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Article publié le : vendredi 12 avril 2013 à 22:14 - Dernière modification le : vendredi 12 avril 2013 à 22:14

Le Mediator pourrait avoir fait jusqu'à 1800 morts

Le Mediator a été suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en  juillet 2010.
Le Mediator a été suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010.
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Par RFI

Très attendu par les victimes du Mediator, le rapport d'expertise judiciaire, commandé par les enquêteurs, a été remis ce vendredi 12 avril au parquet de Paris. Il devrait permettre l'avancement rapide du procès qui devrait se tenir d'ici la fin de l'année.

Les trois experts à l'origine du rapport évaluent entre 1 300 et 1 800 le nombre de décès à long terme imputables au Mediator. À court terme, c'est-à-dire dans les deux ans et demi, l'incidence serait de 220 à 300 morts. Ces chiffres confirment donc les estimations de mortalités avancées dans des études précédentes.

Le rapport relève également une volonté des laboratoires Servier de minimiser, voire cacher, les dangers que présente l'un des principes actifs présents dans le médicament. Les experts reprochent à l'industriel d'avoir présenté le Mediator comme un antidiabétique, en occultant ses propriétés de coupe-faim.

Ce rapport représente pour les milliers de victimes une étape très importante dans la procédure. Versé à l'instruction judiciaire en cours, il devrait permettre une progression rapide de l'instruction menée par le pôle de santé de Paris.

Selon les avocats des victimes, un procès pour tromperie devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année. Maître Jean-Christophe Coubris représente 2 500 victimes du Mediator. Il exprime sa satisfaction sur ce rapport qu'il attendait depuis près d'un an.

Me Jean-Christophe Coubris

Avocat des victimes

Nous avons une expertise qui met en évidence la volonté dès le départ du laboratoire Servier de maquiller leurs molécules, de présenter ça comme un médicament pour les diabétiques et en fait c’était un coupe-faim puissant et très dangereux commercialisé pendant plus de 30 ans (…). On peut espérer avant la fin de l’année un procès pour tromperie concernant toutes celles qui engagent une action devant le pôle de santé de Paris.

 

12/04/2013 par Aram Mbengue

 

tags: criminalité - France - Justice - Santé et Médecine
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