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    France

    Le premier cœur artificiel français battra à l’étranger

    media Le coeur artificiel inventé et mis au point par le Professeur Alain Carpentier, 2013. Société Carmat

    Le cœur artificiel et biologique inventé et mis au point par le célèbre chirurgien français Alain Carpentier devrait être greffé pour la première fois à l’été 2013. Une avancée spectaculaire pour la recherche médicale. En revanche, c’est à l’étranger qu’auront lieu les premières opérations, l’Agence nationale de sécurité du médicament n’ayant pas encore délivré l’autorisation de pratiquer des essais cliniques de ce prototype en France.

    Cet été, la recherche médicale française devrait célébrer une grande victoire, la première greffe d’un cœur artificiel sur un homme. A l’origine de cette avancée déterminante, le professeur Alain Carpentier, l'un des plus grands spécialistes de ce domaine, qui a travaillé sur ce prototype pendant une vingtaine d’années. C’est grâce à un partenariat conclu il y a 15 ans avec EADS-Matra défense, que ce projet de cœur artificiel a pu être développé sous l’impulsion de la société Carmat.

    Il s'agit d'un cœur artificiel en matériaux biologiques, qui reproduit les fonctions du cœur humain, et offre au patient une autonomie telle qu’il peut recouvrer une vie normale. Le coût estimé de ce cœur mécanique de 860 grammes s’élèverait à 160 000 euros. A titre de comparaison, une greffe coûte plus de 250 000 euros en Europe et près d’un million de dollars aux États-Unis.

    Les premières greffes auront lieu à l’étranger

    Le 14 mai 2013, l’entreprise recevait l’autorisation d’implanter un cœur artificiel dans quatre pays : au Silesian Center for Heart Diseases en Pologne, au Sultan Cardiac Center en Arabie saoudite, au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, et au Ljubljana University Medical Center en Slovénie. Carmat indique que les quatre centres hospitaliers qui participeront à cette aventure ont été choisis pour leur fort potentiel de recrutement de patients et leur expérience dans les essais cliniques. Les patients concernés devront souffrir d’une incapacité cardiaque irréversible, leur conférant une durée de vie quasi nulle.

    En première instance, le professeur Carpentier prévoit que cette greffe, si elle est tolérée, allongera l’existence du patient durablement. Une première étape qui devrait aboutir dans quelques années à effectuer des greffes pour des problèmes cardiaques moins graves. Où se passera cette première intervention, et à quelle date précise ? Impossible d’obtenir plus d’informations de la société Carmat, qui ne souhaite plus communiquer, dans l’attente de cette première opération. Leur crainte ? Donner de faux espoirs à des milliers de patients en attente d’un cœur.

    Une certitude cependant : cette première mondiale ne se passera pas sur le sol français, où la prothèse est pour l’instant toujours en phase de test. En France, obtenir une autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour réaliser des essais cliniques prend du temps. La procédure est longue. L’Agence réclame toujours plus de données sur la tolérance et l’endurance des prothèses, par principe de précaution. Il a donc été demandé à Carmat de procéder préalablement à des essais sur des veaux. Une phase qui pourrait demander encore des mois voire des années avant que le premier cœur artificiel ne soit implanté en France. Dans d’autres pays, l’accord est donné hôpital par hôpital. C’est le cas de ceux choisis pour les tests.

    Un cœur 100% « made in France »

    Si les résultats sont concluants, l’entreprise pourra demander une authentification Communauté européenne (CE), qui lui permettra de commercialiser un peu partout ce cœur 100% made in France. Carmat est une PME de 42 salariés qui pèse lourd sur le marché boursier français : 515 millions d’euros, plus que le Club Méditerranée. En effet, son initiative scientifique a bénéficié de gros soutiens financiers, et a notamment reçu 33 millions d’euros de l’organisme de financement des PME en France, OSEO. L’aide la plus importante jamais accordée.

    Une prothèse cotée en bourse, synonyme d’espoir pour les 100 000 patients qui attendent une solution, alors que moins de 4 000 cœurs de donneurs sont disponibles chaque année.

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