France: l’étau judiciaire se resserre autour d’Edouard Balladur
La campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 a-t-elle été financée de manière illégale ? Les soupçons de la justice semblent de plus en plus forts. Son chef de cabinet à Matignon et son directeur de sa campagne avaient déjà été mis en examen. Jeudi, les juges ont décidé de poursuivre un troisième proche de l'ex-Premier ministre : le trésorier de sa campagne.
Il avait déjà fait part de sa conviction que des fonds illégaux avaient servi à financer la campagne d'Edouard Balladur. René Galy-Dejean a dû le redire, ce jeudi 3 octobre, aux juges d'instruction qui l'ont entendu pendant quatre heures.
Les magistrats s'interrogent sur le versement de 10 millions de francs en liquide (1,5 million d’euros), trois jours après la défaite d'Edouard Balladur au premier tour de l’élection présidentielle de 1995. Cette somme pourrait provenir des fonds secrets de Matignon, de l’argent liquide que le Premier ministre d'alors - Edouard Balladur - distribuait à sa guise aux ministères. C'est cette piste qu'évoque René Galy-Dejean.
L'affaire Karachi en toile de fond
Mais les magistrats s'interrogent aussi sur un possible détournement de commissions sur des contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan. C'est, notamment, le volet financier de l'affaire Karachi. Un dossier dans lequel le nom de Nicolas Sarkozy a également été évoqué. A l’époque, l'ex-président était porte-parole du candidat Edouard Balladur, un personnage-clé de cette campagne sur laquelle pèsent de nombreux soupçons.
→ A (re)lire: Karachi: les juges français continueront d'enquêter sur une possible immixtion de Sarkozy

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