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Joe Biden à Paris pour réaffirmer le soutien des Etats-Unis à la France au Mali

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François Hollande reçoit Joe Biden ce lundi 4 février à l’Elysée. Le président français et le vice- président américain vont aborder les grands sujets d’actualité, en premier lieu desquels le conflit au Mali. Joe Biden renouvellera le soutien des Etats-Unis à l’intervention militaire française. Un soutien savamment pesé.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Investi il y a deux semaines pour un second mandat, le président Barack Obama préfère visiblement se concentrer sur les dossiers intérieurs. La relance de l’économie, bien sûr, mais aussi deux sujets qu’il a placés en tête de sa liste de priorités : la réforme de l’immigration et les armes à feu.

C’est donc à son vice-président que Barack Obama a confié la tâche de le représenter pour ce voyage auprès de ceux que Washington appelle les « plus vieux amis et plus proches alliés » des Etats-Unis : l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.

A Paris, Joe Biden vient notamment réaffirmer le soutien des Etats-Unis à la France « pour son intervention au Mali ». Sur le plan matériel, ce soutien est bien réel : Washington fournit renseignements, logistique aérienne et ravitaillement en vol des avions de chasse français. Mais il y a quelques jours encore, la Maison Blanche ne cachait pas son scepticisme face à l’opération Serval, craignant que la France n’ait pas préparé de plan de sortie d’un conflit dans lequel elle risquait de s’embourber.

Les Etats-Unis soulignent l’importance d’un déploiement immédiat de la mission africaine chargée de soutenir les troupes françaises, et la nécessité d’organiser rapidement des élections libres et démocratiques au Mali.

Mais en lançant l’opération Serval, la France a également retiré une épine du pied des Américains. Et particulièrement de celui de Barack Obama. Le président américain aurait été bien embarrassé de devoir envoyer des troupes au Mali quelques jours seulement avant son investiture pour un second mandat et un discours dans lequel il déclarait : « Nous aurons le courage de tenter de résoudre pacifiquement nos différends avec d’autres nations, non pas par naïveté sur les dangers qui nous menacent, mais parce que l’engagement lève de manière plus durable la suspicion et la peur ».

Les Etats-Unis appliquent une politique qu'ils ont clairement annoncé (...) ils ne peuvent pas et non pas vocation à intervenir unilatéralement
Vincent Michelot Professeur d'histoire politique des Etats-Unis à Sciences Po Lyon 11/10/2013 - par RFI écouter

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