GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Sécurité sociale: trois secteurs épinglés par la Cour des comptes

    media Olivier Morin/AFP

    La Cour des comptes a rendu, ce mardi 17 septembre, son rapport annuel sur les comptes de la Sécurité sociale et détaillé les pistes qui permettraient d'endiguer la spirale de la dette sociale. Le déficit de la Sécurité sociale s'établit à 19,1 milliards d'euros.

    Des efforts ont été faits et des économies réalisées (3,5 milliards d'euros) ces trois dernières années pour résorber le déficit de la Sécurité sociale, mais ce redressement connaîtra un coup d'arrêt en 2013. La croissance est atone depuis bientôt deux ans et les recettes ont de fait moins progressé que prévu. Les sages de la rue Cambon assurent cependant que des économies peuvent encore être faites.

    Sécurité sociale, comment ça marche ?

    En France, la Sécurité sociale rembourse une partie des frais de santé engagés en fonction d'un barème de tarifs. Ensuite, chacun peut souscrire à une mutuelle complémentaire qui versera la différence entre le tarif remboursé par la Sécurité sociale et celui dont le patient s'est acquitté. Prenez par exemple une consultation chez un médecin généraliste, la Sécurité sociale rembourse 23 euros - tarif de base - mais il arrive bien souvent que les honoraires du médecin dépasse ce prix, disons 50 euros, la mutuelle paiera la différence.

    Hôpitaux, laboratoires d'analyses, optique : trois secteurs épinglés

    La Cour des comptes souhaite inciter les patients à choisir une hospitalisation ambulatoire - une hospitalisation courte permettant au patient de rentrer chez lui après l'intervention - plutôt que conventionnelle. En France, quatre opérations sur dix sont pratiquées en ambulatoire contre huit sur dix chez nos voisins anglais ou allemands. L'hospitalisation ambulatoire présente plusieurs avantages : elle est plus courte, donc moins chère. Les lits réservés à l'hospitalisation classique sont mieux utilisés et plus souvent remplis. Aujourd'hui, le taux d'occupation est de 67%. L'idée est de rapprocher la tarification des actes de chirurgie conventionnelle sur celle, moins chère, de la chirurgie ambulatoire, ce qui permettrait d'inciter les patients à opter pour cette solution - quand cela est possible - en étant de fait mieux remboursés. Un changement de mentalité qui dégagerait 5 milliards d'économies.

    Les laboratoires d'analyses médicales pointés du doigt

    De vraies économies pourraient être réalisées dans le secteur des laboratoires d'analyses médicales. En quinze ans, le nombre d'analyses a augmenté de 80%. Un exemple : le nombre de remboursement du dosage de la vitamine D a été multiplié par 7 en cinq ans, sans que l'on sache d'ailleurs si ces analyses étaient utiles sur le plan clinique. Elles représentent une dépense annuelle pour la Sécurité sociale de 100 millions d'euros. Les sages recommandent donc de mieux organiser l'implantation des laboratoires d'analyses et d'abaisser le tarif de remboursement sur certaines analyses : un effort qui permettrait de dégager 500 millions d'euros d'économies.

    Le remboursement des lunettes fait déjà grincer des dents

    Selon la Cour des comptes, la Sécurité sociale rembourse une partie dérisoire des frais engagés par le patient. Sur les 5,3 milliards facturés, seuls 200 millions d'euros sont remboursés. La Cour recommande donc de mettre en concurrence les mutuelles pour qu'elles remboursent mieux leurs clients. D'autant que bientôt tous les Français pourront bénéficier d'une mutuelle complémentaire. Les 200 millions versés par la Sécurité sociale ne seraient pas économisés mais mieux utilisés, en ciblant par exemple les patients qui, en France, ont plus souvent besoin de nouvelles lunettes, comme les jeunes et les personnes âgées dont la vue change très fréquemment. Ces derniers seraient alors mieux remboursés en amont et en aval.

    Des recommandations non contraignantes

    Les recommandations de la Cour des comptes ne sont pas contraignantes. C'est aux pouvoirs publics de les prendre en compte et de les appliquer concrètement pour réaliser des économies substantielles. Il faut, selon la Cour des comptes, « enrayer sans délai l'engrenage des déficits de la Sécurité sociale, à tous les niveaux et avec la contribution de tous - professionnels de santé, assuré sociaux, caisses de Sécurité sociale -, un effort rapide, continu, opiniâtre pour éviter les dépenses inutiles et improductives. Faire en sorte que chaque euro affecté à la Sécurité sociale soit dépensé le plus justement au regard de l'intérêt général ».

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.