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    France

    La pilule contraceptive provoque 2 500 accidents par an

    media Les pilules contraceptives seraient responsables de 20 décès prématurés par an. Licence Creative Commons/Wikipedia

    2 500 accidents par an seraient dus aux pilules contraceptives. C'est l'Agence nationale du médicament qui l'annonce dans un rapport ce mardi 26 mars. Les accidents évoqués sont la formation de caillots dans les veines. Les pilules contraceptives seraient aussi responsables de 20 décès prématurés par an.

    Au total, ce sont en moyenne plus de 2 500 accidents veineux qui seraient dus à la prise de pilule contraceptive. Des accidents dus à la formation de caillots et qui tueraient de manière prématurée 20 femmes par an. Toutes les générations de pilules sont visées par ce rapport de l'Agence nationale du médicament, mais l'ANSM l'affirme aussi : 14 décès prématurés sur les 20 évoqués sont attribuables aux pilules de 3e et 4e génération. 

    Les pilules de 3e et 4e génération au centre des polémiques

    Ces dernières sont mises en cause depuis décembre dernier dans une série de plaintes. A elles seules, elles causeraient plus de 1 750 thromboses et embolies. Une confirmation donc du risque accru pour la santé lié à la prise de ces pilules. D'ailleurs, la ministre de la Santé n'a pas attendu ce rapport pour prendre des mesures concernant ces produits de santé utilisés par plusieurs millions de femmes. Marisol Touraine l'avait dit, la prescription de ces pilules de 3e et 4e génération serait mieux encadrée, avec des avertissements de santé de la part des médecins. Et depuis ce mois-ci, cette pilule est non remboursée. A défaut de retirer les pilules de 3e et 4e génération de la vente, l'Agence préconise l'utilisation de moyens alternatifs de contraception et leur prescription seulement en dernier recours.

    Vers une refonte de la sécurité du médicament ?

    Maître Philippe Courtois est l'avocat des plaignantes contre les fabricants de pilules nouvelle génération. Il a recueilli plus de 1 000 témoignages de femmes ayant eu des problèmes de santé liés à ces pilules. Pour lui, cette nouvelle affaire de santé publique est un nouveau constat d'échec pour l'Agence nationale du médicament. Il faudrait, selon lui, « une refonte totale de la sécurité du médicament, qu'elle soit totalement indépendante et surtout qu'il n'y ait aucun lien avec les laboratoires » et éviter que ce soit la justice qui fasse le travail de l'Agence nationale du médicament.

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