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France: l'accès aux soins des plus démunis en débat au Sénat

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Améliorer l'accès aux soins des plus démunis. Tel est l'objectif de la proposition de loi inscrite à l'agenda du Sénat en France. Pour la sénatrice EELV (Europe Ecologie Les Verts) de Seine-Saint-Denis à l'origine de la proposition, c’est l’occasion de faire le point sur la situation actuelle et notamment l'application de la loi de couverture médicale universelle, qui doit assurer l'accès aux soins pour les plus pauvres.

La proposition de loi n'est pas finalisée. Mais déjà, la sénatrice Aline Archimbaud a pu esquisser les grandes lignes d'un projet qu'elle estime nécessaire alors que de plus en plus de gens sombrent dans la précarité et la pauvreté.

Parmi les propositions fortes, l'article 8 et l'interdiction pour un médecin de dépasser ses honoraires avec des patients qui touchent le Smic et en dessous. « Des millions de personnes sont aujourd'hui en grande précarité. Et on ne peut pas leur imposer des dépassements d'honoraires parce que 42% de nos concitoyens ont un jour ou l'autre renoncé à des soins », explique Aline Archimbaud. Selon elle, les démarches administratives sont trop compliquées pour les plus démunis.

Hélène Zeitoun, directrice d'un centre de santé en Seine-Saint-Denis qui assure aussi un suivi social des patients, qualifie ces démarches de parcours du combattant, sans garantie de succès : « Pour faire un dossier de CMU, le temps de traitement est de deux mois. C'est très compliqué pour quelqu'un qui n'est pas aidé et qui est déjà en situation précaire ».

D'ici au 28 mars, date du premier débat sur la loi au Sénat, la commission de santé du Sénat va interroger les acteurs de la santé. Le but : proposer une loi réaliste qui puisse être adoptée dans les plus brefs délais.

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