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Bachar el-Assad France Syrie

Pro et anti-régime syrien descendent dans la rue à Paris

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce samedi 2 février à Paris à l'appel d'un mouvement d'extrême droite en faveur du régime syrien. Les opposants sont également descendus dans la rue, à l'appel des partisans de la révolution syrienne et d'organisations politiques de gauche. Les deux manifestations se tenaient dans le centre de la capitale mais à deux endroits différents.

Place de l'Odéon, à Paris. L’ambiance est inhabituelle dans ce quartier d’étudiants. Sous un ciel lourd et gris, une centaine de jeunes au crâne rasé, habillés et gantés de noir, manifestent contre l’impérialisme, en solidarité avec les peuples vénézuéliens et syriens.

Des représentants de l’Union des patriotes syriens, qui soutiennent Bachar el-Assad, sont à leurs côtés. « Nous sommes victimes en Syrie de l’impérialisme. Celui qui est responsable, c’est l’Occident, qui finance les terroristes en Syrie. Le devoir de l’Etat est de défendre son peuple », assure l’un d’eux. Les patriotes syriens se disent victimes des salafistes. Une menace qui, selon eux, serait aux portes de Paris et qui expliquerait la mobilisation des jeunes fascistes.

A quelques centaines de mètres de là, face à l’Assemblée nationale, une centaine de Syriens affrontent la pluie en soutien à la rébellion dans leur pays. Ils dénoncent la violence du régime et ne se reconnaissent pas dans la menace salafiste agitée par les pro-Bachar el-Assad. « Est-ce que j’ai une tête de salafiste ? Il n’y en a pas un seul, vous pouvez regarder autour de vous », se défend ainsi un manifestant.

Soutien des parlementaires

Réclamant la solidarité des parlementaires français avec le peuple syrien, les manifestants ont également exprimé leur impatience face à ce conflit qui s’éternise. « Jusqu’à maintenant, il n’y a que des promesses non tenues, il n’y a que des déclarations de bonne volonté, mais on ne voit rien sur le terrain. Il faut vraiment agir très vite car la situation devient de plus en plus dramatique et les populations souffrent », rappelle Abdoul Raouf Darwish, président du collectif du 15 mars pour la démocratie.

Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, est venue à la rencontre des manifestants pour expliquer la position du gouvernement français : « Ce que nous souhaitons, c’est évidemment le départ de monsieur Bachar el-Assad et de son clan, et qu’on puisse trouver une solution politique. Il faut parvenir à ce que la Coalition nationale syrienne se transforme en gouvernement provisoire ». Au sein du Parlement français, a rappelé Elisabeth Guigou, cette position est celle de tous les partis politiques.

En deux ans, la guerre a fait selon l’ONU 60 000 victimes et des centaines de milliers de réfugiés, dont le nombre ne cesse de croître. A Paris, les Syriens luttent surtout contre le désespoir en attendant un éventuel dialogue entre les parties prenantes au conflit.

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