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    France

    La société Amesys soupçonnée de complicité de torture en Libye

    media Amesys est accusée d'avoir, par son logiciel Eagle, fourni au régime de Kadhafi du matériel lui permettant d'intercepter des communications sur internet. DR

    Un juge français va pouvoir enquêter pour déterminer si la société d'électronique Amesys, une filiale du groupe français Bull, s'est rendue complice de torture en Lybie en fournissant du matériel de surveillance de communications en 2007 au régime de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Pour la Fédération internationale des droits de l'homme, et la Ligue des droits de l'homme, cette entreprise française ne pouvait ignorer ce que le régime libyen faisait du matériel livré.

    Le parquet de Paris ne voulait pas de cette enquête. Mais hier, la cour d'appel de Paris en a validé la légalité, et l'instruction va donc pouvoir entrer dans une phase active.

    Le rôle joué par cette société française, une filiale de Bull, en Libye, a été découvert en août 2011 lors de la libération de Tripoli.

    Dans le bâtiment où le régime libyen surveillait les communications, des journalistes du Wall Street Journal avaient découvert des retranscriptions de conversations privées sur internet ainsi que des manuels portant le logo d'Amesys.

    Pour les plaignants, la Ligue des droits de l'homme et la Fédération internationale des droits de l'homme, ce système déployé par l'entreprise française a bien permis d'intercepter l'ensemble des cyber-communications, et de cibler, parmi la population, les opposants au régime.

    De son côté, Amesys a fini par reconnaître avoir signé en 2007, dans un contexte de rapprochement diplomatique avec la France, un contrat avec les autorités libyennes. Mais l'entreprise assure que son matériel n'a jamais permis de surveiller l'ensemble de la société civile.

    Cinq Libyens prêts à venir témoigner

    La semaine dernière, cinq ressortissants libyens se sont constitués partie civile. Et ces bloggeurs, victimes de répression, affirment qu'ils viendront témoigner devant le juge français du pôle génocides et crimes contre l'humanité.

    Ces cinq personnes sont une femme et quatre hommes installés à Tripoli, Benghazi et Misrata. Selon la Ligue des droits de l’homme et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ces arrestations étaient directement liées à leur surveillance par le système livré par l’entreprise française.

    L’enquête passe désormais par l’audition des dirigeants d’Amesys, mais également aussi par le déplacement du juge d’instruction en Libye. Un voyage incontournable, estime la FIDH, pour que le magistrat puisse se faire expliquer comment les autorités libyennes prenaient instruction de l’utilisation du matériel d’Amesys.

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