lui sont imposées par son mari et la famille du mari. C’est a elle désormais de s’occuper de la mère, du père, des frères et sœurs de sa belle famille, en leur faisant la cuisine, la vaisselle, le bois et la corvée. Allant de la domination culturelle et psychologique jusqu'à la domination voir même la destruction physique, les femmes en Afrique sont dépourvues de toute autonomie ou liberté d’expression. Plusieurs pratiques coutumières religieuses et culturelles telles que l’excision, le mariage précoce, le mariage forcé, la polygamie sont des facteurs qui ont causé un traumatisme psychologique dans la vie de beaucoup de femmes africaines de sorte que beaucoup d’entres elles ne considèrent plus ces pratiques atroces et sauvages sur elles comme étant un crime social et humanitaire. Elles se laissent emporter par la peur et l’obéissance dogmatique de la tradition en parlant de sacrifice ou encore de respect des mœurs.
L’excision ou encore mutilation sexuelle est une pratique qui consiste à couper ou à modifier une partie du vagin de la femme. Selon l’OMS et l’UNICEF, il y’a 3 sortes d’excisions dont plus de 120 a 140 millions de femmes sont victimes dans plus de 27 pays dans le monde, la plupart en Afrique.
La première forme d’excision connue par le nom de sunna consiste à couper le prépuce du vagin et à réduire la longueur du clitoris. La deuxième forme c’est la clitoridectomie qui consiste à couper entièrement le clitoris et enfin la troisième forme qui est l’infibulation ou encore l’excision pharaonique qui consiste à couper et le clitoris et les petites lèvres pour enfin coudre le vagin de la femme en laissant un petit orifice qui servira seulement de passage pour l’urine. Rien qu’en définissant ces formes de pratiques on est envahi par une certaine douleur morale qui nous donne envie d’agir contre une telle pratique sur le corps humain.
Bien que condamnés internationalement, il ya toujours des pays en Afrique (comme la Guinée, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Soudan, la Mauritanie, l’Egypte, le Burkina-Faso, l’Ethiopie, le Tchad……) où l’excision reste une pratique courante sous les yeux des autorités et sous la protection de la coutume. L’excision peut avoir des conséquences immédiates et à long terme sur la victime, tout dépend de la forme pratiquée, de la condition physique de la jeune fille et aussi de la nature des outils utilisés par l’exciseuse à l’opération. Les séquelles et les effets secondaires physiques sont généralement plus faciles à comprendre sur la santé mentale et sexuelle de la victime. Les effets à court terme, tels que les douleurs des tissus adjacents du vagin, saignement continuel et grave très souvent aboutit à une hémorragie potentiellement mortelle, rétention aigue de l’urine, infection due aux instruments( lames, couteau, ciseaux, morceau de verre ou tout autre objet bien aiguisé) utilisés par l’exciseuse pour couper ou coudre une partie du vagin.
Très souvent, une potion ou autre substance traditionnelle sert de médecine pour essayer de guérir les plaies du vagin et de l’entrejambes. Apres l’excision les jambes de la fille restent bloquées et écartés à l’aide d’un fer, d’un bois ou autre instrument conçu uniquement pour la pratique de l’excision.
Les complications a long terme sont celles qui très souvent on un impact sur la femme et sur la société. Difficultés a uriner, infections pelviennes, infertilité, déformation complète du vagin, difficultés et douleurs intenses dans les menstruations, fistules (au Niger selon Danja Fistula Center, plus de 100000 femmes souffrent de la fistule , prés de 8000 cas sont diagnostiquées par an, la société étant tellement injuste, les quelques 300 à 500 patientes en entente d’une intervention chirurgicale sont appelées les « les lépreuses de la vie »), douleurs et dysfonctionnement dans les rapports sexuels et enfin des problèmes et des complications constatés pendant la grossesse et l’accouchement. Très souvent pendant l’accouchement, la femme victime de l’excision est obligée d’avoir une ou plusieurs opérations au vagin afin de voir l’enfant naitre.
