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    France

    Sainte-Anne, en Martinique, adopte une clause de transparence liée à l’esclavage

    media Garcin Malsa dans un lycée de Saint-Denis lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage en mai 2006. AFP PHOTO FRED DUFOUR

    La ville de Sainte-Anne, en Martinique, a adopté vendredi dernier une clause de transparence obligeant les entreprises candidates à des marchés publics à indiquer si, par le passé, elles ont bénéficié d’avantages liés à un crime contre l’humanité, en l’occurrence la traite négrière et l’esclavage. Il s’agit d’une première en France.

    C’est une première en France : Garcin Malsa, maire depuis 1989 de la commune de Sainte-Anne en Martinique, vient de faire adopter par son conseil municipal « la clause de transparence ». Votée vendredi 8 novembre à l’unanimité par le conseil, cette clause oblige désormais les entreprises qui posent candidature à des marchés publics sur la commune de Sainte-Anne à indiquer si, par le passé, elles ont bénéficié d’un crime contre l’humanité, autrement dit de l’esclavage aboli par décret en avril 1848 sur le territoire français.

    Une démarche indicative

    « Pour nous, c’est davantage une démarche indicative et non pas discriminatoire, pour nous permettre de connaître toute la vérité sur la manière dont fonctionnent les entreprises » ,a précisé M. Marsa à la radio Martinique 1ère. « Nous ne sommes pas dans la discrimination, nous sommes dans la vérité et dans la transparence », a poursuivi l’édile avant d’ajouter : « Cette démarche va dans la droite ligne de la loi Taubira qui dit qu’il faut absolument que toute la vérité soit connue sur cette page d’Histoire importante qu’est l’esclavage et la traite négrière ».

    Il s’agit d’un sujet particulièrement sensible en Martinique où Garcin Malsa mène également le combat pour les réparations en tant qu’initiateur du Mouvement international pour les réparations (MIR) qu’il a fondé en 2001. En tant que maire, M. Malsa a déjà fait débaptiser toutes les rues de sa commune portant le nom d’esclavagistes et fait rédiger depuis 1992 tous les procès verbaux et délibérations du conseil municipal en créole, en plus du français. Et il milite également pour une compensation financière évaluée à 240 milliards d’euros en faveur de la Martinique pour réparer les spoliations de l’esclavage et de la colonisation.

    Si cette dernière démarche paraît vouée à l’échec, la clause de transparence va dans le sens de l’Histoire et pourrait inspirer d’autres communes d’outre-mer car elle est incontestable d’un point de vue moral. « Il s’agit d’obliger les héritiers du crime à faire la lumière sur leurs biens mal acquis », conclut le communiqué publié vendredi par la commune de Sainte-Anne. Pour la première fois, fait remarquer la commune dans son compte-rendu, « une mesure de réparation est prise en faveur des victimes, qui auront accès à des informations plus précises sur les circuits financiers issus de la traite ».

    Sur le modèle américain

    Cette initiative a immédiatement été saluée par le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) qui souhaite la voir se généraliser. « Nous souhaitons que les autres élus d’outre-mer et de l’hexagone suivent son exemple », fait savoir Louis-Georges Tin, le président du CRAN. La clause de transparence est inspirée d’un texte adopté en 2000 par l’Etat de Californie qui obligeait les compagnies d’assurance travaillant avec l’Etat à ouvrir leurs archives. Rapidement suivi par d’autres Etats, le texte a contraint des sociétés aussi importantes que JP Morgan Chase, Bank of America ou Aetna à reconnaître un passé esclavagiste qu’elles avaient toujours nié.

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