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Crise économique France

La fondation Abbé Pierre demande à François Hollande de respecter ses engagements

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Le drame du mal-logement vient de se rappeler à François Hollande. A la veille de la publication du 18e rapport de la Fondation Abbé Pierre, le président a reçu, à sa demande, ses trois dirigeants : Raymond Etienne, Patrick Doutreligne et Christophe Robert. La situation qu'ils lui ont présentée est, selon eux, explosive.

Les chiffres cités dans le nouveau rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, rendu public ce 1er février sont alarmants : 150 000 personnes en France n’ont pas de domicile fixe, 411 000 sont hébergées par des tiers, 100 000 vivent dans des campings et 1,22 million attendent un logement social.

Au total, ce sont 10 millions de personnes en France qui sont touchées à des degrés divers par la crise du logement.

Selon les auteurs du rapport, aucune catégorie sociale n’est à l'abri, à part les gens riches. La situation est particulièrement difficile pour les ménages les plus modestes, les personnes isolées, les jeunes et les familles monoparentales disposant de faibles ressources.

Et contrairement aux idées reçues, le drame du mal-logement n’est pas concentré uniquement dans des zones « de grande tension » : Paris, l’Ile-de-France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ou le Rhône. Il touche au contraire tout le territoire français.

Les familles monoparentales

En France, il y a 1,7 million de femmes seules avec un ou plusieurs enfants. Un tiers d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Une mère sur deux finit le mois à découvert. Une sur cinq craint de basculer dans la pauvreté.

« Quand on a un foyer avec deux salaires, même avec un temps partiel comme c’est le cas de beaucoup de femmes, on arrive à pallier la cherté croissante de la vie. Mais quand le couple se sépare, le ' reste à vivre ' se réduit de façon dramatique », explique Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

Résultat : les personnes séparées sont logées dans des appartements trop chers, trop petits ou très éloignés de leur lieu de travail.

Cela pose beaucoup de problèmes, non seulement aux mères divorcées ou célibataires, mais aussi aux pères qui, après la séparation du couple, souhaitent garder un lien avec leurs enfants, les accueillir pour les week-ends ou les vacances dans un logement adapté, à un prix abordable.

« Nous sommes en train de créer une génération d’enfants vivant dans des conditions qui mettent en péril leur développement, leur santé et leur scolarité… La fameuse égalité des chances n’existent pas pour eux », insiste Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Le mal-logement des jeunes et des seniors

Les personnes jeunes qui ont l’âge de quitter le foyer familial vivent, elles aussi, une situation très difficile. Même si elles ont un emploi, les prix sur le marché de l’immobilier sont tellement élevés qu’il leur est en pratique inaccessible.

Elles sont donc obligées de continuer à cohabiter avec leurs parents ou, après avoir vécu un certain temps dans un logement indépendant, elles sont contraintes de retourner « chez papa et maman ». C’est ce que l’on appelle « la génération boomerang ». Selon les données de la Fondation Abbé Pierre, quatre jeunes sur 10 en font partie.

La crise du mal-logement frappe également les personnes âgées, surtout lorsqu'elles sont seules. La conjonction de la baisse des ressources et de la cherté du marché fait que les retraités veufs et veuves ne s’en sortent plus. Quand on a une retraite de 700 à 750 euros, et que les trois-quarts de cette somme partent dans le loyer, la situation devient invivable, insistent les auteurs du rapport.

Le mal- logement des classes moyennes

Il y dix ans, la Fondation Abbé Pierre alertait surtout sur la situation des personnes exclues socialement et déjà tombées dans une grande précarité. Aujourd’hui, la crise concerne aussi ceux dont on pourrait penser qu’ils sont protégés par leur situation économique et sociale.

Les prix de l’immobilier ont doublé ces 10 dernières années, les loyers ont augmenté de 50%. L’accès à la propriété est devenu impossible pour la majorité des Français. « Le marché du logement fonctionne comme une véritable centrifugeuse. Il sélectionne les candidats les plus solvables et refoule les autres vers les réponses apportées par les pouvoirs publics, notamment vers les logements sociaux, dont la quantité n’est pas du tout calibrée pour répondre à l’ensemble des besoins », note le rapport.

Quelles solutions ?

La Fondation Abbé Pierre appelle de ses vœux une grande réforme structurelle de la politique du logement, adaptée aux conséquences de l’évolution des structures familiales et à celles de la crise économique.

Elle salue certaines décisions prises déjà par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault : l’encadrement des loyers à la relocation, le passage de 20% à 25% de logements sociaux par commune et la cession de terrains publics pour en construire.

Mais pour atteindre l’objectif de produire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, prévus par le « contrat social » signé par François Hollande, l’Etat devrait s’impliquer financièrement de façon plus massive, selon la Fondation Abbé Pierre. En attendant la grande loi-cadre sur le logement et l’urbanisme prévue en juin, les auteurs du rapport réclament surtout une vraie « cohérence » de la politique du logement pour protéger les plus fragiles.


 

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