L’excision est un mal, un crime social devant lequel toute la société est aujourd’hui coupable dans la mesure où les autorités, les yeux fermés ont fait des droits de la femme en Afrique quelque chose de peu important dans leur agenda et pour le développement du continent.
Le mariage précoce est une réalité africaine, mais aussi très répandu dans le monde musulman par ignorance de la religion islamique avec des conséquences sur les jeunes filles victimes et sur la société. En Afrique, le mariage précoce est perçu comme une chose normale et nécessaire par beaucoup de familles. « La jeune fille peut être mariée dès l’âge de 8 ans, une fois que son état physique lui donne l’apparence d’une adulte » c’est ce que me dit Malan Tonko habillé d’un boubou bleu avec un turban noir sur la tête, assis sur une natte, entouré de 4 femmes et une dizaine d’enfants tout en avançant des arguments religieux pour défendre la pratique du mariage précoce. Cependant, par ma petite connaissance de l’islam je n’ai pas tardé à réfuter les arguments de Malan Tonko. Du doigt, Malan Tonko me montre sa plus jeune femme Rakia qu’il a épousé à l’âge de 9ans. Toute innocente, très maigre, Rakia a l’air d’une personne très traumatisée, fatigué et maladive. Malan Tanko me fait savoir qu’aujourd’hui Rakia a 11 ans et qu’elle est enceinte de son deuxième enfant après une fausse couche il y a 7 mois. (Pas besoin de déclarer ce crime audacieux de Malan Tonko auprès des autorités, car c’est bien eux les plus grands complices, ils finiront sans doute par m’accuser de vouloir ruiner « un mariage » et c’est moi qui serais vu comme criminel aux yeux de la police et de la société).
Devant cette réalité quotidienne, un peu partout en Afrique, beaucoup de femmes et de jeunes filles se retrouvent dans un piège culturel pourri par des croyances religieuses et coutumières qui continuent de marginaliser la femme africaine.
Dans une étude menée par l’Unicef dans six pays africains, au Niger, 44% des femmes âgées entre 20-24ans ont été mariées à moins de 15ans, et ceci tout simplement sous le prétexte de suivre la tradition, renforcer les liens entre communautés et protéger la jeune fille contre les grossesses hors mariage et le vagabondage sexuel. Dans beaucoup de cas, et même très souvent, le mariage précoce est un arrangement “patronné” par le père de la fille sans le consentement de la mère.
Les conséquences du mariage précoce sont les plus aigues pour la femme et pour la société : selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) chaque minute qui passe au moins une femme meurt à l’accouchement ce qui veut dire que 529000 femmes dont la plupart des jeunes filles victimes d’un mariage précoce meurent par an en essayant de donner une vie. En outre, pour chaque femme qui meurt à l’accouchement, 20 autres femmes souffrent d’infections, de blessures et d’autres complications liées à la maternité. Cinq complications sont à la base de plus de 70% de la mortalité maternelle. L’hémorragie (25%), infection (15%), l’avortement non médicalisé (13%), l’éclampsie (hypertension artérielle très élevée 12%) et enfin la dystocie (complications qui empêche le déroulement normal de l’accouchement 8%) Bien que ce soient les causes de la mortalité maternelle, il faut distinguer deux principaux facteurs. La jeune fille mariée avant l’âge et n’étant pas physiquement mature se retrouve avec une fistule à l’accouchement, la plus part des hémorragies pendant l’accouchement a été remarquée chez les jeunes filles fistuleuses victimes d’un mariage précoce ou autre relation sexuelle avant la maturité.
D’autre part, la qualité des soins indisponibles et inaccessibles, le manque de moyen et la pauvreté excessive sont aussi des facteurs majeurs liés à la mortalité maternelle. Tous ces facteurs nuisent au développement social et au bien être de la femme et de l’enfant, car en moyen 1 million d’enfants sont orphelins de mère par an(Unicef).
