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    France

    Les secrets des essais nucléaires français dévoilés

    media

    Il aura fallu attendre cinquante ans pour que l'Etat français reconnaisse qu'il y a bien eu des contaminations radioactives sur les personnels et bien au-delà des champs de tirs. Même chose sur les populations civiles, à l'époque où la France testait son arsenal nucléaire en Algérie puis dans le Pacifique. Sous la pression de la justice, la Défense nationale a dû déclassifier certains documents.

    Pour perfectionner sa force de frappe nucléaire entre 1960 et 1996, la France a réalisé 210 explosions nucléaires : 17 dans le Sahara algérien et 193 dans le Pacifique en Polynésie française. Certains tirs furent aériens et d’autres souterrains jusqu'à ce que la France, en 1996, accepte de signer le traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et s’engage à ne plus jamais réaliser d’autres tirs réels. Aujourd’hui, ces expérimentations ont pris d’autres formes et sont réalisées soit à l’aide de simulations, soit au travers d’expériences de fission et de fusion à très petite échelle.

    Le secret militaire

    Ces tests grandeur nature sur la force de frappe nucléaire ont toujours été entourés du secret militaire le plus absolu, mais des récits de témoins ou de victimes ont filtré au fil du temps. Ils ont révélé des évènements qui ont eu des conséquences sanitaires sur des populations civiles ou militaires, ou qui ont contaminé l’environnement au-delà des zones de tirs.

    Mais malgré le combat mené par des associations de victimes pour faire reconnaitre ces situations, l’armée est toujours restée extrêmement discrète sur ces événements qu’elle a longtemps niés en affirmant qu’il n’y avait pas de problème car tout était « sous contrôle ».

    La levée du voile

    Il faudra attendre 2006 pour que l'armée commence à reconnaitre qu'il y a eu des impacts extérieurs, notamment avec le tir Centaure du 17 juillet 1974 qui va provoquer de très importantes retombées radioactives sur Tahiti, l'île la plus peuplée de la Polynésie française, qui se trouve à plus de 1 400 km du pas de tir de l'Atoll de Mururoa.

    Mais c’est avec la déclassification de documents de la Défense nationale en janvier dernier, réalisée sous la pression de la justice qui enquête depuis 2006 sur certains de ces événements, que les premières confirmations vont tomber. L’armée va rendre consultable 58 documents de 2 050 pages sur les essais nucléaires en Polynésie qui vont révéler plus de 350 cas de retombées radioactives sur l’ensemble de la Polynésie.

    Sur le tir Centaure, les mesures réalisées par les militaires confirment que Tahiti a été contaminée le 19 et le 20 juillet 1974 par des pluies provenant de gros nuages chargés d’éléments radioactifs comprenant de grosses quantités de plutonium, l’un des éléments les plus dangereux pour la santé humaine.

    L’armée, qui était au courant de cette situation, écrit dans ces documents que durant cette période, la radio exposition au plutonium sur Tahiti était de « 500 CMA/heure », « soit 500 fois la concentration maximale admissible par heure » précise Bruno Barillot, ancien délégué pour le suivi des essais auprès du gouvernement polynésien.

    Le journal Le Parisien, qui a enquêté sur ces documents et qui en révèle le contenu dans son édition du 3 juillet 2013, ajoute que sur les 2 050 pages communiquées, 114 sont restées blanches à la demande de l’armée.

    Une reconnaissance pour les victimes et leurs familles

    La confirmation de ces évènements par l’armée devrait permettre à de nombreuses victimes ou familles de victimes décédées d’aboutir en justice. Ces informations devraient également aider les experts scientifiques qui travaillent sur les liens entre les essais et l’apparition de certaines pathologies.

    Aujourd’hui, plus d’une centaine de personnes civiles ou militaires se battent pour faire reconnaitre la contamination dont elles ont été victimes. Un chiffre qui pourrait augmenter car durant toute cette période, plus de 150 000 militaires ou civils ont participé ou assisté aux essais nucléaires, dont 127 000 en Polynésie.

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