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Article publié le : dimanche 06 octobre 2013 à 08:43 - Dernière modification le : dimanche 06 octobre 2013 à 08:50

France: à six mois des municipales, les socialistes sonnent la charge contre le Front national

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a martelé, tout au long de son discours, que le FN était bien un parti d'extrême droite.
Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a martelé, tout au long de son discours, que le FN était bien un parti d'extrême droite.
REUTERS/Jean-Philippe Arles

Par RFI

Le Parti socialiste lance sa riposte contre le Front national. Le PS a tenu à Paris, ce samedi 5 octobre devant plusieurs centaines de personnes, un forum sur la République face aux extrémismes. Un rassemblement pour lutter contre la montée du FN, alors que la présidente frontiste, Marine Le Pen continue sa campagne de dédiabolisation de son mouvement et a notamment menacé d'attaquer en justice ceux qui accoleraient le qualificatif d'« extrême droite » à son parti.

Vincent Peillon, ministre français de l'Education nationale

Le discours de l'excuse ne doit pas prospérer à gauche.

 

06/10/2013 par Charlotte Gauthier

« Le Front national est un parti d’extrême droite », voilà ce qu’a martelé le premier secrétaire du PS tout au long de son discours, Harlem Désir qui n’a pas manqué d’ironiser sur ce sujet : « Quand madame Le Pen nie être d’extrême droite, je me dis qu’il y a décidément dans cette famille un problème de négationnisme. »

Autre front de bataille pour les socialistes, le programme du FN : immigration, priorité nationale... Sarah Proust, chargée de la riposte au PS, égrène ce qu’elle appelle « les mensonges » du Front national : « On ne peut pas répondre à leurs arguments avec nos arguments. Il faut d’abord démonter, déconstruire le discours du Front national pour montrer que derrière quelques changements, ils avancent masqués pour attirer les électeurs et notamment les plus jeunes. »

Bataille sur le terrain de l'action

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Vincent Peillon, le ministre de l’Education, ont défendu la politique gouvernementale pour opposer l'action du PS et le discours lepéniste. Le président des Jeunes socialistes est allé dans le même sens. « Sincèrement, point de salut dans l’échec de la gauche, a souligné Thierry Marchal-Beck . La réussite de la gauche est la condition nécessaire et indispensable à la lutte contre l’extrême droite. »

Au-delà du discours sur les valeurs, la gauche tente de lancer la bataille sur le terrain de l’action, face au FN. Un pari risqué quand la cote de François Hollande est toujours au plus bas.

tags: France - Harlem Désir - Marine Le Pen - Politique française
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