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    France

    Affaire Bettencourt: retour sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy

    media Liliane Bettencourt, le 26 janvier 2011. REUTERS /Charles Platiau

    L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen jeudi 21 mars pour «abus de faiblesse» envers Liliane Bettencourt, l'une des plus grandes fortunes de France puisqu'il s'agit de l'héritière de l'entreprise L'Oréal, mais aussi une dame très âgée, dont le discernement est altéré depuis plusieurs années. À Bordeaux, c'est le juge Jean-Michel Gentil qui instruit l'affaire.

    • Les éléments sur lesquels le juge Jean-Michel Gentil s'est fondé pour mettre Nicolas Sarkozy en examen.

    Pour faire passer Nicolas Sarkozy du statut de simple témoin assisté à celui de mis en examen, il fallait réunir suffisamment d'éléments probants et concordants. C'est ce à quoi s'est employé pendant des semaines le juge Gentil, qui arrivait presque au terme de son enquête, mais qui restait sur sa faim depuis le 22 novembre dernier, depuis l'audition marathon de l'ancien président qui avait duré douze heures.

    Il a donc organisé une confrontation surprise entre Nicolas Sarkozy et plusieurs membres du personnel de maison de Liliane Bettencourt pour faire émerger des incohérences, des invraisemblances, des contradictions. Et c'est à partir des propos des uns et des autres qu'il en est arrivé à se dire que Nicolas Sarkozy avait menti, au moins par omission.

    L'intime conviction du juge Gentil, c'est que Nicolas Sarkozy a rencontré les époux Bettencourt (donc Liliane, qui n'avait déjà plus toute sa tête), à plusieurs reprises, à des dates critiques correspondant à des versements financiers clés de la campagne présidentielle de 2007. Et ce sont tous ces facteurs cumulés qui ont fragilisé la position de Nicolas Sarkozy.

    • La version défendue par Nicolas Sarkozy.

    Nicolas Sarkozy ne reconnaît depuis toujours qu'une seule visite au domicile des Bettencourt, à Neuilly, une « visite de courtoisie » comme il dit, qui a eu lieu le 24 février 2007. Il s'agissait en fait d'un dîner en présence d'André Bettencourt et de Cécilia ex-Sarkozy. L'ancien chef d'Etat va même plus loin : « Les Bettencourt ne m'ont jamais donné un sou et je ne leur ai jamais rien demandé ».

    En ce qui concerne le financement de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy affirme depuis toujours qu'il s'en est remis en toute confiance à son ami Eric Woerth, beaucoup plus au courant que lui de toutes ces subtilités. Il y a une autre occasion au cours de laquelle Nicolas Sarkozy admet avoir rencontré Liliane Bettencourt : c'était cette fois, à l'Elysée, le 5 novembre 2008, à la demande de l'héritière de l'Oréal qui souhaitait que le président de la République intercède auprès de sa fille dans le conflit qui les opposait.

    En résumé donc, un dîner privé et un rendez-vous officiel mais jamais de rendez-vous arrangé pour se faire remettre de l'argent directement ou indirectement.

    • Maître Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, parle de « traitement scandaleux ». Il évoque une « instruction à charge » et veut saisir la chambre de l'instruction de la cour de Bordeaux.

    Il est clair que Nicolas Sarkozy, qui est lui-même avocat, et son conseil, Thierry Herzog, ne vont pas en rester là. Ils estiment tous deux qu'il y a acharnement injustifié et que les témoins à charge ont été entendus par le juge, par exemple, à quatre reprises, contrairement à Nicolas Sarkozy.

    L'avocat de l'ancien président souligne aussi que le juge Gentil prend pour des incohérences des éléments somme toute mineurs, que la mémoire a tout simplement pu oublier (par exemple la façon dont Nicolas Sarkozy était habillé le 24 février 2007). Finalement, alors que Nicolas Sarkozy fustigeait en son temps la médiocrité des petits juges de province, il se retrouve désormais à la merci de l'un d'entre eux.

    • Cette mise en examen de l'ancien président Sarkozy a aussitôt suscité une véritable tempête politique. Tous les ténors de l'UMP, tous les amis de Nicolas Sarkozy, sont vent debout.

    Les partisans de l'ancien président sont comme sonnés. Personne ne s'attendait à cette confrontation surprise et à cette mise en examen. Deux coups de tonnerre qui surviennent juste après le déclenchement de l'affaire Cahuzac, avec tout de même à la clé une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale à l'encontre du ministre du Budget.

    Comme, par ailleurs, François Hollande est à la peine sur tous les plans et que les sondages donnent au contraire Nicolas Sarkozy comme un recours possible pour 2017, nombreux sont ceux du côté de l'opposition qui ont rapidement établi un lien entre tous ces événements. Ils se disent que ce n'est pas par hasard si le seul champion crédible de la droite a été mis en examen, surtout en ce moment aussi délicat pour le pouvoir.

    • En revanche, du côté de l'actuel gouvernement, on fait plutôt profil bas...

    En fait, les socialistes viennent eux-mêmes de prendre un sacré uppercut avec l'affaire Cahuzac. Ils n'ont donc aucun intérêt à laisser croire que la mise en examen de Nicolas Sarkozy a été précipitée, instrumentalisée. Et sur le fond, la prudence s'impose : en tout état de cause, la justice doit travailler en toute sérénité et c'est la présomption d'innocence qui prévaut. On a vu trop souvent la montagne accoucher d'une souris.

    • Pour Nicolas Sarkozy, cette mise en examen est un coup rude pour sa carrière politique.

    Pour Nicolas Sarkozy, c'est un véritable coup de bambou. Aussi violent qu'inattendu. Il va devoir maintenant consacrer une bonne part de son temps et de son énergie à préparer sa défense. Son image est désormais ternie dans l'opinion publique et dans les médias. De quoi peut-être le rendre encore plus combatif  ?

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