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    France

    Twitter, le nouvel outil d’apprentissage

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    Environ 250 classes connectées sur Twitter, plus d’une centaine rien qu’au primaire, la twittclasse est en passe de devenir une mode bien installée. Le site de microblogging devient un outil d’apprentissage, même pour les plus petits, comme les CE1 de sept ans de l’école de Gaujacq dans les Landes.

    A priori, l’idée peut paraître incongrue : des enfants de sept ans qui publient leurs devoirs, les devoirs à faire, et qui communiquent avec d'autres classes sur Twitter. Mais pour François Lamoureux, l'instituteur de la classe de CE1-CE2 de Gaujacq dans les Landes, cette twittclasse a des vertus dans l'enseignement. D'abord, le réseau social donne une dimension plus réelle aux exercices demandés aux petits. Il permet de répondre à cette question que les enfants posent souvent : « Mais à quoi cela peut-il bien servir d'écrire correctement ? » Le fait de publier leurs travaux et de les faire lire par d'autres gens que leur instituteur leur donne une idée de la nécessité d’être bien compris.

    « Le but du jeu, explique François Lamoureux, est de faire les anciennes rédactions mais sur un support qui les motive. Le fait de savoir qu’on va être lu par plein de gens motive à écrire bien, des choses intéressantes, et à travailler toutes les notions qu’on a vues en classe dans un contexte concret de communication ».

    Les petits sont d’ailleurs tellement motivés qu’ils se corrigent entre eux ou cherchent dans leurs cahiers de leçons pour s’assurer de ne pas faire d’erreur. Voilà qui fait en plus bien entrer les leçons dans les petits crânes. Et en 140 caractères, l’exercice reste à la portée des plus petits. Les élèves de CE1 ne savant lire que depuis un an à peine, ils sont toujours en plein apprentissage de l’écriture. A en croire François Lamoureux, 140 caractères sans faute, c’est déjà une belle performance.

    Une activité de blog de classe

    Pour l'instant, le CE1-CE2 de Gaujacq a 200 abonnés qui peuvent lire ses publications. Il s’agit évidemment surtout des familles des élèves. Et c'est le deuxième avantage non négligeable d’une telle entreprise : un meilleur suivi des activités de la classe par les familles. L’instituteur leur a quand même donné certaines garanties, pour s’assurer de l’accord des parents et du bien-être des enfants : aucun tweet n'est publié sans supervision, les enfants n'ont accès qu'à leurs propres publications et leurs messages. Le reste de Twitter leur est inaccessible, et enfin, mieux vaut le préciser : ces activités ne sont en aucun cas obligatoires. En fait, la twittclasse correspond à une activité de blog de classes, ces blogs dans lesquels les classes racontent ce qu’elles font, publient leurs devoirs, et communiquent avec d’autres classes. Mais Twitter est plus interactif et la communication est plus rapide, ce qui représente un gain de temps aussi sur les heures d’enseignement.

    Un outil ludique et pédagogique

    Par ailleurs, François Lamoureux l'a constaté, l'outil Twitter peut faire naître l'interêt chez des élèves parfois démotivés. « Il y a des enfants pour qui c’est très compliqué d’écrire et de produire. Si en plus ils n’ont pas envie et n’y voient pas l’intérêt, la tâche devient impossible. Ce sont surtout ceux-là qui vont peut-être avoir envie de produire, grâce à Twitter ». Voilà donc le réseau social, jusqu’à il y a peu, cantonné à l’univers journalistique, propulsé au rang d’outil ludique et pédagogique.

    Reste à savoir, à l'heure où on parle de plus en plus de pathologies et d'addictions liées aux réseaux sociaux, si sept ans, ce n'est pas un peu jeune pour mettre le nez dedans.

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