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    France

    DSK et l’affaire du Carlton: «carnage» plutôt que «libertinage» disent les juges

    media Dominique Strauss-Kahn à la sortie d'une audience, à Paris, le 26 février 2013. AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD

    Dominique Strauss-Kahn renvoyé en correctionnelle pour « proxénétisme aggravé en réunion » dans l’affaire du Carlton de Lille, est considéré dans l’ordonnance de renvoi des juges que publie ce mercredi Le Figaro, comme le « pivot central » du dossier, bien loin du simple amateur de libertinage que mettent en avant ses défenseurs.

    L’ancien patron du FMI a beau courir le monde entre ses conférences dans les hautes sphères et son rôle de conseiller globe-trotteur, la justice française n’oublie pas celui qui aurait pu devenir le premier magistrat de la République. L’ordonnance de renvoi en correctionnelle qu’ont établie les juges d’instruction lillois met à mal un des principaux arguments de défense de Dominique Strauss-Kahn, à savoir son ignorance du fait que les femmes qui participaient aux soirées légères qu’il prisait tant étaient des prostituées. 

    Le « roi de la fête »
     
    Dans les colonnes du Figaro qui publie ce long texte, on peut lire le témoignage d’une prostituée qui soutient au contraire que « l’ensemble des personnes présentes ne pouvait ignorer » qu’elle et les autres étaient payées pour leur prestation et d’ailleurs, ajoute-t-elle, elles « n’étaient là que pour cela ». Sur la naïveté de DSK, Jade une autre prostituée et partie civile, ne peut s’empêcher de dire au juge : « Je pense qu’il nous prend vraiment pour des cons ».
     
    Poursuivi avec 13 autres personnes qui ont partagé avec l’ancien ministre socialiste des parties fines en Belgique, à Paris ou à Washington, DSK est décrit par les magistrats comme le « pivot central » et le « roi de la fête ». Ils s’appuient pour l’affirmer sur les envois de SMS qui montrent que les rencontres s’établissaient au gré des souhaits de Dominique Strauss-Kahn. « Il conservait la main sur les programmations des soirées lesquelles ne s’organisaient qu’en fonction de ses disponibilités d’agendas », relèvent les juges.
     
    Sans plus de détours, les magistrats rejettent également l’idée défendue par DSK selon laquelle il ne s’agissait que de libertinage. Citant des témoignages des jeunes femmes présentes, ils relèvent que les soirées tenaient plus de « la consommation sexuelle » si ce n’est d’« un carnage avec un tas de matelas au sol ». « Il n’était nullement question de libertinage, notent encore les juges, mais d’abattage et de commandes de prestations ».
     
    L’ignorance comme système de défense
     
    Les magistrats évoquent encore la brutalité dont aurait fait preuve Dominique Strauss-Kahn lors de relations sexuelles avec certaines prostituées pour contester la thèse du libertinage. « Ces éléments cumulés, mentionnent-ils, permettent d’accréditer l’idée que son ignorance n’est qu’un système de défense ». Quant à savoir si DSK peut être poursuivi pour proxénétisme, là aussi les juges ne tergiversent pas. Pour eux, le fait d’avoir mis à disposition un appartement qu’il louait avenue d’Iéna à Paris pour des soirées avec des prostituées montrerait qu’il a « accompli un acte matériel de proxénétisme ».
     
    Les juges reprochent également à Dominique Strauss-Kahn d’avoir chercher à dissimuler ses activités notamment en échangeant des SMS avec un des proxénètes présumés avec qui il parle de « copines », « délégation de copines », « cadeau », « du matériel », des termes qui pour les juges ne conviennent pas pour désigner des libertines. Les magistrats évoquent aussi une puce de téléphone portable qui fait des allers-retours entre les protagonistes de l’affaire, une « véritable opération de dissimulation destinée à brouiller les pistes pour " nettoyer " ensuite cette puce et l’attribuer à la compagne » d’un des inculpés. 

    Dénonçant une « instruction exclusivement à charge », Dominique Strauss-Kahn se dit néanmoins prêt à se « présenter sereinement devant le tribunal », probablement au cours de l’année 2014 croit savoir Le Figaro. Les avocats de DSK ne cessent de dénoncer un dossier vide. De son côté, le parquet qui avait requis un non-lieu en faveur de l’ancien directeur du Fonds monétaire international, a décidé de ne pas faire appel du renvoi en correctionnelle de DSK et des 13 autres mis en examen pour « proxénétisme aggravé en réunion », un délit passible de 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. 

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