Justice - 
Article publié le : mardi 02 avril 2013 à 00:42 - Dernière modification le : mardi 02 avril 2013 à 06:56

France: sept membres de l'ETA comparaissent pour l'assassinat de deux gardes civils espagnols

Un garde civil espagnol a été tué par des membres présumés de l'ETA à la sortie d'un centre commercial à Capbreton, dans le sud-ouest du Pays Basque français, le 1er décembre 2007.
Un garde civil espagnol a été tué par des membres présumés de l'ETA à la sortie d'un centre commercial à Capbreton, dans le sud-ouest du Pays Basque français, le 1er décembre 2007.
(Photo : Reuters)

Par RFI

C'était le 1er décembre 2007, sur un parking de Capbreton (Landes), l'ETA abattait de sang-froid deux gardes civils espagnols. Ce mardi 2 avril, sept étaras comparaissent devant la Cour d'assises spéciale de Paris pour ce double assassinat.

Le 1er décembre 2007, deux gardes civiles espagnols sont abattus par un commando d'ETA à Capbreton dans les Landes. Ces deux jeunes policiers, âgés de 23 et 24 ans, traquaient, avec leurs homologues français, les étaras réfugiés en France. Et, conformément aux règles de la coopération policière, ces gardes n'étaient pas armés.

En repérage dans un centre commercial, connu pour être un lieu de rendez vous des activistes, les deux hommes seraient tombés par hasard sur trois d'entre eux. Et ces derniers n'ont pas hésité à les assassiner froidement.

Un attentat qui marque un tournant dans la stratégie d'ETA, comme l'explique Jean Chalvident, expert du terrorisme basque : « Ça a été un véritable tournant, pour deux raisons. La première c'est que l'ETA pour la première fois depuis 50 ans d'activités n'avait jamais agi en France. La seconde c'est qu'elle n'avait jamais tué en France. Or, là, sur le parking du centre commercial de Capbreton, deux gardes civiles espagnols, qui n'étaient pas en uniforme, mais en tenue civile, ont perdu la vie. S'en est suivie une longue traque qui a duré plusieurs jours. Un homme et une femme ont été arrêtés, plus le patron de l'appareil militaire qui s'appelle Ata [Mikel Carrera dit Ata,ndlr]. Tous les 3 risquent entre vingt et trente ans de prison ».

Après la condamnation, à 20 ans de réclusion criminelle, le mois dernier, à Paris, de Txeroki [Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina, ndlr], l'ancien chef de l'appareil militaire d'ETA, ce procès risque donc d'être l'un des derniers grand procès d'ETA en France. L'organisation séparatiste basque ayant annoncé, en début d'année la fin de la lutte armée.

tags: Espagne - France - Terrorisme
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