Le mariage précoce est une pratique très défendue par le père de famille, c'est-à-dire l’homme considéré comme maitre de maison, ce dernier est celui qui décide du devenir de la jeune fille. Très généralement, la jeune fille ne se rendra compte du mariage qu’au bon milieu de la nuit du mariage arrangé, elle se verra transporter comme une marchandise chez un monsieur qu’elle n’a jamais vu dans sa vie. Laissée à elle-même, elle n’a pas où aller, car refuser le mariage qui a été décidé par le père causera un second mal qui est celui de voir sa mère mise à la porte, humiliée, maltraitée et même très souvent sévèrement frappée et chassée du village par le chef de famille ou par la tribut pour avoir causé la honte de la famille. Car, le refus de la jeune fille de rester dans le mariage arrangé est perçu comme une humiliation pour toute la famille. Ainsi, le prix à payer c’est d’en vouloir à la mère responsable de l’éducation et du comportement de sa fille. Cependant, l’amour d’une mère n’ayant pas de prix, la jeune fille se voit contrainte de vivre avec un homme qu’elle n’aimera jamais dans sa vie, désormais, elle vivra une vie de couple, sans amour, avec chagrins et soucis nuit et jour.
Très souvent aussi, le père voit en sa fille une source de revenus financiers, à travers la dote qu’il recevra de la famille du jeune mari, de ce fait la jeune fille n’est pas plus qu’une marchandise. Dans des villages très lointains de la région Nord du Niger et même dans une partie dans le Sud, très souvent, c’est contre un chameau, du bétail ou une position sociale misérable que le père offre sa fille en mariage. Dans la plupart des mariages précoces arrangés par les familles, la jeune fille est celle qui finit par tout perdre en devenant parfois une esclave de maison chargée des taches ménagères, allant de la corvée aux travaux de champs, elle est responsable du maintien de sa belle famille par son effort physique jusqu’au jour où elle ne sera plus rentable physiquement, elle se verra remplacer par une autre femme plus jeune, c'est-à-dire une coépouse.
La polygamie, bien que je sois d’une famille polygame, la polygamie est une chose que je n’ai jamais pu comprendre du point de vue social. Etant aussi musulman, ayant lu le coran et les hadiths, je peux m’exprimer intellectuellement et religieusement à ce sujet afin de prendre position en fonction de mon bon sens et de ma compréhension des textes coraniques. « Épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, alors une seul vous suffit » dit le Coran (sourate 4 verset 3). A mon avis l’Islam n’a jamais encouragé la polygamie et surtout pas dans un continent ou l’injustice a l’égard des femmes est une chose flagrante et souvent même légiférée par la coutume. En plus en Afrique, la polygamie est plus culturelle que religieuse
Bien qu’on puisse attribuer la polygamie aux hommes financièrement stables, on remarque qu’avec plus de 80% de la population qui vit avec moins de $1 par jour en Afrique (irinnews.org), la polygamie est une réalité chez beaucoup d’hommes africains pauvres qui très généralement ne dépendent que des saisons pluvieuse pour survivre, car pour la plupart de ces hommes polygames, la devise est divine « c’est Dieu qui nourrit la bouche qu’il ouvre »de ce faite pas de soucis « marions nous autant et faisons autant d’enfants des enfants Dieu est la ».
Pratiquée dans les temps passés pour des raisons économiques, la polygamie a un but bien déterminé qui est celui d’avoir un grand nombre d’enfants qui serviront de main d’œuvre pour la famille. Ainsi pour atteindre ce but, les hommes, autrefois, étaient obligés d’avoir plus d’une femme pour une procréation rapide des enfants. D’autre part, plus il y a d’enfants dans une famille, plus cette famille devient puissante, sinon même une chefferie en fonction du nombre des enfants que possède l’homme, il peut devenir un chef de clan ou de tribut en conquérant assez d’espaces et de terres.
Aujourd’hui, la polygamie en Afrique est devenue un titre noble dans le milieu des hommes riches, des commerçants et des villageois dont la plupart sont des illettrés. Beaucoup d’hommes en Afrique souhaitent avoir une deuxième ou troisième femme alors qu’aucune femme au monde ne souhaite être la deuxième ou la troisième femme d’un autre homme. En réalité d’une façon ou d’une autre il n’y a que les hommes qui tirent profit de cette pratique, car très généralement les conséquences pèsent plus sur les femmes que sur l’homme qui finit par divorcer une fois qu’il est lassé d’une d’entre elles. Au Sénégal, en 2005, selon une enquête démographique et de santé, environ la moitié des mariages sont polygames. (voanews.com).
