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Les deux éléphantes de Lyon échappent encore à l'euthanasie

media Une femme déguisée en éléphant, au parc de la Tête d'Or, proteste contre la mesure d'euthanasie qui frappe Baby et Népal (en arrière-plan), à Lyon, le 6 janvier 2013. . AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES

Condamnées à être abattues par le préfet de Lyon, Baby et Népal, les deux éléphantes du cirque Pinder, échapperont peut-être à leur sort funeste. Devant le Conseil d’Etat qui a été saisi de leur cas, le rapporteur public a préconisé, ce 20 février 2013, la suspension de l’arrêté préfectoral. La plus haute juridiction administrative se prononcera définitivement dans une quinzaine de jours. Suspectées d’être tuberculeuses et donc contagieuses, le sort des deux pachydermes a suscité beaucoup d’émotion en France.

L’audience de cassation devant le Conseil d’Etat s’est tenue ce mercredi 20 février à la demande du cirque Pinder, le propriétaire des deux éléphantes Baby et Népal menacées d’euthanasie après la décision du préfet du Rhône survenue en décembre 2011. Suspectées d’être atteintes de tuberculose, les deux pachydermes ont pu être contaminés par un troisième éléphant, Java, mort à 67 ans en août 2012 au parc de la Tête d’Or de Lyon qui les abrite depuis plus de dix ans. 

Une véritable mobilisation s’est levée autour du cas de Baby et Népal, âgées de 42 et 43 ans. Des personnalités comme Stéphanie de Monaco sont intervenues encore très récemment auprès du ministre de l’Agriculture. Stéphane Le Foll a confirmé que de nouveaux tests allaient être pratiqués car aucun de ceux réalisés jusqu’à présent n’apporte de certitude absolue sur leur contamination.  Mais quels qu’en soient les résultats, la princesse a d’ores et déjà proposé d’accueillir les éléphantes dans une de ses propriétés situées au-dessus de Monaco. Autre défenseure des animaux, Brigitte Bardot a mis dans la balance son intention de quitter la France si jamais Baby et Népal étaient abattues.

Illégalités

De condamnation à mort en sursis, dont le dernier s’achevait le dimanche 17 février, le sort des deux éléphantes était depuis suspendu à l’examen du pourvoi présenté par le cirque Pinder. Le propriétaire des animaux demandait la suspension de l’euthanasie devant le Conseil d’Etat. Sa décision définitive sera rendue dans une quinzaine de jours.
 
En attendant, la suspension a été préconisée par le rapporteur public qui a estimé qu’il pesait un soupçon d’« illégalité » sur l’arrêté d’euthanasie pris par le préfet du Rhône en décembre 2011, compte tenu de la « disproportion » de cette décision prise sans rechercher des « mesures moins radicales ». Le rapporteur public a également soulevé une autre difficulté susceptible de frapper l'arrêté d'illégalité : le cirque Pinder, propriétaire des éléphantes, n'avait pu faire valoir ses arguments aux autorités avant qu'elles se prononcent pour leur abattage. 

Cette décision préfectorale, prise parce que ces animaux représentaient un danger potentiel pour la population, a provoqué beaucoup d’émotion parmi les amis des animaux. Aussitôt connue, le préfet Jean-François Carenco a été submergé de courriels et de SMS dont les plus aimables lui reprochaient son « manque de cœur ». Depuis, une pétition demandant la vie sauve pour Baby et Népal a rassemblé plus de 120 000 signatures sur internet.

Un enjeu de santé publique

La contamination des éléphants par le bacille tuberculeux n’est pas rare. Ces grands animaux y sont particulièrement sensibles selon une étude menée aux Etats-Unis qui montre qu’ils seraient 12% en captivité à en être atteints. Le problème réside dans le fait que la tuberculose est contagieuse et qu’elle peut se transmettre aussi bien de l’homme à l’animal que l’inverse. Chez les deux la contamination se fait par voie respiratoire. C’est pourquoi Baby et Népal ont été mises à l’isolement depuis la mort de Java emportée par une tuberculose l'été dernier.
 
Pour les animaux, la loi est claire en ce qui concerne les bovins : quand un animal est atteint, tout le troupeau est abattu. Quant aux éléphants, quand même plus rares en France que les vaches, rien n’est prévu par le code rural, et faute de consensus, les autorités administratives fonctionnent le plus souvent au cas par cas. 

Mais déjà, en 2004, un éléphant du Safari de Peaugres, dans le sud-est de la France, avait dû être euthanasié ; l’autopsie avait confirmé la maladie. Un crève-cœur, se souvient la vétérinaire devenue depuis la directrice du parc animalier et pour qui « la tuberculose est un souci majeur car il y a un enjeu de santé publique ».

 

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Commentaires

 
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