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    Le Projet 17 mai, des dessinateurs contre l’homophobie

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    Le dessinateur Pochep est avec Silver l’un des initiateurs du Projet 17 Mai, 40 dessinateurs contre l’homophobie. La bande dessinée est publiée à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, ce 17 mai, aux éditions Des ailes sur un tracteur. Entretien avec Pochep.

    Comment est né ce projet ?

    Moi, je suis dessinateur, Silver aussi. On travaille notamment beaucoup sur le web à travers nos blogs. On était très sensibilisés par rapport à la question et à cette journée-là. On avait constaté que jusqu’à présent, il y avait chaque année, le 17 mai, quelques tentatives individuelles. Des gens, chacun sur leur blog, faisaient une note par-ci par-là, et dès le 18, ça disparaissait un peu dans l’océan du web, d’autres notes arrivent sur les blogs, donc très vite c’est effacé. En 2009, Julie Maroh, l’auteur de l’album Le bleu est une couleur chaude, avait lancé à peu près la première idée. Elle avait essayé de fédérer pour le même jour l’État des dessinateurs pour qu’ils publient une note. Mais ça restait éparpillé sur des blogs. Donc, notre idée, c’était de gagner en efficacité, créer un effet de masse et que le discours s’installe sur la durée. Donc, créer un site à part entière, recruter parmi nos collègues dessinateurs qui voulaient bien participer, qui avaient quelque chose à dire, et à partir de là, on a eu plein de propositions. Tout a été mis sur le site.
     
    C’est la première édition ?
     
    Le site a été lancé le 17 mai 2012, on a eu un très bon accueil. Beaucoup de réactions, beaucoup de visiteurs. Depuis, le site a été réactualisé. Il y a de nouvelles participations qui sont proposées. Et surtout, ce dont on s’est aperçu, c’est que ça a mis un petit peu de temps.
    Mais le temps que l’information circule, que les notes soient lues, que les histoires soient appréciées. Depuis le début de l’année, nous avons d’une part été contactés par un éditeur et par plusieurs associations dans différentes villes, Marseille, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, pour organiser des expositions.
     
    Il y a beaucoup de scènes de sexe à travers l’album. Vous dites les choses très, très cash !
     
    J’imagine que les homophobes ou les gens qui ne comprennent pas l’homosexualité, ce qui les effraie beaucoup, c’est justement en premier lieu ce rapport au sexe. Nous, ce qu’on a voulu montrer dans l’album, c’était tous les aspects. Que ce soit des relations de simple voisinage, de travail, il y a des histoires qui sont drôles, d’autres qui sont plus graves, et le sexe ou l’appréciation du sexe que peuvent avoir les gens par rapport à cette question-là, elle est importante et incontournable. Donc, ça devait faire partie de l’album.
     
    Aujourd’hui, en fiction, très souvent on a des homosexuels qui sont bien dans leur peau. Eh bien là, ce n’est pas du tout le cas !
     
    Non. Il y a par exemple une planche que j’ai réalisée spécialement pour le site. Dans les projets qu’on avait, il n’y avait pas encore la question du coming out qui avait été traitée. Alors j’ai décidé, moi, de m’en charger, et je me suis basé sur mon expérience personnelle. Donc, le personnage n’est pas moi, dans la BD, mais la réaction de sa mère, elle n’est pas étrangère à ce que moi, j’ai vécu directement.
     
    Lutter contre l’homophobie, c’est d’abord attaquer les idées reçues ?
     
    Oui, beaucoup. Ça commence par ça. C’est-à-dire que tout ce qu’on écoute en ce moment, c’est beaucoup de clichés, beaucoup d’idées reçues. Il faut faire face à cela. D’abord essayer de concevoir, comment est-ce que les gens peuvent imaginer. Ils nous décrivent vivant d’une manière, ce qui n’est pas le cas, ou ils ne décrivent qu’un ou deux stéréotypes d’homosexuels, alors qu’en fait il y a autant de façons de vivre qu’il existe d’homosexuels. Et dans l’album, on s’adresse autant aux homosexuels qu'à ceux qui ne le sont pas. Le but, c’était de donner une image plus juste de ce que les homosexuels peuvent ressentir face à l’homophobie.
     
    Parmi les auteurs que vous avez réunis, il y a des homosexuels et des hétérosexuels.
     
    Il y a une majorité d’hétérosexuels.
     
    Est-ce que le regard qu’ils portent sur l’homosexualité à travers leurs dessins et leur scénario est le même entre homosexuels et hétérosexuels ?
     
    Il y a des différences forcément, puisqu’un homosexuel va subir frontalement l’homophobie. Un hétérosexuel va la constater, va peut-être essayer de la décrypter, mais il va manquer le fait d’avoir un jour été touché, blessé au plus profond de soi. Par exemple, quand on parlait de l’expérience du coming out, je pense qu’il n’y a que les homosexuels qui sont à même de vivre ce moment crucial important, des fois douloureux.
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    Le Projet 17 mai : 40 dessinateurs contre l'homophobie, bande-dessinée publiée aux éditions Des ailes sur un tracteur.
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