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    Culture

    Le MuCEM cherche son «M»

    media Le bâtiment J4 du MuCEM, face à la mer méditerranéenne. Siegfried Forster / RFI

    Les civilisations de la Méditerranée sont inscrites dans le titre du MuCEM, le projet phare de Marseille, la capitale européenne de la Culture. Et dès son ouverture ce vendredi 7 juin, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée présente les cultures et les civilisations des pays riverains de la Méditerranée. Sans avoir pour autant noués des véritables partenariats privilégiés avec eux. C’est le grand regret de Bruno Suzzarelli, directeur du MuCEM. Pour l’instant, la coopération se limite à des prêts et au principe de la réciprocité. Etat des lieux de l’actuelle collaboration méditerranéenne, avec Thierry Fabre, le commissaire générale de l’exposition Le noir et le bleu et directeur de la programmation artistique et des relations internationales au MuCEM.

    Est-ce que l’approche du MuCEM pour aborder les civilisations de l’Europe et de la Méditerranée est unique au monde ?

    Quand on dit que c’est une approche unique au monde, cela serait un peu présomptueux de considérer qu’il n’y a pas d’autres projets singuliers. Donc, le MuCEM a une approche originale. C’est un musée des civilisations du 21e siècle comme il en existe très peu et c’est un musée national à vocation internationale qui a cette singularité d’être centré sur la Méditerranée, mais aussi dans une approche comparative avec l’ensemble de l’Europe. Et c’est un lieu qui vise à relier les cultures entre elles.
     
    L’architecte Rudy Ricciotti avait expliqué que son bâtiment avait un regard tourné vers la mer, mais tournait le dos à la France. Est-ce que le MuCEM tourne le dos à la France ?
     
    Le MuCEM est un phare, ouvert vers l’horizon, à l’entrée du port de Marseille, mais il ne tourne pas le dos, parce que les deux éléments qui constituent le Mucem, ce sont des passerelles. Une passerelle entre le Fort Saint-Jean, le monument historique qui est un des composants du Mucem, et le bâtiment moderne fait par l’architecte. Et il y a une autre passerelle qui relie le Fort au quartier du Panier, qui est le plus vieux quartier de Marseille. Donc c’est un musée passerelle et non pas un musée qui tourne le dos à quoi que ce soit.
     
    Concevoir un musée des civilisations de la Méditerranée, cela implique des relations internationales avec ces pays riverains. Jusqu’ici, le MuCEM a noué un partenariat avec la Fondation des musées au Maroc. En quoi consiste-t-il ?
     
    Cette double dimension nationale et internationale se retrouve dans les expositions à travers des prêts, des coopérations qu’on a pu faire avec le musée d’Alger, le musée d’Istanbul, des musées européens à Naples ou ailleurs qui nous ont prêtés des œuvres. C’est un premier élément. Mais la stratégie internationale du MuCEM se joue également avec la programmation culturelle, ce qu’on a nommé la Cité culturelle, qui fait aussi la singularité de ce musée. Donc d’être en prise avec l’art vivant, les artistes, le débat d’idées, les spectacles, les installations contemporaines, parce que dans ce musée il y aura chaque jour – sauf le mardi - toute une programmation artistique, et cela pendant tout l’été. Cela sera une offre culturelle très différente par rapport aux musées classiques.
     

    Sur le toit du J4 du MuCEM. Siegfried Forster / RFI

    Existent-t-ils d’autres partenariats avec d’autres musées dans la Méditerranée ?
     
    On a noué tout de suite des accords avec d’autres musées dont le plus important est celui avec la Fondation des musées au Maroc qui va donner lieu à une très grande exposition de bronzes, des trésors nationaux qu’on appelle les bronzes de Volubilis qui sont au musée de l’Antiquité à Rabat. L’exposition sera accompagnée d’une exposition d’art contemporain et d’une programmation artistique en termes de débats, de cinéma. Au Mucem, il y aura six à huit séances de cinéma par semaine, deux rencontres par semaine, au minimum un spectacle par semaine. On va mettre toute cette programmation artistique en lien avec l’autre programmation du musée et notamment les expositions.
     
    Où on est avec les partenariats annoncés avec le musée Benaki à Athènes ou le musée Bardot à Tunis ?
     
    Le musée Benaki a prêté des œuvres importantes dans la galerie de la Méditerranée, par exemple un magnifique manuscrit illustré d’un grand poète grecque. Et on va prolonger cela avec des projets à Athènes. Pour d’autres musées c’est du même ordre. Ce sont des prêts de collections, des dépôts… On est dans une approche qui est fondée sur la réciprocité. L’idée du MuCEM est de constituer une constellation de liens avec des musées tout autour de la Méditerranée pour coproduire des expositions, faire circuler les collections, mais être aussi en même temps dans la dimension la plus contemporaine et artistique.
     
    Aujourd’hui, avec combien des vingt pays riverains de la Méditerranée vous entretenez des relations privilégiées ?
     
    On a commencé à tisser des liens avec à peu près tous les pays de la Méditerranée, certains sont déjà concrétisés, d’autres pas encore. Vous savez, le musée vient tout juste d’ouvrir. On va bientôt aller en Tunisie, à Palerme, tisser des liens avec Gênes, surement aussi avec l’Andalousie, avec le Liban. J’espère aussi avec des parties moins connues de la Méditerranée du sud-est, les Balkans, la Croatie, la Bosnie, la Serbie, l’Albanie. Pour vous donner un exemple, le lien international va jusqu’à Odessa, puisque l’une des grandes expositions de 2014 sera Les Chemins d’Odessa et le lien entre la Méditerranée et la Mer noire.
     
    Une exposition comme Au Bazar des genres, a-t-elle vocation de tourner aussi dans les pays de l’autre rive de la Méditerranée ou est-elle trop explicite dans ses propos sur la sexualité, le corps et l’homosexualité ?
     
    Je ne sais pas, je ne suis pas le commissaire de cette exposition. Les expositions au Mucem auront lieu pendant sept mois, ce qui est très long pour une exposition. C’est le temps d’une exposition plus le temps d’une itinérance. Je pense que les expositions qu’on a faites pour 2013 ne seront pas en mesure de circuler. Obtenir des prêts pour sept mois, c’est déjà énorme.
     
    Dans votre exposition Le Noir et le bleu vous évoquez « un rêve méditerranéen ». Quel est votre rêve pour le Mucem dans dix ou vingt ans ?

    Que ce soit un phare qui soit dans l’hospitalité et dans la réciprocité, qui serve de repère, qui sera un des lieux où l’on comprenne le monde méditerranéen dans ses relations avec l’Europe, dans sa complexité, et qui dépasse les mouvements de repli, de peur et de haine que l’on voit poindre à l’horizon d’une partie de l’Europe et d’une partie de la Méditerranée. Et que ce soit un musée qui fasse le pont entre les cultures. C’est ça l’enjeu et je pense que ce musée peut jouer un rôle assez rare.

    En partenariat avec RFI et Radio Monte Carlo Doualiya, France 24 le MuCEM fête ce 7 juin à 22 h l'ouverture au public avec un concert gratuit sur l'esplanade du fort Saint-Jean. Le MuCEM accueille une création du groupe The Khoury Project des trois frères palestiniens et la chanteuse andalouse Estrella Morente.
    RFI et Monte Carlo Doualiya proposent ce 7 juin une programmation spéciale.

    RFI DOSSIER SPECIAL - MUCEM + MP2013

     

     

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