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L’état du vignoble français sinistré par la grêle

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L'été 2013 pourrait s’avérer désastreux pour la production viticole en France. Des milliers d'hectares de vignes ont été détruits par les orages de grêle qui ont balayé le sud-ouest et le centre-est de la France, causant d'importants dégâts dans les vignobles. Les syndicats de vignerons se tournent vers les pouvoirs publics et les banques pour des reports d'échéances de prêts. Pour certains viticulteurs, la situation est devenue dramatique.

La grêle a fait son apparition au mois de juin, en s’abattant sur certains vignobles du Val de Loire, dans l’ouest de la France. C’est à Vouvray qu’elle a fait le plus de dégâts. Les deux tiers du vignoble ont été touchés. Puis en juillet et en août, les vignobles bourguignon et bordelais ont connu le même sort.

En Bourgogne, la grêle a dévasté 1 500 hectares de vignes de la prestigieuse Côte-de-Beaune, soit 6% de la surface totale du vignoble bourguignon. « La moitié de la zone sinistrée ne donnera pas de récolte cette année », estime Frédéric Mazilly, vice-président de la Chambre d'agriculture de Côte-d'Or. Les appellations touchées sont le Pommard, le Volnay, le Savigny-lès-Beaune qui donnent des vins vendus à plus de 17€ la bouteille. Le manque à gagner est donc considérable. Certains vignerons estiment qu'ils vont perdre jusqu'à la moitié de leur chiffre d'affaires de l'année.

Selon les données transmises à RFI par la chambre d'agriculture de la Gironde, 1 600 exploitations portant sur des appellations Bordeaux, Bordeaux supérieur, Castillon-Côtes-de-Bordeaux et Entre-deux-mers sont concernés, soit 13 000 hectares de vignes, environ 11% du total du vignoble bordelais. Ici, la situation est semblable : la moitié de la zone sinistrée a été détruite presque entièrement. Ce qui signifie que dans 500 exploitations viticoles il n'y aura pas de vendange cette année. Parfois, c'est la récolte du prochain millésime qui est remise en cause quand les pieds de vignes ont été endommagés. La viticulture est une activité pérenne qui engage la trésorerie d'un vigneron sur plusieurs années.

Le contexte économique tendu

« Ces événements surviennent dans un contexte économique très difficile pour la profession », rappelle Alain Monget, responsable de la communication de la chambre d'agriculture de la Gironde. En 2012, la récolte a baissé de 25% à cause de la mauvaise météo. Cette année, le printemps pluvieux laisse présager une nouvelle baisse de production, le secteur des fruits et légumes annonce déjà la couleur. Et la crise qui guette depuis dix ans la viticulture française n'arrange pas les choses. Pour vendre et investir en même temps, les petits producteurs réduisent leurs marges et puisent dans leurs fonds propres. Des orages de grêle comme ceux que l'on a connus cet été réduisent leurs efforts à néant.

La profession se mobilise

Les indemnités d'assurances ne couvrent qu'une partie infime des dépenses engagées. Si toutefois un viticulteur avait pris le soin de s’assurer, car pour beaucoup c’est un effort financier considérable. Pour les producteurs indépendants, l'achat de raisins auprès des domaines voisins pourrait limiter les pertes. Mais la situation est particulièrement grave pour ceux qui vendent leurs raisins aux négociants. Certains de ces petits producteurs pourraient être contraints à déposer le bilan.

D'ores et déjà, la profession se mobilise. Les syndicats de vignerons en appellent à l'Etat et aux banques. « Nous savons que les exonérations sur les taxes et sur les cotisations, annoncées par le ministre de l'Agriculture, sont insuffisantes. A une situation exceptionnelle, il convient de prendre des mesures exceptionnelles », estime Alain Monget. Pour Stéphane Defraine, président du Syndicat viticole de l'Entre-deux-mers et propriétaire du château de Fontenille « un prêt à 0% proportionnel au nombre d'hectares détruits serait beaucoup plus adapté aux besoins des producteurs ». Aussi, les viticulteurs lancent un cri d'alarme.

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