En dehors des troubles émotionnels et conjugaux qu’engendre la polygamie, son plus grand mal, c’est d’être vécu dans une inégalité absolue, c’est de cette inégalité même que beaucoup de femmes perdent le sens de la liberté d’expression. Dans la plus part des cas, cette inégalité, cette injustice causée par le mari entre les coépouses est souvent héritée par les enfants, et le mal qui cause la discorde et les conflits au sein d’une même famille. Très souvent les membres d’une même famille se font la guerre pendant des années, et dans bien de cas, le conflit est tel qu’il ne peut être réglé en famille, c’est désormais aux autorités en place de faire justice. Malheureusement, les droits de la femme sont inexistants ou négligés par beaucoup de gouvernements africains, dans beaucoup de cas, la justice se prononce contre la femme est c’est à elle de subir les conséquences d’une séparation ou d’un divorce sur le plan social et familial, car en fin de compte, elle sera obligée d’assurer la charge des enfants dans beaucoup de cas.
L’excision, le mariage précoce, la polygamie, toutes ces pratiques dérivent d’une culture où l’ignorance et l’inégalité entre hommes et femmes dépassent le bon sens et la réalité de notre monde moderne. Et c’est dans la recherche du bonheur, de la liberté et d’une vie meilleure que nos propres coutumes et traditions ont privé nos femmes africaines de leurs droits et leurs libertés les plus fondamentaux. Aujourd’hui, la discrimination de la femme en Afrique est devenue un des plus lourds fardeaux pour les droits de l’homme et pour l’ensemble de la communauté internationale. Dans beaucoup de pays occidentaux, les femmes de nombreux pays africains jouissent aujourd’hui des droits et de libertés dont elles sont privées dans leur pays d’origine, elles vivent comme des reines, émancipées et instruites par les medias et autres programmes dédiés aux droits de la femme et de l’enfant. Celles qui n’ont pas pu emprunter le chemin de l’exil, malgré la souffrance, la discrimination et la marginalisation dégradante et quotidienne dont elles sont victime en Afrique, arrivent tout de même a se creuser un chemin de réussite sur le plan économique grâce à des ONG de micro-finance ou d’autres initiatives du PNUD, de l’Unicef et de l’Union Européenne qui sont des instituions déterminées à mettre fin à la discrimination et a l’ inégalité des droits de la femme, a lutter contre la pauvreté, et a promouvoir une vie meilleure pour la femme et l’enfant.
La contribution des femmes dans le développement de l’économie africaine est entrain de s’accroitre très rapidement dans tous les secteurs, que ca soit l’agriculture, l’élevage, le secteur bancaire et même dans l’industrie, les femmes africaines par leurs initiatives et leurs perspectives pour l’avenir de l’Afrique sont désormais un espoir certain du développement économique du continent africain. Ne reste qu’aux gouvernements et aux leaders africains d’adopter et de mettre en vigueur plus de lois et de règles solides de base pour la promotion de la femme et de la jeune fille sur le plan intellectuel, économique et politique afin que les femmes puissent avoir un rôle prépondérant dans la gestion des affaires de l’Etat.
….BIRDSON DANSOUNSOU….
La Femme Les Femmes
Bravo pour votre courage et pour partager avec la moitié des êtres vos connaissances et votre raisonnement sur une des causes majeures non seulement du retard économique mais aussi d'une profonde injustice et de coutumes barbares qui ne se justifient nullement ni par les écrits du livre ni par la raison.
Que de chemin à parcourir encore.!
Même lorsque les lois tentent d'appliquer le principe d'égalité , la réalité est que les mentalités masculines sont régies par des instincts et pulsions justifiées par un obscurantisme atavique et traditionnel.