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    «A Touch of Sin», la grande marche d’une société chinoise qui déraille

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    Un objet cinématographique curieux, venu de Chine, atterrit ce 17 mai sur la Croisette. En lice pour la Palme d’or, A Touch of Sin de Jia Zhang-Ke réunit d’une manière grandiose quatre histoires sordides et autant de styles cinématographiques pour dépeindre les abîmes de la Chine actuelle.

    Dès la première séquence, A Touch of Sin dégage quelque chose d'unique, de majestueux et de tragique : un homme assis sur une selle de moto à motifs léopard monte une colline sur une route sinueuse. Trois jeunes lui barrent la route pour demander de l’argent. La main de l’homme ne tremble pas, mais au lieu du portefeuille c’est un pistolet qui apparaît et les balles trouvent calmement leur destination. L’homme continue son chemin et aperçoit un peu plus loin un camion renversé. Il y a des tomates partout sur le sol et un cadavre à côté. Bienvenu dans la Chine de Jia Zhang-Ke où l’on tue des hommes comme on égorge des canards.

    Quatre faits divers sanglants

    Depuis Unknown Pleasure en 2002, le réalisateur chinois est un habitué du Festival de Cannes, mais il n’avait jamais présenté une œuvre aussi éclectique et violente. Les quatre histoires rassemblées dans cette mosaïque de la désespérance, de la décadence et de la violence se passent dans quatre régions différentes de la Chine, dont la région natale de Jia Zhang-Ke, le Shanxi, au nord-est du pays. A travers quatre faits divers sanglants, c’est un impressionnant portrait de la frustration, du désespoir, de la rage et de la violence qui en découle. Dans la grande tradition de la littérature et de la peinture chinoise, l’œuvre est enrichie d’éléments de fictions : « Les peintres classiques essayaient de représenter des panoramas de tout le pays. Je partage cette ambition, et j’aimerais que le film soit comme une représentation générale de la Chine », annonce le réalisateur en présentant son œuvre cinématographique.
     
    Jia Zhang-Ke, né en 1970, raconte sans retenue les soubassements de la société chinoise contemporaine, tiraillée entre un développement économique galopant dans des usines sinistres et une terrible pression sociale. Une société qui ressemble à un baril de poudre prêt à exploser à la moindre étincelle. Touch of Sin pousse tout le monde à bout : Dahai, travailleur dans la mine La montagne d’or noir se livre à un carnage, exaspéré par la corruption qui appauvrit son village. Pour l’immigré San’er, la vie se résume à son arme à feu, sa femme l’ennuie profondément. Xiao Yu, hôtesse d’accueil dans le sauna Aux passagers de la nuit, poignarde un client, après son ras-le-bol d’être toujours pris pour une pute. Et le jeune Xiao Hui saute du balcon de sa cité Le Paradis du Sud pour ne plus s’exposer aux humiliations sans fin dans ce royaume de la corruption et de l’injustice.

    De l'opéra de Pékin au film de sabre
     
    Les images à l’écran bousculent notre regard. Jia Zhang-Ke utilise une vaste palette d’expressions artistiques qui s’entremêlent avec des styles et des rythmes très différents : de l’opéra de Pekin aux fresques pittoresques en passant par l’esthétique documentaire, le drame intimiste et le film de sabre chinois, le « wuxia pian ». Le titre, qu’on pourrait traduire « Un zeste de péché », est un hommage à son maître King Hu qui avait tourné en 1975 A Touch of Zen (La Dame chevalier). A la fin de son film, Jia Zhang-Ke emprunte même à son maître une scène d’opéra qui résume bien ses intentions. L’histoire raconte le destin d’une jeune femme arrêtée pour meurtre qui réussit à retrouver sa liberté.

     

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