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Musique: le disque vinyle retrace son sillon dans un contexte morose

media Johnny Halliday reste une valeur sûre sur le marché français, témoin ce 45 tours de 1961 en parfait état. Christophe Carmarans / RFI

Supplanté par l’avènement du compact-disc à la fin des années 1980, puis par l’arrivée du MP3 et de la musique dématérialisée, le disque vinyle refait surface. Les ventes de microsillons ont doublé en France depuis 2007 et les salons de collectionneurs, comme la Cidisc à Paris, continuent d’attirer des milliers de fans.

Trente ans que ça dure. Il y aura bientôt trente ans - en mai prochain pour être exact - que la Convention internationale du disque de collection, la Cidisc pour faire plus court, rassemble entres ses murs des milliers d’irréductibles : les collectionneurs de disques vinyle. Plus grande manifestation du genre en France, elle a tenu sa 80e édition le week-end dernier dans la froideur bétonnée de l’espace Champerret, un lieu éteint et neutre dont le seul réel avantage pour l’automobiliste paresseux est d’être accessible par un parking dont l’entrée donne directement sur le boulevard périphérique.

Quarante-huit heures durant, près de 5 000 visiteurs (pour une centaine d'exposants) se sont arrêtés dans les allées, à la recherche d’une pépite, d’une rareté, d’un 45 tours oublié, d’un 33 tours collector, vestiges d’une époque où le disque était une industrie florissante mais aussi le symbole, palpable, d’une jeunesse qui s’émancipait. Si le premier album entièrement conçu dans le format compact-disc date de 1981 (il s'agit de The Visitors, l’ultime album du groupe pop suédois Abba) en France, la bascule CD-vinyle s’est réellement opérée à la fin des années 1980, au grand dam des puristes.

Plombé par la Fnac et les maisons de disque

« La FNAC (chaîne de magasins française spécialisée dans la distribution de produits culturels, Ndlr) et les maisons de disque ont sciemment tué le vinyle vers 1989-1990 alors qu’il y avait encore une demande », peste encore Jacques Leblanc, fondateur de la Cidisc et du mensuel spécialisé Jukebox, après des passages dans les rédactions des défunts Salut Les Copains, Musique Actualités et Best. À l’avènement du CD a succédé celui du MP3 et des téléchargements, pour en arriver à la musique dématérialisée que l’on connaît aujourd’hui.

« Le disque ne se porte pas bien, les gens veulent tout gratuit, ils téléchargent », se désole Jacques Leblanc. « Mais, se réjouit-il, depuis quatre-cinq ans, on ressent un retour du vinyle. Beaucoup de gens, poursuit-il, regrettent d’avoir remplacé leur collection de disques par du CD alors que c’est complémentaire. Il y a une magie du vinyle avec la pochette. Le premier rapport au disque, c’est quand même la pochette ! Dans le CD c’est faussé. Et je ne parle pas du MP3 qui est une horreur ! ».

Même si, à la Cidisc, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les époques, les valeurs sûres ne varient pas : les Beatles, les Rolling Stones, Elvis Presley et… Johnny Halliday. « En France, Johnny c’est énorme ! », constate Jacques Leblanc dont les goûts, très éclectiques, vont « de Sylvie Vartan aux Sex Pistols ». « Sinon à part Johnny, oui, c’est les Beatles, confirme-t-il. Et aussi Elvis et les Stones, les grands artistes qui ont marqué la deuxième moitié du XXe siècle. Plus proche de nous, il y a des phénomènes comme Mylène Farmer, qui sont d’ailleurs des phénomènes un peu frelatés : chez Mylène Farmer, on fabrique du collector avec des tirages vinyle à 300 exemplaires qui faussent le marché. Ce n’est pas vraiment pareil ! ».

Johnny Halliday reste un monument

Eric Mathieu sur son stand garanti «100% Johnny Halliday». Christophe Carmarans / RFI

Très fier de posséder des bijoux comme l’album dit « aux sandwiches » des Beatles où les quatre de Liverpool tiennent un sandwich à la main et sont coiffés respectivement d’un képi, d’un béret, d’un bicorne napoléonien et d’une casquette gavroche (sic) ou encore le live des Rolling Stones enregistré à l’Olympia en avril 1965, Jacques Leblanc avoue un faible pour Ronnie Bird, rockeur français qui a brutalement interrompu une carrière qui tardait à décoller au début des années 1970, tout le contraire de Johnny Halliday.

Un stand, entièrement dédié à l’ex-idole des jeunes, trône à l’entrée de la Cidisc. Il est tenu par Eric Mathieu, un ancien bouquiniste qui a fait du commerce des reliques de notre Jojo national une activité à plein temps. Il faut avouer que la matière ne manque pas sur son stand garanti « 100 % Johnny ». Mais il en a sorti combien des albums Johnny au fait ? « En quantité, c’est vraiment énorme », admet Eric. « Je ne peux pas vous dire pour les albums. Mais pour les chansons déjà, on dépasse les mille. Et puis avec tout ce qui a été réédité, édité dans les pays étrangers, toutes les différences de pochettes… C’est difficile de savoir ».

« Pour nous (les fans de Johnny, Ndlr) le vinyle, ça ne s’est jamais arrêté », poursuit ‘Monsieur 100 % Johnny’. « Tous les albums d’Halliday en studio sont sortis en vinyle. Tous ! Il y a beaucoup moins de tirages en revanche pour certaines années ou pour des albums comme par exemple ‘Ce que je sais’ qui est sorti à 2 000 exemplaires. C’est un disque qu’on ne trouve pas tous les jours. Ou le ‘Bercy 1992’ qui n’est sorti qu’ à 3 000 exemplaires ». Et un collector, ça vaut combien ? Là, le vendeur élude … grosso modo le prix qu’on veut mettre « de 1 à 150 euros ». Outre-Atlantique des vinyle quasi-introuvables se sont néanmoins vendus jusqu’à 25 000 dollars mais c’est exceptionnel.

Des ventes en progression

« Ce qu’il faut voir dans le prix d’un disque, précise Eric Mathieu, c’est la rareté bien sûr, mais c’est surtout l’état dans lequel il se trouve. Moi, je suis très exigeant sur les états. Un disque ancien, rare, mais qui n’est pas en bon état, il n’a pas la même valeur ». « On ne peut pas donner un prix sans voir, renchérit-il. C’est comme pour tout objet de collection. Pour moi la collection, c’est comme un puzzle. Chaque morceau du puzzle, même s’il est courant, si vous ne l’avez pas, il vous manque quelque chose », conclut-il.

En nette progression depuis quelques années, le vinyle n’intéresse pas que les seuls collectionneurs. Même s’il ne représente guère que 0,4% des ventes de musique sur le marché français, le vinyle est en progression : 329 000 exemplaires en 2012 contre 150 000 en 2007 alors que, sur la même période, les ventes de CD passaient d’un peu plus de 9 millions à 4 millions d’exemplaires. Aux Etats-Unis, la tendance est un peu la même mais un peu plus soutenue puisque le vinyle y a représenté 2% des ventes en 2013.

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