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    France

    Standard & Poor’s abaisse la note de la France

    media Un homme d'affaires, sous l'Arche de la Défense, à Paris. REUTERS/Christian Hartmann

    Mauvaise surprise pour les dirigeants français. Ce vendredi 8 novembre, l'agence Standard & Poor's a abaissé une nouvelle fois la note de la France, qui passe de AA+ à AA. François Hollande a immédiatement affirmé qu’il maintiendra le cap de sa politique « qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées ».

    C'est la deuxième sanction infligée à la France depuis la perte de son triple A, début 2012. Sandard & Poor's a abaissé d'un nouveau cran la note française, de AA+ à AA. L'agence de notation a aussitôt justifié cette mesure, expliquant considérer que la marge de manœuvre budgétaire de la France s'est réduite. Sandard & Poor's estime également que la politique du gouvernement n'a pas permis de freiner la hausse du chômage.

    « Réformes en cours », se défend le gouvernement

    C’est un coup dur pour le gouvernement français, qui a réagi très rapidement à cette nouvelle sanction de l’agence de notation. Le Premier ministre, pour commencer, a réaffirmé que « la note de la France reste parmi les meilleures au monde ». Jean-Marc Ayrault a également considéré que « cette agence ne prend pas en compte toutes les réformes qui sont engagées. Ces réformes vont produire leurs effets et cela demande un certain temps », a-t-il déclaré au micro de France Bleu Provence, en marge d’un déplacement à Marseille.

    Réplique, également, du ministre de l'Economie. Pierre Moscovici déplore les jugements qu’il considère comme « critiques et inexacts » de l'agence de notation. Il juge notamment que l’agence « sous-estime la capacité de la France à se réformer, la capacité de la France à se redresser ».

    Maintien du cap

    François Hollande, lors d’une allocution à la Banque mondiale, à Paris, a lui aussi voulu défendre sa politique. Une politique « qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d'assurer la crédibilité - et on peut la mesurer à travers les faibles niveaux des taux d'intérêt sur les marchés-, et d'assurer la cohésion nationale et sociale », a déclaré le président français.

    François Hollande de paraître flancher - on lui reproche assez son indécision. Pas question de changer de cap... Et pourtant, au-delà des conséquences purement comptables (emprunter plus cher), ou psychologiques (François Hollande le sait, la confiance, en économie, compte pour beaucoup), la décision de Standard & Poor's est un nouveau coup dur pour le gouvernement sur le front de la crédibilité... L'agence de notation pointe du doigt la paralysie fiscale qui frappe le pouvoir, malmené par la la me de fond du ras-le-bol fiscal : après la suspension de l'écotaxe poids lourds,  la taxe sur les terrains non bâtis sera repoussée d'un an.

    Hausse du coût des emprunts

    Pour l'opposition, c'est une nouvelle occasion de fustiger l'inertie gouvernementale. « François Hollande doit prendre ses responsabilités. Il ne peut rester inactif face à la grave accumulation de signaux d'alerte sur le front économique », a réagi le président de l'UMP, Jean-François Copé.

    Mais la droite a beau jeu de tirer sur le gouvernement. En 2012, en pleine perte du triple A, Nicolas Sarkozy affirmait que les agences de notation ne faisaient pas la politique de la France. Il y a même un peu d'injustice dans cette affaire, relève le gouvernement : la France, de toute son histoire, n'a jamais fait autant d'efforts pour réduire ses déficits.

    Malgré la volonté de réduire, autant que faire se peut, l'impact de cette sanction, les conséquences pourraient se faire ressentir rapidement. Déjà, ce vendredi matin, ce nouvel abaissement de la note française a provoqué une hausse du coût des emprunts sur les marchés financiers.

    → A ECOUTER : Dégradation de la note de la France par Standard & Poor's


    ■ ANALYSE : une dégradation jugée « expéditive et excessive » par Natixis, « incomplète » par la Banque de France

    Cyril Régnat, spécialiste des marchés chez Natixis, se dit « sous le coup de la surprise » à l’annonce de la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s. Une annonce qui intervient, souligne-t-il, « après une séance qui avait été particulièrement positive, hier [jeudi 7 novembre]. Après une BCE qui a décidé de baisser ses taux, ce qui jouera favorablement pour la dette française. »

    Reste à savoir, désormais, si les autres agences de notation vont suivre Standard & Poor‘s. Pour Cyril Régnat, « l’agence Fitch a "downgradé" la France en juillet dernier. Donc, il y a peu de chance que Fitch fasse le même ajustement ». Par contre, il fait état d’« incertitudes concernant l’agence Moodys qui, elle aussi, avait relevé les risques concernant le potentiel de croissance. »

    « Notre sentiment [ à Natixis, ndlr] est que l’agence est sans doute un peu dure avec la France qui, sur le plan des réformes, tout de même, a été relativement active. On juge la décision du jour peut-être un peu expéditive, un peu trop excessive », conclut l'expert.

    De son côté, le gouverneur de la Banque de France juge « incomplète » la dégradation de la note de la France. Ajoutant même : « je dois dire qu'une autre opinion basée sur les mêmes faits » aurait conclu que « le pays est sur la bonne voie ». « Notre analyse est 100% complète" et "nous couvrons tous les points qui justifient la note de la France », lui a rétorqué Myriam Fernandez de Heredia, qui dirige les équipes de Standard and Poor's (S&P) chargées de la notation des Etats européens.

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