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    Valérie Trierweiler, une première dame atypique

    media Valérie Trierweiler. REUTERS/Olivier Douliery/Pool

    La compagne du président de la République, Valérie Trierweiler, a été admise à l'hôpital vendredi à la suite de la publication de Closer, le journal à scandale qui affirme que François Hollande entretient une liaison avec l'actrice Julie Gayet. Pour le moment, celle qui était jusqu'ici la première dame française reste hospitalisée et son entourage a fait savoir qu'elle prendrait tout son temps avant de sortir. Armelle Lebras-Chopard, auteur de «Première dame, Second rôle», publié aux Editions du Seuil, répond aux questions de RFI.

    RFI : C’est une situation inédite au sommet de l’Etat, une affaire de cœur, révélée dans un magazine people ?

    Armelle Lebras-Chopard : C’est une situation inédite parce qu’elle est publiée avec des photos dans un magazine people. Ceci dit, les affaires de cœur ne sont pas une nouveauté au sommet de l’Etat.

    Justement, est-ce qu’on peut comparer cette affaire à ce qui s’était passé sous Nicolas Sarkozy, avec son ex-compagne Cécilia et puis ensuite avec Carla Bruni ?

    Ce n’est pas comparable. Sauf qu’il s’agit d’un mélange de la vie privée et de la vie publique. Mais Nicolas Sarkozy étalait, en quelque sorte, sa vie privée. Alors que pour François Hollande, il ne souhaitait pas, évidemment, que cette affaire soit mise en lumière.

    Cette situation semble complètement lui échapper. Est-ce que c’est la fin de la «présidence normale» ?

    Tout dépend de ce qu’on entend par présidence normale. Comme l’a noté un psychanalyste, si Hollande est un président normal, il a ses faiblesses comme n’importe quel homme normal. Je ne pense pas que cela affecte tellement la présidence à ce niveau-là. C’est plutôt le couple lui-même, la première dame, qui voit son rôle controversé.

    Est-ce que toute cette affaire relance, selon vous, le statut de première dame en France et est-ce que son état de santé doit faire l’objet aujourd’hui d’une déclaration publique ?

    Non, ça ne relance pas la question du statut de première dame. Ce qui a été relancé depuis le début du quinquennat et même auparavant, c’est le fait que là, on était dans une situation inédite. A savoir que le président, pour la première fois dans l’histoire de la République française, n’était pas marié. Mais on a vu que le fait qu’il ne soit pas marié n’avait finalement aucune importance, ni dans la campagne électorale, ni pour la présidence.

    Valérie Trierweiler a finalement joué le rôle de première dame, accompagnant le président et faisant des visites dans les hôpitaux. Bref, elle a fait le job. Ce qui pose problème, c’est le fait qu’il y ait une conjointe qui soit obligée, mariée ou pas, de faire justement ce job. Qu’en serait-il s’il s’agissait d’une femme à la présidence de la République et non pas d’un homme ? Est-ce que le conjoint se plierait aux mêmes protocoles et aux mêmes obligations ? C’est peu probable, quand on voit les conjoints d’hommes politiques à l’étranger.

    François Hollande n’a rien démenti. Est-ce que selon vous il aurait dû faire une clarification publique de sa situation conjugale ?

    Je pense que ça aura été donner une importance qu’il ne souhaite pas lui-même apporter à cette affaire. Là où elle a été franchement relancée et qu’elle a rebondi, c’est le fait que Valérie Trierweiler parte à l’hôpital.

    Et l’état de santé de Valérie Trierweiler doit, selon vous, faire l’objet d’une déclaration publique ?

    Je pense que politiquement, une déclaration va devenir indispensable. Mais encore une fois, ça ne devrait pas. Ça n’a pas d’impact, sauf pour leur prochain voyage aux Etats-Unis.

    Ça ne devrait pas influer sur la vie politique ?

    Normalement ça ne devrait pas. On accorde à la première dame un rôle que, n’étant pas élue, elle ne devrait pas avoir.

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