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Article publié le : mercredi 20 mars 2013 à 03:57 - Dernière modification le : mercredi 20 mars 2013 à 03:57

Affaire du Mediator: l'Agence du médicament mise en examen

Le Mediator serait à l'origine de la mort d'environ 1 300 personnes en France.
Le Mediator serait à l'origine de la mort d'environ 1 300 personnes en France.
AFP PHOTO FRED TANNEAU

Par RFI

L’Agence française du médicament a été mise en examen ce mardi 19 mars pour homicides et blessures involontaires dans l’affaire Mediator. Ce médicament destiné aux diabétiques en surpoids mais largement détourné comme coupe-faim, serait à l’origine de la mort d’environ 1 300 personnes en France.

L’Agence du médicament avait été vertement critiquée par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans un rapport publié en janvier 2011. Les juges la soupçonnent maintenant à leur tour d’avoir commis des fautes de négligence entre 1995 et 2009, année où le Mediator a été retiré du marché.

Car les alertes n’auraient pas manqué pendant toute cette période, selon l’IGAS. Dès 1995, des premiers soupçons apparaissent sur les effets nocifs du Mediator. Des spécialistes s’aperçoivent de sa parenté chimique avec certains coupe-faim, dont le risque est établi et qui seront d’ailleurs interdits deux ans plus tard. Du côté de l’Agence, pas de décision, le Mediator n’étant pas enregistré comme coupe-faim mais comme traitement adjuvant du diabète de type 2.

Les mises en garde vont ensuite se succéder. Elles émanent de médecins de la Sécurité sociale, d’experts de l’Agence européenne, mais aussi de cardiologues qui, dès 1999, notifient à l’Agence des cas d’effets indésirables graves sur le cœur ou les poumons. Les occasions d’interdire le Mediator n’auraient donc pas manqué.

Et l’Igas de pointer les graves défaillances d’une Agence pourtant chargée de la sécurité des produits de santé. Mais aussi les conflits d’intérêts qui l’auraient miné, les experts en charge de l’évaluation des médicaments travaillant parfois pour l’industrie pharmaceutique. L’Agence, qui s’appelait alors l’Afssaps, a depuis été rebaptisée et son fonctionnement modifié suite à l’affaire Mediator.

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(1) Réaction

Pour une véritable justice

Pour une véritable justice réparatrice dans le seul intérêt des victimes du médiator, il est impératif que l'actuel collège d'experts soit démis dans sa totalité .
Les membres du nouveau collège devront être experts médicaux judiciaire en exercice !!
La présidence sera pourvue par une personne issue du milieu médical !!
" On n'a jamais vu de magistrat chef de clinique ...!! "
Pour cela il existe une pétition :
Sur google: oniam / collège d'experts / pétition

Trop de mensonges, omissions, truquages et autres ont été utilisés par ce collège pour refuser ou accepter à minima des dossiers qui leur ont été confiés pour étude !!!

En France et ce depuis plusieurs années il y a eu des centaines de morts et actuellement ce sont des milliers d'handicapés ( tous victimes de la prise du médiator ) qui souffrent en silence car leur possibilité respiratoire est si faible qu'ils ne peuvent crier leur souffrance !!
Un silence assourdissant rythme la nonchalence d'une institution française prête à ne rien faire et à voir venir en attendant que la rue entre dans leur bureau !!
C'EST UN CAS DE SALUT PUBLIC !!!
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