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    Conférence de presse de François Hollande: «Tracer les prochaines étapes de mon action»

    media Le président français, François Hollande, lors de la conférence de presse à l’Elysée, le jeudi 16 mai 2013. REUTERS/Benoit Tessier

    Malmené dans les sondages, et alors que la France est désormais officiellement en récession, François Hollande s'est plié ce jeudi 16 mai à l’exercice de la conférence de presse, pour la seconde fois de son mandat, et pendant près de 2h30. Politique internationale, situation économique, courbe du chômage, transparence de la vie politique, retrouvez l’essentiel des déclarations de François Hollande.

    C’est la seconde fois que François Hollande s’exprime ainsi devant la presse. La première conférence de presse menée sur ce mode avait été organisée le 13 novembre dernier. François Hollande avait promis, à son entrée en fonction, de tenir une telle conférence de presse chaque semestre.

    François Hollande a ouvert sa conférence de presse en rendant hommage aux soldats français tombés au Mali. « Six sont morts. Ils ont fait bien plus que libérer un pays de la servitude et du terrorisme, ils ont fait aimer le France dans toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

    « L'offensive » comme leitmotiv

    Cette conférence a pour objectif de « tracer les prochaines étapes de mon action », a-t-il déclaré, faisant de sa volonté affichée d'être à l'«offensive» le leitmotiv de son propos au long de la conférence de presse.

    Evoquant le délai accordé par Bruxelles à la France pour atteindre un niveau de déficit public inférieur à 3% du PIB, il a salué « les efforts du gouvernement, de Jean-Marc Ayrault, de tous les Français, qui a permis de donner du temps pour atteindre notre objectif. »

    Politique européenne : plus d'intégration

    Il s’est donné pour objectif de « lancer une initiative européenne », évoquant le « paradoxe » d’une Europe qui est « la première puissance économique du monde et est pourtant regardée comme malade, en déclin. » Il propose un plan européen en quatre points, qu’il se donne deux ans pour réussir.

    Instaurer « avec les pays de la zone euro, un gouvernement économique qui se réunirait tous les mois autour d’un véritable président » et dont la seule tâche sera de « débattre de la politique économique ». Ce gouvernement économique « harmoniserait la fiscalité, commencerait à faire acte de convergence sur la politique sociale, par le haut. » Deuxième point : le lancement d’un « plan pour l’insertion des jeunes », au niveau européen, en accélérant la mobilisation des fonds dédiés. Il entend également voir se dessiner « une stratégie d’investissements, notamment pour les industries et les nouveaux systèmes de communication ».

    François Hollande a également évoqué la mise en place d’une « commission européenne de l’énergie, destinée à coordonner tous les efforts pour les énergies renouvelables », se donnant pour objectif de « réussir ensemble à assurer la transition énergétique ». Quatrième axe de cette initiative européenne : « un nouveau temps d’intégration », qui permette à l’Europe « progressivement, de lever l’emprunt ».

    Un plan d'investissements sur dix ans

    François Hollande a également annoncé avoir donné pour mission à son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de lancer « un plan d’investissement de dix ans », dans les domaines prioritaire du « numérique, de la transition énergétique, de la santé et des grandes infrastructures de transports ».

    Des investissements dont le financement exige « de l’imagination », a noté François Hollande. Il propose d’avoir recours aux crédits européens, aux crédits des programmes d’investissements d’avenir, qualifiant de « bonne idée » le Grand emprunt lancé en 2010.
    Il a insisté sur l’importance de la Banque publique d’investissements, qu’il a mis en place après son arrivée à l’Elysée, et sur « la cession de parts de l’Etat dans les entreprises ». Des cessions qui se feront « sans perte de contrôle ». 

    Pour financer l’économie, et en particulier les PME, François Hollande a également annoncé une réforme de l’assurance-vie et une refonte de l’imposition sur les plus-values mobilières afin de « mieux orienter l’épargne des Français vers l’investissement productif ». Par ailleurs, un « plan épargne action pour les PME sera créé avec des dispositifs incitatifs », a-t-il encore annoncé.

    Vers une réforme des retraites

    « La réforme de 2010 n’a pas permis l’équilibre », a-t-il constaté, faisant état d’un déficit « insoutenable » d’une « quinzaine de milliards d’euros ». François Hollande a confirmé sa volonté de réformer le système des retraites, promettant de « rétablir durablement le régime de répartition », il souligné que « lorsque l’on vit beaucoup plus longtemps », on doit « travailler un peu plus longtemps ».

    Mettant en avant un « principe de justice », il a évoqué le départ à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt à travailler. Il a aussi évoqué une refonte des « différences entre les régimes » de retraite et les « inégalités qui touchent les femmes ». Il a également promis de laisser sa place au « dialogue » et la « concertation », avec les partenaires sociaux.

    Droit de vote des étrangers : « après les municipales »

    Sur la question du droit de vote des étrangers, qui figure parmi les 60 promesses publiées au cours de la campagne pour l’élection présidentielle, François Hollande a affirmé que le débat se tiendra à l’Assemblée nationale, mais après les élections municipales, pour « ne pas donner l'impression que nous chercherions avant les municipales à utiliser cette question ».

    Remaniement gouvernemental : « pas maintenant »

    Le président français a affirmé renouveler à son Premier ministre Jean-Marc Ayrault sa « confiance pour les mois qui viennent ». Il a estime qu’un remaniement ministériel était « possible, mais ce n’est pas aujourd’hui, et ce n’est pas maintenant », a-t-il insisté. Concernant l'éventualité d’une candidature prochaine de Jérôme Cahuzac à l’élection législative, François Hollande s’est montré tranchant : selon lui, Jérôme Cahuzac « devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit ».

    Mali : Hollande « attaché » à des élections en juillet

    Interrogé sur sa position quant-à la date prévue pour les élections présidentielles au Mali, qui doivent se tenir à partir du 28 juillet prochain, François Hollande s’est dit « attaché à ce que les élections se tiennent à la date prévue » et affirmer que « pour y parvenir, nous devons assurer que sur l'ensemble du territoire, il puisse y avoir organisation du scrutin, pour qu'il ne soit pas contesté. »

    Evoquant la situation particulière de Kidal, il a appelé au dialogue entre les autorités maliennes et le MNLA, un « mouvement armé touareg, qui n'était pas dans la coalition terroriste, qui s'en est même écarté, qui l'a combattu et qui travaille en bonne intelligence avec les armées française et africaines dans cette zone. » 

    Les réactions politiques à l'intervention de François Hollande

    A droite, les ténors ont rivalisé de critiques. Jean-Louis Borloo, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) a jugé qu’il y avait « un côté Ray Ventura "Tout va très bien Mme la Marquise" extrêmement surprenant par rapport à la situation ». Saluant « un bon exercice démocratique » sur la forme, il a jugé que, sur le fond, les propos de François Hollande étaient « en total décalage avec la récession. »

    Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob a jugé le président français « attentiste, indécis et inapte à l'action », jugeant qu’« après son passage peu convaincant devant la Commission européenne, François Hollande a sorti de son chapeau une initiative européenne aussi approximative qu'impréparée. »

    Florian Philippot, vice-président du Front national, a qualifié de « fable » la proposition d’un gouvernement économique européen, estimant qu’ « il y a une seule zone dans le monde qui est en récession, c'est la zone euro. »

    A la gauche du PS, des critiques, également. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, juge ainsi qu’« alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe. » Même tonalité chez Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, qui a considéré que « la journée n’a pas été bonne » : « Ce matin l'enterrement de l'amnistie sociale et cet après-midi la confirmation de la conversion libérale de François Hollande. »

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