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    France

    Sylvie Grumbach, l'âme de Visa pour l'image

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    Sylvie Grumbach est la directrice de la communication de Visa pour l'image, qui se tient à Perpignan, en France, depuis 25 ans. Sa passion et son enthousiasme ne sont pas étrangers au succès de cette manifestiation qui s'est imposée en un quart de siècle comme le plus grand festival mondial du photojournalisme. Rencontre avec une attachée de presse pas comme les autres.

    Le grand public comme les professionnels qui ont assisté cette année à Perpignan au Festival Visa pour l’image se souviendront longtemps de cette femme qui tenait le micro au célèbre photographe américain de guerre Duncan David Douglas.

    En particulier, pendant la longue et passionnante rencontre du 05 septembre, consacrée à la thématique « Photographier la guerre ». Chaque fois que le nonagénaire yankee à la voix fluette et quasiment inaudible prenait la parole, la femme aux grandes lunettes qui cachent la moitié de son visage, venait s’agenouiller derrière le fauteuil de l’ancien grand reporter-photographe du magazine Life et lui tendait le micro… Et les propos du vieil homme fusaient jusque dans les derniers rangs de l’auditorium du Palais du Congrès.

    Cette femme au micro magique, c’est … Sylvie Grumbach. Directrice de 2e Bureau, qui assure la communication de Visa pour l’image, Sylvie Grumbach est l’âme de ce festival et l’artisan de son succès.

    Si Visa pour l’image est devenu en l’espace de 25 ans l’événement incontournable du photojournalisme mondial, le savoir-faire mêlé à une grande dose de sollicitude (pour les vieux comme pour les jeunes photographes) de cette super attachée de presse n’y est sans doute pas totalement étranger. « Le travail de Sylvie Grumbach, et de 2e Bureau a été essentiel en termes de communication », reconnaît volontiers Jean-François Leroy, le directeur-fondateur de la manifestation.

    Débuts chaotiques

    « Ce festival est un peu mon bébé aussi », affirme l’intéressée. En effet, elle était là en 1989 à la toute première manifestation et évoque avec émotion la petite poignée de photographes qui avaient assisté à cette session inaugurale et surtout... de l’unique ordinateur dont disposait son secrétariat à l'époque pour taper et imprimer la liste des accréditations ! « On avait un seul ordinateur qu’on ne savait pas trop utiliser à l’époque. Nous étions trois personnes à le partager. Et ce qui devait arriver arriva. Nous réussîmes à perdre le fichier ! », se souvient Sylvie Grumbach, secouée par un rire nerveux que suscite invariablement chez elle le souvenir des débuts ô combien chaotiques de Visa.

    Depuis 1989, la manifestation a beaucoup grossi, drainant chaque année plusieurs milliers de photographes, de journalistes et autres professionnels. « 3 000 accréditations l’année dernière et 220 000 personnes ont vu les expositions », rappelle madame la directrice de la communication de Visa qui gère aujourd’hui une équipe d’une quinzaine de jeunes femmes, les unes plus efficaces que les autres, répondant du tic au tac aux interrogations des journalistes pressés de récupérer leur kit de presse et leurs listings des rendez-vous. Elles officient dans un vaste bureau, au deuxième étage du Palais du Congrès de Perpignan. A l’entrée de cette véritable ruche d’activités, une simple pancarte où il est écrit à la main : « 2e Bureau ».

    De Palace à Perpignan

    Sylvie Grumbach a fondé le 2e Bureau il y a trente ans, après avoir été attachée de presse du Palace, une discothèque qui fut le temple des nuits parisiennes des années 1970-80. Proche de son sulfureux fondateur, Fabrice Emaer, mort du sida au début de l’épidémie, la jeune Sylvie a vu danser les créateurs dans le vent de l’époque, les Kenzo, les Lagerfeld, les Helmut Berger, les Serge Gainsbourg, les Grace Jones et autres Jean-Paul Gould, à l’occasion des fêtes extravagantes qui duraient toute la nuit. « A la mort de Fabrice Emaer, j’étais un peu désoeuvrée. J’ai quitté le Palace et, en 1984, j’ai monté 2e Bureau. »

    Ce nom pour le moins inhabituel est né d’un jeu de mots. Le 2e Bureau était l’appellation des services secrets français pendant la guerre. Grumbach voulait en faire l’enseigne d’une agence nouveau genre qui proposait de prendre en charge la communication de ses clients.

    Elle s’en explique : « Mes clients s’appelaient, à l’époque, Vivienne Westwood, Kohji Tatsuno, beaucoup de marques étrangères dont le premier bureau se trouvait naturellement dans leur pays d’implantation. Ma structure avait pour vocation de leur servir de relais en France dans le domaine de la promotion et de la communication. »

    Le professionnalisme de la fondatrice et ses employés triés sur le volet ont fait le succès de 2e Bureau qui assure aujourd’hui la communication de nombreux événements français et parisiens haut de gamme, notamment dans les domaines de la photo et de la mode : Festival Photo Peuples et Nature La Gacilly, Visa pour l’image, Première Vision, Salon de la photo, Lustrous Fur, Alaïa… La liste est longue et témoigne du caractère incontournable de la structure de presse et de communication mise en place par Grumbach.

    Quel est le secret de son succès ? « La passion », répond la grande dame de Visa pour l'image, « cette passion que j'ai héritée de mes parents passionnés de la mode ». Une passion qu'elle emprunte sans doute aussi à tous ces photographes de Visa dont elle tente depuis un quart de siècle de faire entendre la voix, micro en main au besoin.

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