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    France

    Cercle Wagram: quand la mafia corse règle ses comptes à Paris

    media le Cercle Wagram, situé à deux pas de l’avenue parisienne des Champs-Elysées. MIGUEL MEDINA / AFP

    Ce 5 décembre, le procès du cercle de jeu parisien Wagram, soupçonné d’avoir été au cœur d'un jeu de rivalités et de convoitises entre voyous corses, s'est ouvert à Paris. Dix personnes sont renvoyées devant la 14e chambre du tribunal correctionnel, pour extorsion de fonds et association de malfaiteurs. Il est question d'un putsch entre milieux mafieux, survenu dans les coulisses du Cercle Wagram en janvier 2011. Une prise de pouvoir qui a mis en lumière les liens douteux entre flics et voyous.

    Le tribunal correctionnel de Paris doit auditionner dix personnes qui comparaissent pour extorsion de fonds et association de malfaiteurs. Toutes sont plus ou moins liées au banditisme corse. La justice va surtout se pencher sur le « putsch » du 19 janvier 2011, lors duquel un gang en a chassé un autre.

    L'histoire est digne d’un scénario à la Francis Ford Coppola. A l’origine, le Cercle Wagram, situé à deux pas de l’avenue parisienne des Champs-Elysées, est dirigé par Richard Casanova et les frères Francis et Jean Angelo Guazzelli, tous membres du gang corse de la Brise de mer. En 2008, Richard Casanova est assassiné. En 2009, c’est au tour de Francis Guazzelli de disparaître. Jean Angelo prend les rênes du Cercle et écarte les proches de feu Richard Casanova. Sous ses ordres, il place Jean-François Rossi et Jean Testanière, dit « Le Mage », un homme dont le répertoire foisonne de noms de stars.

    A l’époque, selon l’instruction, les 28 tables de jeux rapportent entre 30 000 et 40 000 euros « cash » mensuels aux neuf membres du groupe.

    Le putsch du 19 janvier 2011, une vendetta à la parisienne

    Le 19 janvier 2011 - avec en toile de fond les dissensions qui déchirent le gang corse de La brise de mer - les hommes de l’ancienne équipe débarquent au Cercle Wagram pour prendre la tête du très lucratif établissement parisien. Mais quand le beau-frère de Casanova, Jean-Luc Germani, accompagné de huit comparses dont Antoine Quilichini, dit « Tony le boucher », investissent les lieux, ils ignorent que l'établissement est sous surveillance dans le cadre d'une autre procédure. Pour la police, c’est pain bénit.

    « L'ancienne équipe d'ici (...), raconte au téléphone l’un des employés du cercle, peu de temps après cette démonstration de force, ils sont arrivés ce matin (...) avec des mecs de chez vous et ils ont enlevé Marie, Térésa, les deux zouaves ... tout le monde dehors (...) c'est pas un petit truc qui s'est passé (...) c'est chaud hein ? »

    Selon les juges d’instruction, cette manifestation de force était, « manifestement destinée à frapper les esprits et à décourager par avance toute velléité de riposte ».

    Sur écoute téléphonique lui aussi, « Le Mage » se confie à son amie la chanteuse et comédienne Ophélie Winter. « L'ancienne bande, dit-il, (...) des enculés (qui) ont fait des saloperies et (qui) reviennent ». Quant à son compère Rossi, il assure à l'un de ses interlocuteurs que les héritiers de Casanova lui ont prédit qu'il perdrait la tête s'il remettait les pieds au Cercle...

    L’épopée s’achève le 8 juin 2011. La plupart des protagonistes sont interpellés dans le cadre d’un coup de filet policier. Les portes du Cercle se referment.

    Les Ripoux sont de retour

    Sur le banc des accusés, trois personnes ont échappé aux enquêteurs. Jean-Luc Germani, Stephane Luciani Frédéric Fédérici. Les deux premiers sont poursuivis pour l'assassinat, en 2008, de Jean-Claude Colonna, cousin de l'ancien « parrain » Jean-Jé Colonna, mort en 2006. Seront donc présents six hommes et une femme, dont des acteurs de la série de Canal+ « Mafiosa », reconvertis en réels bandits.

    Fin de l’histoire le 21 décembre prochain. Les prévenus risquent jusqu'à dix ans d'emprisonnement. Un autre volet pour des faits de blanchiment concernant le Cercle Wagram est encore à l'instruction.

    Dans cette affaire, Jean Angelo Guazelli et un policier à la retraite, Honoré Renon, président de l'association du Cercle, ont été mis en examen. En avril 2012, le patron due la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) de l'époque, Bernard Squarcini, avait été entendu comme témoin, son nom revenant parmi les contacts de plusieurs membres du cercle Wagram. Selon les magistrats qui ont instruit le dossier, « la présence d'anciens fonctionnaires de police au sein des instances dirigeantes des cercles de jeux parisiens (...) jetaient le trouble sur les liens pouvant exister entre les mis en cause et le milieu policier ». Plus extravagant encore, l’affaire a mis au jour les liens entre le maire de Sarcelles, François Pupponi (PS) et Philippe Terrazzoni, l’un des principaux prévenus. La Brise de mer n’a pas fini de souffler sur la capitale.

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