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    France

    La France veut attirer et garder les jeunes étudiants étrangers

    media Les universités françaises veulent séduire les jeunes des pays émergents. paris-sorbonne.fr

    Le 17 avril 2013, à la Cité universitaire de Paris, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, et Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, annonçaient des mesures censées faciliter l’accueil des étudiants étrangers en France. Une intervention accueillie favorablement par tous ces étudiants qui pointent du doigt depuis des années les multiples difficultés qu'ils rencontrent pour venir s’instruire sur le territoire français.

    La France a récemment glissé en cinquième position dans le classement des pays accueillant des étudiants d’origine étrangère. En 2012, ils étaient près de 290 000, soit 12,3% de la population étudiante. Le déclassement du pays intervient alors que Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur et Manuel valls, le ministre de l’Intérieur, ont annoncé, le 17 avril dernier, un assouplissement des procédures d’accueil pour les étudiants étrangers.

    Une première étape avait été franchie le 31 mai 2012, lorsque Manuel Valls avait abrogé la circulaire Guéant. Ce texte restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France. Mais, pour le Collectif du 31 mai, une association d’étudiants étrangers et français créée en 2011 pour dénoncer la circulaire, « l’abrogation de la circulaire Guéant du 31 mai 2011 n’a pas suffi à améliorer les conditions d’accueil des étudiants et diplômés étrangers, raconte-t-elle. Seule une modification de la loi permettrait de sécuriser leur parcours en France ».

    « Parcours du combattant »

    Aujourd’hui, les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études en France sont toujours préalablement soumis au « dossier blanc » qui leur permet de faire une préinscription dans une université française. Les services culturels des ambassades de France à l’étranger demandent aussi aux étudiants de justifier d’une caution parentale. Assia, étudiante d’origine marocaine, doctorante au Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées (Celsa), se souvient que ses parents ont été contraints de bloquer 450 euros par mois pendant une année sur un compte bancaire. « Mes parents, fonctionnaires n’avaient pas cette somme qui correspond à deux fois le Smic marocain, ils ont dû emprunter. D’autres étudiants marocains n’ont pas eu cette chance ».
     

    Une fois arrivés en France, le visa qui leur est délivré permet aux étudiants de résider légalement pendant un an sur le territoire national. Au-delà, ils doivent renouveler leur titre de séjour chaque année. Et là, d’une ville à l’autre, l’accueil qui leur est réservé dans les préfectures est variable.
     
    Momar, récent doctorant en histoire à l’université de Rouen ne se souvient pas avoir eu de difficultés particulières : « un bureau est spécialement dédié aux étudiants étrangers dans certains campus, et il suffit d’y déposer son dossier ». Assia, qui dépend, elle, de la préfecture de L’Haÿ-les-Roses en banlieue parisienne évoque un parcours du combattant : « Je me lève aux aurores pour faire des heures de queue pour obtenir un rendez-vous trois mois plus tard. Lorsque j’ai rendez-vous à la préfecture, j’appréhende tellement, que je n’en dors pas la veille ».
     
    Des mesures assouplies en direction des pays émergents
     
    Les nouvelles dispositions annoncées par Geneviève Fioraso et Manuel Valls sont censées remédier à ces difficultés rencontrées par une majorité d’étudiants étrangers (hors Union européenne et Suisse) en France. Tous deux reconnaissent la nécessité de délivrer aux étudiants longue durée un titre de séjour pluriannuel, de simplifier les procédures administratives en créant des « guichets uniques » au sein des campus, et de rendre accessibles les frais de scolarité.
     
    L’enjeu est de taille pour la France, il s’agit d’attirer les étudiants des pays émergents (Brésil, Inde…), qui s’orientent plus traditionnellement vers les pays anglo-saxons avec en tête les Etats-Unis qui accueillent près de 670 000 étudiants étrangers chaque année et le Royaume-Uni, qui lui, en reçoit près de 370 000. L’objectif est de conserver ces cerveaux sur le territoire français, et de stopper l’hémorragie provoquée par la circulaire Guéant qui a poussé un grand nombre d’étudiants étrangers, pourtant formés en France, à trouver leur premier emploi au Canada, en Australie ou dans les pays du golfe Persique. « La plupart de mes anciens camarades de fac d’origine sénégalaise sont partis trouver un emploi au Canada », se lamente Momar.
     
    Ces mesures, annoncées mais pas encore mises en œuvre, représentent deux grands défis pour le système universitaire français. Il s'agit d'abord de séduire les jeunes des pays émergents et non plus uniquement ceux originaires des anciennes colonies. Mais il s'agit également de ne pas perdre des compétences utiles aux entreprises ou centres de recherche hexagonaux.

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