| Dernières infos |
Territoires palestiniens: Israël donne son accord pour la construction de 296 nouveaux logements dans une colonie de CisjordanieBangladesh: le bilan de l'immeuble effondré dépasse désormais les 900 morts, annonce l'arméeAu Bangladesh, au moins sept morts dans un feu d'usine selon la police |
|
Trois femmes retrouvées mortes au Centre d'information kurde de Paris

A Paris, trois femmes ont été retrouvées mortes ce jeudi 10 janvier 2013 au petit matin dans les locaux du Centre d'information kurde. Elles auraient été abattues d'une balle dans la tête. Selon le responsable du centre, les femmes seraient des activistes kurdes. Le ministre français de l'Intérieur qualifie ces assassinats « d'insupportables » ; Manuel Valls s'est rapidement rendu sur place.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, trois femmes ont été retrouvées morte dans les locaux d’une association kurde à Paris. Les trois personnes, décrites par le responsable du centre comme des activistes, auraient été abattues d'une balle dans la tête faisant, selon la police, penser à une exécution. Elles ont été découvertes vers 1 heure du matin par d’autres Kurdes inquiets et qui n'avaient pas réussi à les joindre.
Quelques informations ont filtré sur l’identité des victimes. L’une d’entre elles serait une permanente de l’Institut kurde de Paris, Fidan Dogan, les autres victimes seraient une femme présentée comme l’une des fondatrices du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Sakine Cansiz et une jeune activiste Leyla Soylemez.
Elles se trouvaient vraisemblablement seules dans un appartement situé au premier étage d’un immeuble parisien. Le lieu était pourvu d’un digicode et d’une sonnette et aucune plaque ne fait mention de sa présence. Pour le directeur du centre qui s’est exprimé à l’AFP, les jeunes femmes auraient peut-être ouvert la porte à leur(s) assassin(s).
Des meutres politiques pour la communauté kurde
L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne. Le ministre français de l’Intérieur a très vite réagi, qualifiant ces assassinats « d’insupportables » avant de se rendre sur les lieux. Sur place, de nombreux militants kurdes se sont rassemblés dès l'annonce de ces meurtres.
Pour la communauté kurde de Paris présente aux alentours du centre, c’est certain ces meurtres sont purement politiques. Ces trois femmes étaient toutes réfugiées politiques à Paris et à Bruxelles. Et pour beaucoup des Franco-Kurdes dans la foule, la Turquie est derrière ce triple meurtre. D’autres sont plus prudents. En tout cas, ceux qui ont découvert la scène du crime cette nuit assurent « que c’est du travail de professionnel », seulement trois douilles auraient été retrouvées.
Autre hypothèse avancée cette fois-ci par le pouvoir turc, il s’agirait d’un règlement de comptes au sein du PKK avec pour objectif d’entraver le processus de dialogue engagé récemment en Turquie entre les services secrets turcs et le chef du PKK, un processus de dialogue engagé pour désarmer les rebelles kurdes.
Vives réactions en Turquie Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion Toute la presse turque est sous le choc ce jeudi matin et ouvre ses bulletins d’information sur ce triple assassinat, parce qu’il est spectaculaire et visait notamment une responsable de haut niveau du PKK, mais aussi parce que le moment choisi n’est certainement pas anodin, en pleine négociation au plus au niveau entre l’état turc et la rébellion kurde. Un terme revient régulièrement dans les titres ou les commentaires, celui de « sabotage » : sabotage du processus de paix qui vient de s’amorcer, et beaucoup, il faut le dire, s’attendaient ou redoutaient un tel attentat visant à mettre en péril ces négociations. L’un des vice-présidents du Parti de la justice et du développement au pouvoir, Hüseyin Çelik, a rapidement réagi en début de matinée, utilisant le même terme de « sabotage » et évoquant un règlement de compte interne à l’organisation séparatiste. « Ce n’est pas un coup des forces de sécurité françaises », précise M. Çelik, ajoutant que « cela fait longtemps que le PKK pratique ce genre d’exécutions », que « ce n’est pas la première fois que des négociations connaissent un coup d’arrêt provoqué par une escalade de la violence », et qu’« il y a des voix dissonantes au sein du PKK ». Pour les députés kurdes du BDP, c’est la même analyse : « c’est le processus des négociations qui était visé », dit par exemple Sirri Sakik, « ce n’est pas un assassinat mais un massacre », dit encore le vice-président du Parti pour la paix et la démocratie Selahattin Demirtas ; mais personne dans les milieux kurdes ne désigne le PKK. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati



















Réagissez à cet article
(2) Réactions
oui vous exister depui des
oui vous exister depui des millenaire mais pas capable de cree un etat en 1000ans cet pas la turquie qui va vous la cree, arrete tes conneri
Tout d'abord, hommage à nos
Tout d'abord, hommage à nos sœurs kurdes,ces femmes qui luttaient pour le droit des kurdes.
N'oublions pas que la cause des kurdes est légitime, nous sommes un peuple qui existe depuis des millénaires, ayant notre propre langue, nos propres coutumes, notre propre culture... Peuple de 40 millions d'habitants, nous exigeons une reconnaissance de l'identité kurde et la libération des kurdes emprisonnés injustement.