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    France

    Jean-Luc Martinez est le nouveau président du musée du Louvre

    media Jean-Luc Martinez prendra ses fonctions en tant que président-directeur du musée du Louvre le 15 avril 2013. Musée du Louvre 2013 / Antoine Mongodin

    C’est en pleine tourmente de l’affaire Cahuzac que le président François Hollande a pris ce 3 avril cette décision très importante pour le rayonnement culturel de la France. Jean-Luc Martinez, ancien chef du département des Antiquités au Louvre, a été nommé par l’Elysée pour succéder à Henri Loyrette en tant que président-directeur du musée le plus visité du monde. Martinez, fils d’une concierge, représente à merveille le modèle républicain.

    C’est avec son regard franc et déterminé et une réputation solide au sein du Louvre et dans les couloirs du pouvoir que Jean-Luc Martinez entamera ce 15 avril son mandat du président du musée du Louvre. Ce n’est pas par un communiqué officiel du musée, mais de l’Elysée qu’a été annoncée aujourd’hui sa nomination. Car ce poste exige les mêmes qualités que celles d’un diplomate, ministre, conservateur et chef d’une institution culturelle nationale et internationale réunies. Présider le Louvre signifie se confronter quotidiennement à des défis à la fois muséaux, artistiques, économiques et éminemment politiques. C’est pour cela qu’Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, n’a pas réussi à imposer son désir « de féminiser ce poste ». L’élue de la ministre, Sylvie Ramond, la directrice du Musée des beaux-arts de Lyon, a perdu le finale contre Jean-Luc Martinez.

    Issu d'un milieu très modeste

    Cet historien de l’art et archéologue n’avait intégré qu’en 1997 le corps des conservateurs. Né le 22 mars 1964 à Paris, il vient d’un milieu très modeste. Son père était facteur, sa mère concierge. Son nom de famille indique son origine espagnole qui n’a pas empêché son accession fulgurante grâce aux institutions de la République. Sa première visite au Louvre était une sortie d’école. C’était en sixième : « Un vrai choc. Cela a changé ma vie » raconte-t-il à l’AFP, dans une première interview après sa nomination.

    A 49 ans, marié et père de deux enfants, Martinez est désormais chef d’une institution qui a attiré 9,7 millions de visiteurs en 2012 et présenté une vingtaine d’expositions temporaires. Après six ans comme chef de département des antiquités grecques, étrusques et romaines où il a supervisé la restauration de la Vénus de Milo, il se retrouve surtout catapulté à la tête d’une institution gigantesque, héritée de Henri Loyrette. Pendant son règne de douze ans, son prédécesseur avait repoussé d’une manière spectaculaire les frontières historiques du palais. D’abord avec la création d’une extension au sein de la cour Visconti pour héberger le nouveau département des Arts islamiques. Ensuite avec la réalisation de ce projet fou de construire un Louvre à Lens [écouter Jean-Luc Martinez expliquant la Galerie du temps qu’il a co-conçu avec Vincent Pomarède], dans une des villes les plus pauvres de la France.

    Et Martinez attend encore le chantier du projet pharaonique du Louvre Abou Dhabi, plusieurs fois retardé, qui devrait ouvrir ses portes en 2015. Un engagement pris par Henri Loyrette qui avait fait couler beaucoup d’encre à cause de l’exploitation commerciale de la marque Louvre par les Emirats Arabes Unis.

    L'expansion est terminée

    Lors de ses auditions, Jean-Luc Martinez a fait comprendre qu’il continuerait le chemin tracé par Henri Loyrette, tout en étant conscient que l’époque de l’expansion est devenue anachronique avec la crise économique. Pour l’instant, il se contente de s’afficher en tant que gardien de la consolidation des acquis phénoménaux des dernières années. Et pourtant, le nouveau président du Louvre devra employer beaucoup d’idées neuves et de pédagogie pour préserver le rayonnement du Louvre auprès des publics les plus divers. Cela tombe bien. Avant de devenir conservateur, Martinez était professeur d’histoire et de géographie dans différentes villes de banlieue.

    A l'entrée de la Galerie du Temps au Louvre-Lens. Siegfried Forster / RFI
    Lors de l'inauguration du Louvre-Lens en décembre 2012, Jean-Luc Martinez et Vincent Pomarède, les deux conservateurs en chef, expliquent la Galerie du temps au Louvre-Lens. 03/04/2013 - par Siegfried Forster Écouter

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