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    France

    «Rendez-vous à Kiruna», un road movie en Laponie

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    Jean-Pierre Darroussin incarne Ernest, le personnage principal de Rendez-vous à Kiruna, le nouveau film d’Anna Novion. Un père qui part en Laponie reconnaître le corps de son fils, un fils qu’il n’a pas connu. Le film sort ce mercredi 30 janvier dans les salles françaises. Entretien.

    Kiruna en Laponie, quel drôle d’endroit pour un rendez-vous ?

    Anna Novion : C’est vrai, je me suis rendue compte que pas grand monde connaissait cette ville du nord et c’est cela que j’ai aimé. C’est un rendez-vous avec l’inconnu. Ernest est un personnage qui ne sait pas très bien pourquoi il part, où il va, et il ne sait pas très bien qu’il va aller à la rencontre d’une partie de lui-même.
     
    Vous avez une mère suédoise. C’est aussi pour cette raison que vous avez choisi Kiruna comme point d’arrivée du film ?
     
    Anna Novion : Disons que oui. Toute ma famille maternelle est suédoise et que c’est un pays que je connais bien et qui m’inspire. J’ai déjà tourné Les Grandes personnes, mon premier long métrage qui se passait déjà en Suède et j’avais envie de continuer d’explorer les paysages suédois, de continuer à filmer les lumières suédoises qui sont très particulières et de filmer ces journées qui s’étendent où les nuits sont de plus en plus courtes.
     
    C’est l’histoire d’Ernest, un architecte qui est donc vous Jean-Pierre Darroussin. Au début du film, ce n’est pas forcément un type bien.
     
    Jean-Pierre Darroussin : Il est assez odieux, c’est vrai. Il est égoïste, c’est un homme de pouvoir qui n’a pas beaucoup de temps pour s’attarder à des futilités qui peuvent être d’ordre affectif. Il est vraiment dans le travail. C’est un homme qui construit, c’est un architecte de renom. Quand on le prend au début du film, il est évidemment toujours comme les architectes, souvent un peu charrette sur des chantiers et il y a un gros concours à passer. Et il reçoit ce coup de téléphone qui l’attire irrémédiablement hors de ses sentiers et hors de sa trace toute faite.
     
    Il y a un policier suédois qui lui demande de venir reconnaître le corps de son fils qui s’est noyé au large de la Seine. Ce fils là, il ne l’a pas connu. Et au début, il explique qu’il n’en à rien à faire.
     
    Jean-Pierre Darroussin : Oui, c’est un enfant qu’on lui a fait dans le dos lorsqu’il était jeune. Ce sentiment de paternité, il ne l’a jamais senti en lui et il l’a toujours occulté. Il n’en a jamais voulu. Pour lui, cela correspondait à une trahison. Puis, petit à petit en vieillissant, cette trahison correspond aussi à une faille, à un trou, à quelque chose. Alors que sa vie est bien remplie, il a un endroit qui reste défaillant.
     
    Au début du film, il est clair qu’il ne va pas partir, et puis finalement il part. Pourquoi partir?
     
    Anna Novion : C’est presque une pulsion. Il ne sait pas vraiment pourquoi il part, mais c’est comme s’il ne pouvait pas faire autrement que de partir.
     
    En plus, il cache les raisons de son départ, en particulier à Victoire qui est sa compagne ?
     
    Anna Novion : Oui, parce qu’il ne sait pas l’expliquer. Il n’a pas les mots. C’est comme s’il avait des actions, mais il n’avait pas de mots pour poser les choses. Donc il part sans trop savoir pourquoi. C’est petit à petit, au fur et à mesure du trajet, qu’il va comprendre que ce qu’il fait là sur ces routes désolées, sur ces routes où il commence à y avoir de moins en moins de monde quand il s’éloigne petit à petit des villes. Et c’est là qu’il va commencer à se rendre compte du pourquoi il est là et il va, petit à petit, avoir un lâcher prise.
     
    Il prend sa voiture. Ca aussi, c’est très important parce que normalement, pour aller en Laponie, on prend l’avion. Sauf que votre personnage, Jean-Pierre Darroussin, il a la phobie de l’avion.
     
    Jean-Pierre Darroussin : Il est phobique.
     
    Ce film, est-ce un road movie ?
     
    Jean-Pierre Darroussin : Il s’inscrit dans ce genre là dans tous les cas. C’est la volonté d’Anna de s’attaquer à cela pour son second film. Je ne veux pas parler totalement à sa place parce qu’elle est là (rires).
     
    Anna Novion : Oui, c’est un road movie, évidemment.
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