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    Aimé Césaire : quelle jeunesse!

    media A l'occasion du centenaire de la naissance d'Aimé Césaire, les jeunes d'Aubervilliers en région parisienne, réaliseront un portrait du poète à partir de mots prélevés dans ses oeuvres et leur transposition en peinture. DR

    Pour les jeunes du collège Aimé Césaire, dans le 18ème arrondissement de Paris, Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais, est-il autre chose qu’un nom sur une plaque d’établissement ? A 15 ans, que peut-on dire de la négritude, ce courant littéraire et politique revendiquant une identité et une culture noire par rejet viscéral du colonialisme ? Qu’évoquent les noms d’Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor ou encore Léon-Gontran Damas ? L’Education nationale n’a pas particulièrement gâté ces écrivains, singulièrement absents des programmes, mais leurs mots délient , parfois, les langues. Les rimes de Césaire et son engagement font mouche.

    Devant le collège Aimé Césaire, dans le 18ème arrondissement, Ernest s’enflamme à l’évocation du poète : « Il était le président de la Martinique, il a apporté la négritude ». Avec ses mots à lui, il résume la trace laissée par celui qui est considéré comme l’un des plus grands poètes militants de France. « C’était comme un nouveau Martin Luther King », enchaîne le jeune garçon qui n’a pourtant que 12 ans. Ses camarades ne sont pas tous aussi inspirés. Aimé Césaire ? On ne sait plus trop qui il est. En classe, ils en ont parlé, à l’occasion du centenaire de sa naissance qui approche. « C’était un acteur », lance Cédric, pourtant élève de 4e dans le collège qui porte le nom du poète. Sofiane avoue n’avoir aucune idée de qui était Aimé Césaire mais il se lance quand même « Aimé Césaire, c’est pas le mec qui a fait le buzz sur internet ? »

    Le combat par les mots

    « Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte...et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai », écrit Aimé Césaire dans Cahier d’un retour au pays natal. Et c’est sans doute le côté militant, de la vie d’Aimé Césaire qui touche le plus les jeunes. Maxime est lycéen. Et pour, lui, il est naturel de se battre pour ses idées et d’aller au bout de ses convictions : « La plume est plus forte que l’épée ». Et c’est sans conteste, le choix d’Aimé Césaire. Dans son oeuvre littéraire, il n’aura de cesse de défendre la cause des noirs. « Aimé Césaire voulait mettre en avant la couleur de peau noire », résume Yvan,15 ans. Mais la plume n’a pas été la seule de ses armes. Le combat politique fut aussi une part importante de la vie de l’écrivain. En 1945, il devient maire de Fort-de-France puis député. Il conjuguera ainsi littérature et politique à tous les temps et ce jusqu’en 2001, date à laquelle il quittera la mairie de Fort de France.

    Aimé Césaire, oublié du bac, mais pas de la RATP

    « Ecrivain de la négritude » et « engagé contre le racisme » sont les termes qui reviennent le plus souvent quand on évoque la mémoire d’Aimé Césaire avec les collégiens et lycéens parisiens. Et ce n’est peut être pas si mal quand on sait que l’auteur ne figure pas au programme du baccalauréat de français : « On étudie plutôt les trucs classiques comme Victor Hugo, Paul Eluard....Aimé Césaire, non », explique Myriam. En 1993, Le discours sur le colonialisme, ainsi que Le Cahier d’un retour au pays natal figuraient au programme des classes de baccalauréat, pour disparaître en 1995. Une apparition puis une disparition qui en disent long sur le manque de reconnaissance de la République face à ce « nègre fondamental ». A défaut de figurer au programme du baccalauréat, Aimé Césaire donnera son nom en 2017 à une station de métro à Aubervilliers, en région parisienne, ligne 12. Avancer à petits pas : c’est ce qu’Aimé Césaire fait depuis 100 ans.

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